mercredi 28 juin 2017

La Discothèque du 20e siècle #223

En 1970 débarque un groupe (Rare Earth) signé par la célèbre Motown, et qui va faire un carton avec ce titre.

Rare Earth: Get Ready (1970)





C'est au printemps 1970 que les pistes de danse du monde entier sont secouées par la déflagration Rare Earth, un groupe de musiciens blancs signés par Motown, la plus célèbre maison de disques noire de l'histoire de la musique. Formé à Détroit au début des années 60, leur idée de génie est double; d'abord remettre au goût du jour, à la sauve rock, un vieux tube des Temptations. Ensuite, ils l'étirent sur toute une face de leur premier album: idéal pour les surprises parties, il suffit de programmer ce morceau pour permettre aux danseurs de s'éclater pendant 20 minutes non stop. ([je] vous [propose] ici la version courte, bien entendu). (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1970", Polygram Direct)

Bonne écoute!


lundi 26 juin 2017

Des femmes remarquables (Belfond Vintage Saison 5, Volume 27)

4e de couverture: Je laissai Dora poursuivre, mais sans réellement lui prêter l'oreille car je connaissais l'opinion que nourrissait Dora à l'égard de miss Protheroe et de tout précepte religieux. Nous nous étions souvent querellées autrefois à ce sujet. Je me demandais comment elle pouvait gâcher autant d'énergie à lutter pour une vétille telle que le port du chapeau à l'office ; puis je me dis qu'après tout, la vie se réduisait, pour la plupart d'entre nous, à des détails de cet ordre : les petits désagréments plus que les grandes tragédies, les dérisoires petites envies plus que les grands renoncements et les tragiques passions amoureuses de l'histoire ou des romans.

J'ai rencontré la plume de Barbara Pym, il y a quelques années, en lisant Un brin de verdure que j'avais beaucoup aimé. 
Quel plaisir de savoir que j'allais la retrouver dans la collection "Belfond [Vintage], cette saison, avec un autre de ses romans. 

Je trouve formidable que les éditions Belfond ait enfin décidé de lui donner une nouvelle mise en lumière, car elle le mérite. Barbara Pym fait partie de ces auteures anglaises du 20e siècle, qui sont tombées dans l'oubli et qui pourtant mériterait d'entrer dans la légende. 
Barbara Pym décrivait de manière très juste, et avec une petite pointe d'ironie, la middle class anglaise et démontrait un humour caustique ravageur. 

Je dois pourtant  avouer que je ne suis pas entré dans cet univers de nouveau, aussi facilement que pour "un brin de verdure". Il a fallu que je retrouve mes marques. Est ce dû au fait que j'ai eu un petit peu de mal avec la narratrice Mildred? Il est vrai que je l'ai trouvé un peu vieux jeu, au départ (un côté vieille fille peut être) et que je n'ai pas pu m'empêcher de la juger. Grave erreur car elle se montrera sous un très beau jour par la suite, quand on la connait mieux. 
En fait, ce roman là est un roman qui joue beaucoup sur l'apparence. Aucun des personnages n'est vraiment ce qu'il parait:que ce soit les Napier, les nouveaux voisins de Mildred, qui vont chambouler sa petite vie si tranquille et réglée comme du papier à musique, ou Mrs Gray, une femme, veuve de pasteur, qui vient s'installer au premier étage du presbytère, et qui va déranger également la petite vie du révérend Mallory et de sa soeur Winifred ou bien encore Everard Bone, le collègue d'Helena Napier. 
L'auteur nous ouvre alors les portes de cette petite communauté, qui vit entre fête de charité, messe, et travail (enfin Mildred travaille mais je n'ai pas trop compris dans quoi, Seul le métier d'Helena Napier est évoquée: anthropologue, (un métier qui revient fréquemment dans les romans de Barbara Pym); 

Enfin, c'est un joli petit roman, qui m'a doucement emporté dans son monde: même si le temps s'écoule doucement, il se passe beaucoup de chose, et le rythme devient parfois enlevé, et on a qu'une hâte, savoir comment cela se termine, même si l'intrigue n'est pas ce que je retiendrais particulièrement (malgré les nombreuses surprises entre les Napier et leur soucis de couple, et l'arrivée de Mrs Gray au presbytère). Ce sont la galerie de personnages qui est important dans les romans de Barbara Pym et c'est eux que je retiens. L'auteur les croque de manière si drôle qui frôle parfois le cynisme (toujours bienveillant, je vous rassure), qu'on s'attache à tous, même aux grenouilles de bénitier. 

Ce fut encore un bonheur de retrouver la plume de cette auteure, qui m'a encore charmé, au final, même si le démarrage a été un peu plus long. Je n'ai pas pu décrocher, même je l'ai fini hier soir, alors que la fatigue commençait à m'envahir, mais j'étais si bien avec Mildred et les autres que j'ai continué jusqu'à la dernière page. 
Je vous encourage fortement, si ce n'est pas déjà fait, à découvrir la plume de Barbara Pym; Vous retrouverez le charme de l'Angleterre, avec une plume drôle et tendre, à la fois. Je suis persuadé que vous tomberez sous son charme. Lire un roman de Barbara Pym, c'est revenir dans une Angleterre verdoyante et paisible, et surtout, y revenir, avec plaisir. 

Merci aux Editions Belfond pour cette petite ballade anglaise, pleine de fraîcheur. 

Barbara Pym: Des femmes remarquables, (Excellent Women),Editions Belfond, Collection Belfond [Vintage], 1952,(pour l'édition anglaise), 1990 (pour la traduction française), 2017 (pour la présente édition)


dimanche 25 juin 2017

Slow Qui Tue #327: Always you

Le slow qui tue de la semaine chante que c'est toujours toi qui lui inspire tout ça.

Sophie Zelmani: Always you



Bonne écoute!

C'est avec la charmante Sophie Zelmani que se termine la 8e saison de "Slow Qui Tue"....mais rassurez vous, ils seront de retour à la rentrée, début septembre. 

Dès la semaine prochaine, place à l'été et son ambiance So Jazz, qui revient pour un 2e été, à la (re)découverte de grands artistes de jazz, mais pas seulement. Avec, pour cette seconde saison, un choix plus éclectique que la saison précédente...et dont je vous laisse la surprise. 

Rendez-vous donc, la semaine prochaine pour un été encore "So Jazz"! 


samedi 24 juin 2017

Le Château de ma mère

4e de couverture: Après la Gloire de mon Père, la suite des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol

La fin de l’été est un drame pour le petit Marcel Pagnol, obligé d’abandonner ses chères collines. Mais la famille monte dorénavant chaque samedi à La Bastide Neuve. Un matin, lors d’une partie de chasse dans la garrigue, Marcel fait la rencontre d’un jeune paysan, Lili des Bellons. Une nouvelle aventure s’offre à lui : celle de l’amitié. Pittoresque et truculent, voici après La Gloire de mon père, le deuxième tome des « Souvenirs d’enfance » de Pagnol.

Retrouvailles avec les "Souvenirs d'enfance" du petit (mais grand par le talent) Marcel Pagnol, avec ce 2e volet "Le château de ma mère

J'avais beaucoup aimé le premier volet des "Souvenirs", La Gloire de mon père et j'attendais avec impatience le 2e volet, mais aussi avec  appréhension, car ce "Château de ma mère" fait partie du panthéon de mes souvenirs émotionnels d'enfance. 
J'ai mis la barre tellement haute, à la limite du franchissable, sur cette bande dessinée, que la déception était tapie dans l'ombre,afin de sortir au moment de ma lecture. 

On retrouve la même équipe que pour "La Gloire", Morgann Tanco, au dessin, Eric Stoffel et Serge Scotto au scénario et Sandrine Cordurié, aux couleurs. Ce fut déjà un bon point pour ne pas partir perdant et déçu. Je trouve que c'est une fort belle idée que chaque oeuvre de Pagnol soit confié à une même équipe, donnant une vision homogène à l'ensemble de l'oeuvre. 

Dès la première planche, je me suis replongé dans les souvenirs de Marcel avec bonheur et délice. On retrouve la même énergie, la même insouciance, et surtout, la même langue que pour "La Gloire". 
Ce 2e volet est plus fouillé, au niveau de l'histoire: un nouveau personnage fait son apparition: le fameux Lili des Bellons, qui avec Marcel, va lié une amitié, qui restera pour moi la plus belle de la littérature: une amitié indéfectible, comme seul l'enfance nous en procure: celle qui dure toute une vie. 
Ainsi, on suit Marcel et son ami Lili dans cette Garrigue, qui nous a tous fait rêver étant gamin, on découvre le monde et des aventures à hauteur d'enfance et elles sont exceptionnelles et inoubliables. 

Les auteurs axent donc leur histoire sur deux pans importants du "Château" selon moi: l'amitié entre Marcel et Lili, qui est très bien développée, et le fameux épisode du Canal avec l'ombre du garde qui plane et qui m'a encore fait peur cette fois ci. Cependant, j'ai été un peu chaffouin, en voyant qu'il manquait le fameux épisode de la découverte par Marcel des sentiments amoureux, qui va mettre à mal l'amitié entre Marcel et Lili. Mais, comme pour toute adaptation, il faut faire des choix (et je me demande d'ailleurs si cet épisode fait partie du "Château" ou du "Temps des secrets"). Donc, ce n'est qu'un petit bémol, qui ne m'a pas gâché la lecture. Surtout qu'ils ont su garder la langue chantante et l'esprit de Marcel Pagnol. 

les dessins de Morgann Tanco sont encore une fois magnifique (certaines planches sont à
couper le souffle et nous montre toue la beauté de la Garrigue, que ce soit de jour comme de nuit (avec cet épisode de la fuite de Marcel dans la Garrigue, car il ne veut pas rentrer à Marseille.
Dessins encore une fois magnifiquement mis en couleur par Sandrine Cordurié.

Puis vient les dernières planches de la BD, qui m'ont fait avoir une crise de larmes (oui, j'ai bien pleuré pendant 5 minutes après avoir refermé la BD en lisant le destin tragique de certaines personnes). Alors surtout, prévoyez des mouchoirs, car on passe souvent du rire aux larmes dans cette bande dessinée. 

Au final, un 2e volet qui m'a encore plus charmé que le premier, et qui n'a pas entaché mes souvenirs d'enfance. Une véritable claque qui m'a fait chavirer le coeur et dont je retiendrai ces phrases qui referme la porte du "Château de ma mère": 

"Telle est la vie des hommes. Quelques joies très vite effacées par d’inoubliables chagrins. Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants". (P. 90)

(J'espère que les deux autres volets des "Souvenirs" verront le jour en BD, et qu'ils seront toujours mis en image par Morgann Tanco). 



Scénario: Serge Scotto & Eric Stoffel; Dessins: Morgann Tanco; Couleurs: Sandrine Cordurié: Le Château de ma mère, Grand Angle, 96 pages, 2016



vendredi 23 juin 2017

Rose-Mercie

4e de couverture: Rose-Mercie n’a que 16 ans lorsqu’elle épouse, sous la pression de sa mère, Ange Peretti, riche négociant français installé au Cap-Haïtien. Peu après, sa vie bascule : nous sommes en 1915, Ange est mobilisé pour combattre en France. Elle lui annonce alors qu’elle est enceinte.
En Haïti, les factions politiques se déchirent. Les Américains, fidèles à la doctrine de Monroe, « L’Amérique aux Américains », débarquent pour rétablir l’ordre, mais aussi pour garantir leurs intérêts économiques et commerciaux.
Rose-Mercie se retire, avec sa fille France, dans la propriété familiale de Milot laissée à l’abandon après la mort de son père. Elle relance la plantation, introduit des ruches, installe une fabrique de confitures et crée des onguents parfumés pour les bourgeoises du Cap-Haïtien.

Maggy Belin Biais signe avec Rose-Mercie un premier roman fort intéressant sur Haïti au début du XXe siècle, lors de l'invasion américaine, à travers le portrait d'une femme courageuse et forte, qui prend son destin en main. 

Si je me suis tourné vers ce livre, c'est pour le voyage et la découverte d'une île que je ne connais pas, qui se dévoile à travers son histoire. De ce point de vue là, le roman est passionnant. L'auteur détaille par le menu, les enjeux politiques, la révolte des Cacos (Paysans) envers l'envahisseur américain, dans une langue parfois poétique mais toujours détaillée. 

C'est d'ailleurs plus le côté historique qui m'a enthousiasmé, que l'histoire en elle même (même si le portrait de Rose-Mercie est des plus héroïque, nous montrant une femme indépendante (dans une époque où les femmes n'étaient pas considérées), qui reprend sa vie en main, au départ de son mari pour la France (alors en pleine guerre (la première guerre mondiale du XXe siècle) et qui doit survivre dans une île en plein chaos. 

Pourtant, même si j'ai aimé ce livre, je n'ai pas été plus passionné que ça (sauf pour les passages historiques qui sont très bons et qui m'ont appris des choses) par l'histoire, que j'ai trouvé classique et parfois indolente (comme si elle était un prétexte pour nous raconter Haïti qu'une histoire: enfin, l'histoire de Rose-Mercie n'est pas celle que je retiens, car elle manque un peu de lien (elles ne sont que des petites saynètes de la vie, entrecoupées par des instants d'histoire). 
En fait, je passais un bon moment lors de ma lecture, mais je n'étais pas impatient d'y retourner. C'est un peu difficile à expliquer: je pense que les personnages n'ont pas été assez développée (mis à parti peut être celui de Rose-Mercie) et ne sont que des ombres passagères qui passent et qu'on oublient parfois.Ce qui fait qu'il est difficile de s'attacher à eux, ce qui est bien dommage.  

Alors, bien sûr, c'est un premier roman et celui ci souffre de quelques faiblesses, comme un rythme parfois indolent, un  manque de lien entre les histoires, et un style qui se cherche, car il peut paraître maladroit par moment, avec cependant, des passages poétiques et sensuels de toutes beauté, surtout dans la découverte, des sentiments charnels et amoureux de Rose Mercie. Puis, Maggy Belin Biais, a eu la riche idée, de mêler les personnages fictifs et réels, à l'instar de Rosalvo Bobo,véritable Ministre de l'intérieur qui s'est insurgé contre l'envahisseur américain en 1915,et qui se trouve être l'oncle de Rose-Mercie, héroïne fictive de ce roman. 

C'est aussi un beau portrait de femme que nous brosse l'auteure, une femme forte, indépendante, l'une des premières féministes avant l'heure, qui se prend de passion pour la cause de son oncle et aidera certains cacos à survivre. 
C'est également le portrait d'une île magnifique qui nous est dévoilée, avec ses bourgeois, dont fait partie la famille de Rose-Mercie, ses paysans cacos, ses croyances religieuses, mais aussi ses croyances magiques et ses légendes nées du vaudou, que pratique Claire-Heureuse, la nounou de Rose-Mercie qui s'occupe de la propriété familiale de Milot, avec son mari, Délicieux. C'est cet univers un peu angoissant pour un néophyte de la culture vaudou, dont l'auteure nous parle dans une langue parfois chantante à notre oreille, surtout quand elle utilise des termes et des phrases créoles. 

Comme vous le voyez, c'est un roman foisonnant, sur une île magnifique, qui nous est dévoilée, dans une histoire classique (une jeune fille mariée contre son gré et qui prendra son indépendance de femme peu à peu), mais qui est passionnant pour son côté historique. 

Au final, un premier roman,avec des défauts dans le style et dans son déroulement, mais qui a su me charmer, par son côté historique fort bien détaillé. Un roman pas mémorable, mais qui m'a fait passer d'agréables moments, et m'a surtout appris des choses sur une partie de l'histoire d'Haïti. Je ne sais pas ce qu'il m'en restera dans quelques mois. Seul le temps, me le dira. 

Merci aux Editions Zellige pour le voyage et la découverte de cette merveilleuse île qu'est Haïti.

Maggy Belin Biais: Rose-Mercie, Editions Zellige, 350 pages, 2017


mercredi 21 juin 2017

La Discothèque du 20e siècle #222

En 1966, les Beach Boys se lançait dans l'enregistrement de l'album le plus innovant de leur carrière où se distinguait ce morceaux aux bonnes vibes.

Beach Boys: Good Vibrations (1966)






Sorti dans les dernières semaines de l'année 1966, ce chef-d'oeuvre des "garçons de la plage"est, pour l'époque, le morceau le plus sophistiqué jamais crée par un groupe pop: à une époque où les studios d'enregistrement sont encore primitifs (on se débrouille dans le meilleur des cas avec un magnéto quatre pistes), le groupe du génial Brian Wilson réussit une prouesse que vont jalouser les Beatles (et leur inspirer par réaction l'album Sgt. Pepper's Lonely Heart's Club Band). Il a fallu aux Beach Boys 17 séances dans 4 studios différents et 6 mois de travail pour parvenir à ce résultat, aussitôt adopté comme hymne de la génération hippie qui propulse Good Vibrations à la première place des hit-parades anglais et américains. (Source: Fascicule "La Discothèque du 20e siècle: 1966", Polygram Direct)

Bonne écoute!


dimanche 18 juin 2017

Mortel Sabbat

4e de couverture: L'inspecteur Pendergast est contacté par le sculpteur Percival Lake, à qui a été volé une collection de vins rares. Accompagné de Constance Greene, il se rend à Exmouth, un village du Massachusetts. Dans la cave, il découvre une niche secrète ayant abrité un corps : le vol ne serait qu'un leurre pour masquer sa disparition. Puis des corps mutilés et marqués de symboles sataniques sont découverts

Preston & Child est un duo d'écrivains dont j'ai déjà croisé les noms en librairies, sans avoir eu la curiosité de m'y attarder (ne lisant pas trop de thriller, et vu, aussi le nombre de romans à leur actif, cela me faisait peur de commencer). 

L'Inspecteur Pendergast (un Sherlock Holmes des temps modernes, pourrait on dire) est un personnage récurrent de Preston & Child, apparu dans pas moins de 16 romans (le 17e, Noir Sanctuaire, vient de paraître en librairie au mois de Mai.) 
J'ai eu la surprise de recevoir le dernier opus, Noir sanctuaire dans ma BAL, il y a quelque temps, accompagné de ce Mortel Sabbat. Sauf que j'ai fait une petite bêtise en lisant la 4e de couverture de Noir Sanctuaire avant celle de "Mortel Sabbat", car je me suis aperçu que "Noir Sanctuaire" est la suite directe de ce "Mortel Sabbat". (ou comment se spoiler la fin d'un livre en lisant le mauvais résumé). 
Enfin, passons. 

Tout d'abord, même si, comme moi, vous n'avez pas lu les autres enquêtes de l'inspecteur Pendergast, vous pouvez commencer sans soucis par Mortel Sabbat, le passé des personnages étant peu évoqué et il ne nuit pas à la compréhension de l'intrigue (par contre, si vous avez acquis "Noir Sanctuaire", il vaut mieux lire celui-ci avant puisque c'est le premier volet de "Exmouth" (qualifions le comme ça)). 

Contre toute attente, j'ai beaucoup aimé ce roman: sans temps mort, il met en place une intrigue captivante, qui vous happe dès les premières pages pour ne pas vous lâcher une minute. Les rebondissements sont légions, et vous vous surprendrez à tourner les pages à vitesse grand V, voulant savoir la suite. 

L'histoire est captivante, car elle s'appuie sur plusieurs choses: le mystère, les trouvailles faites par Pendergast, le côté petite ville pas si tranquille, qui va révéler ses plus noirs secrets. Puis, il y a un côté historique très développé qui m'a beaucoup plu (l'histoire de ce naufrage de bateau, qui m'a beaucoup rappelé, un roman de Daphné du Maurier, la fameuse "Auberge de la Jamaïque". C'est captivant au plus haut point. Le fait que Salem ne soit pas loin, nous rappelle cette chasse aux sorcières qui marqua l'Amérique et rend le roman encore plus fascinant. 

Tous les ingrédients sont donc là pour passer un très bon moment, avec ce roman. Les personnages de Constance et Pendergast ont une personnalité attachante, même si elle peut paraître surprenante au départ, car hors du temps (j'avais souvent l'impression de voir des personnages sorti du 19e siècle) . Il y a un peu de Sherlock en la personne de Pendergast, car ,tout comme le détective, il parait atypique et parfois un peu suffisant, surtout au vu de la population locale). 

Le roman est composé de deux parties bien distinctes: le mystère du vol des bouteilles du sculpteur, la mort d'un historien, qui enquêtait sur un naufrage, et qui nous amène donc vers la partie historique du roman (celle qui m'a rappelée la fameuse "auberge" de Daphné du Maurier) puis une deuxième partie beaucoup plus fantastique, porté vers l'action et qui se lit d'une traite, tellement on veut savoir la fin. D'ailleurs, j'avais trouvé étrange que la résolution de l'énigme concernant le vol et le meurtre soit résolue alors qu'il me restait 150 pages (!!) J'ai compris pourquoi, par la suite). 

Et la fin! Les auteurs ont fait très fort: ils laissent le lecteur dans un suspense total et une fin ouverte, laissant le duo Pendergast/Constance, en mauvaise posture, qui annonce une suite...suite qui s'intitule donc "Noir Sanctuaire" et que j'ai hâte de découvrir. 

Au final, un roman policier captivant, qui se lit à vitesse grand V grâce à de courts chapitres et un style fluide, avec une intrigue remplie de révélations et de rebondissement. Un thriller hyper éfficace, qui vous laissera sur votre faim, c'est certain. Heureusement, la suite se trouve dans ma PAL. Je la lirai donc très prochainement pour savoir ce que deviennnent Pendergast et Constance. 

Merci à Audrey et aux Ediitons J'ai Lu pour la découverte de Pendergast, et surtout, de m'avoir permis de lire le premier volet des aventures de Pendergast à Exmouth. 

Preston & Child: Mortel Sabbat, (Crimson Shore), J'ai Lu, 476 pages, 2017