mercredi 7 décembre 2016

La Discothèque du 20e siècle #194

En 1989, les Bangles enflammait le Top 50 avec un tube "éternel".

The Bangles: Eternal Flame (1989)






Elles sont californiennes, super-mignonnes et la rumeur enfle depuis la sortie de leur premier mini-album en 1982. 4 ans plus tard, grâce à un coup de main de Prince, elle frôlent le sommet des ventes avec Manic Monday. Elles y parviennent enfin, fin 1986 avec Walk like an Egyptian. En 1989, rebelote avec Eternal Flame, ce qui n'empêche pas le quatuor de se séparer quelques mois plus tard-et de se reformer pour une tournée triomphale 10 ans après! (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1989", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 4 décembre 2016

Slow Qui Tue #298: Cats in the cradle

Le slow qui tue de la semaine est en plein casse-tête.

Ugly Kid Joe: Cats in the cradle



Bonne écoute!


samedi 3 décembre 2016

Coup de Coeur des Libraires #8: Spécial "Rentrée Littéraire 2016": Une comédie des erreurs

4e de couverture: Dans une petite université de la Virginie, une jeune lesbienne idéaliste tombe amoureuse de son professeur de poésie, réputé pour ses frasques homosexuelles. Improbable mais pas impossible ? nous sommes au milieu des années 1960. S'ensuivent quelques nuits d'amour torrides, une grossesse inattendue, un mariage à la va-vite, un deuxième enfant, et un ressentiment qui tourne à la haine mutuelle.
Alors Peggy plaque mari et fils pour disparaître avec sa fille de trois ans dans une cambrousse du sud des États-Unis. Elles squattent une bicoque délabrée et vivotent sous les identités usurpées d'une femme noire et de sa fille. La petite Karen est pâle et blonde, et alors ? À cette époque-là et dans ces régions-là, une goutte de sang noir dans un arbre généalogique suffit à justifier d'une appartenance à la race considérée jusque peu comme inférieure. Ce qui arrange Peggy, car c'est la planque idéale.
Mais échappe-t-on jamais à ses origines? Les hasards du destin rapprocheront les membres de cette famille ô combien dysfonctionnelle, pour le meilleur et pour le pire.

3e coup de Coeur de Marie de la librairie Gibert de ma ville, de la Rentrée Littéraire, côté littérature étrangère. Parmi ces trois choix, mon coeur balançait déjà pour ce titre avant qu'elle me le propose puisque je l'avais repéré quelques minutes avant qu'elle m'en parle (et ce, même si les deux autres titres me paraissaient très bien). 

Le sujet me parlait (Etats Unis, Années 60, homosexualité et l'absurde de la situation) et était fait pour moi. Tout ceci s'est avéré vrai, malheureusement, je n'ai pas pu l'apprécier autant que je le voulais à cause d'une lecture un peu morcelée, (à cause d'un emploi du temps chargé, surtout du côté de mon autre passion: le chant (entre mes activités avec le groupe auquel je fais parti (les Zazous Pictaves) et la Chorale  (les fameux "Polissons de la chanson" qui regroupe 4 chorales dirigées par la généreuse Florence Grimal), pas moins de 4 concerts en l'espace de deux semaines, cela laisse peu de temps pour la lecture...ce qui fait que je n'ai pas pu trop m'attacher aux personnages, ayant une relation distancié et trop éloignée avec eux. En plus, je suis mal fichu en ce moment, ce qui fait que je vais faire un avis court sur ce roman. 

Pourtant, j'ai aimé l'écriture de Nell Zink et surtout l'absurdité qui survolait le livre. Il faut dire que le mariage entre une étudiante lesbienne et un prof aux tendances homosexuelles est déjà un départ à pas piquer des vers. Mais alors qu'une femme blanche,quittant mari et fils et partant avec sa fille,  prenne l'identité d'une femme de couleur noire et que cela ne pose pas trop de question à la population de cette ville du Sud des Etats Unis est des plus saugrenues (mais il faut savoir qu'un blanc peut avoir des descendants noirs, donc la situation est plausible); 
Sous des couverts de burlesque, l'auteur s'attarde sur les origines et les questions qu'on se pose sur celles ci, et cela est  vu par le personnage de Karen, la fille de Peggy/Meg, qui a toujours cru qu'elle était "négresse blonde" et qui verra son monde voler en éclats. 

J'ai aimé l'écriture de Nell Zink et son univers complètement ubuesque, même si je n'ai pas pu l'apprécier comme je le voulais. 

Au final, (je vous l'avais dis que ce serait court, surtout que je suis malade et que je n'arrive pas trop à mettre mes idées en ordre), un roman sur l'identité et la recherche des origines, avec des personnages originaux qu'on apprécie ou pas (j'ai détesté Lee, le prof homosexuel, imbu de lui-même, infidèle envers Peggy) mais que je n'ai pas lu à la meilleure période pour pleinement en profiter. C'est cependant un roman à découvrir et à qui il faut donner une chance. D'ailleurs, je pense que je lui donnerai une autre chance, un jour. 

Merci à Marie de la librairie Gibert pour cette découverte. 



Nell Zink: Une comédie des erreurs (Mislaid), Seuil, 303 pages, 2016


mercredi 30 novembre 2016

La Discothèque du 20e siècle #193

En 1988, un vent d'air chaud venu du Brésil, vient souffler sur les plus haut sommets du Top 50, grâce à Chico Buarque.

Chico Buarque: Essa môça ta differente (1988)





L'immense compositeur brésilien Chico Buarque (l'auteur-entre autres- de Perdido Alto, devenu Qui c'est celui là? en français par Pierre Vassiliu), se retrouve classé 16 semaines dans le Top 50 avec un titre enregistré en 1970 qui connait une seconde carrière grâce à la publicité -et plus particulièrement grâce à un spot télé pour Schweppes où de somptueuses créatures exotiques dansaient sur une plage façon Copacabana! (Source: Fascicule "La Dicothèque du 20e siècle: 1988", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 27 novembre 2016

Slow Qui Tue #297: Une autre histoire

Le slow qui tue de la semaine va démarrer une autre histoire.

Gérard Blanc: Une autre histoire



Bonne écoute!


mercredi 23 novembre 2016

La Discothèque du 20e siècle #192

A l'été 1988, deux beaux gosses trustaient les hits parades avec un slow idéal pour les amours de  vacances.

David & Jonathan: Est ce que tu viens pour les vacances? (1988)



En 1987, David et Jonathan avaient déjà réussi un bien beau coup avec Bella Vita. Mais c'est grâce au single  suivant, Est ce que tu viens pour les vacances? que le duo s'est pour ainsi dire imposé comme les Simon & Garfunkel français. Est ce que tu viens pour les vacances? a en tout cas été l'un des grands tubes du bel été 1988, au point d'atteindre la 3e place des classements au mois de juillet. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°36", Universal Music Collections)

Bonne écoute!


dimanche 20 novembre 2016

Des hommes

4e de couverture: Ils ont été appelés en Algérie au moment des « événements », en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies.

Mais parfois il suffit de presque rien, d'une journée d’anniversaire en hiver, d’un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.



La Guerre d'Algérie reste une énigme, comme si cette guerre, que l'on taisait par honte(?) était une plaie encore vive. 
C'est une guerre peu développée dans le monde de l'art, que ce soit au cinéma, en chanson ou en littérature. 
Alors, quand je suis tombé sur ce roman de Laurent Mauvignier (auteur que j'ai eu la chance de rencontrer cette semaine lors d'un échange à la librairie Gibert de ma ville), qui traite de ce sujet là (enfin, plus de l'après-guerre et de ces non-dits justement, qui renferme des rancoeurs), je n'ai pas hésité une seule seconde. 

Il m'aura fallu une semaine pour lire ce court roman,tellement intense. (Le fait que je sois bien occupé par le travail et des activités annexes ont participé à la longévité de ma lecture) 
J'ai trouvé le début nébuleux et tortueux: cette première partie (l'anniversaire de Solange et l'arrivée inopportune de son frère Bernard) plante le décor mais ne nous dévoile pas grand chose. Un événement  va faire resurgir de la mémoire de Rabut, (le cousin de Bernard et Solange) des souvenirs de la guerre d'Algérie,  qui viennent le hanter la nuit. 
C'est cette 2e partie (celle qui se passe durant le conflit en Algérie où Bernard, Rabut et Février, sont de jeunes appelés) qui m'a le plus captivée, mais également horrifié. Laurent Mauvignier a su trouver les mots justes pour nous raconter l'horreur de cette guerre. Je trouve même qu'il va très loin dans certaines descriptions (la mort du médecin que ces jeunes soldats retrouvent pendus est des plus insoutenables, car l'auteur prend du temps avant de nous dévoiler l’innommable ) mais elles participent au portrait sanglant, violent et âpre de cette guerre. 

Si j'ai mis du temps pour lire ce roman qui prend aux tripes et ne laisse pas indifférent,c'est que le style de Laurent Mauvignier n'est pas des plus faciles à appréhender (je n'ai pas trop l'habitude d'un style comme celui là: des phrases courtes, hachées, comme des bégaiements ou des non dits qui ne voudraient pas sortir, des dialogues qui se confondent avec la narration. Il faut alors du temps pour trouver le rythme et la musique de l'écriture pour y entrer complètement. 

Au final, un roman puissant et âpre, qui colle bien au sujet du livre (le conflit algérien) qui se penche sur ses jeunes hommes qui ont perdu leurs illusions et leur jeunesse, dans un pays qui n'était pas le leur, mais que l'on disait pourtant français. Cette confusion, la barbarie et la violence qui en a découlé fait comprendre la naissance de ces silences. Cette guerre dont on parle peu, même encore aujourd'hui certains artistes comme Laurent Mauvignier ou Serge Lama, avant lui, ont eu le courage de rouvrir la plaie pour en parler, au plus juste, même si cela fait mal de le lire. Un roman à découvrir, même si je ne le conseillera pas forcément aux âmes trop sensibles. Enfin, si le sujet vous intéresse, vous pouvez toujours tenter. C'est à vous de voir. Pour ma part,j'en garderai une petite trace, au fond de moi. 



L'Algérie (Serge Lama)

Laurent Mauvignier: Des hommes, Editions de Minuit, 283 pages, 2009/2011