mercredi 30 décembre 2009

Esprit, es tu là?


Résumé: L'histoire de Scrooge, vieil avare grincheux et solitaire que trois fantômes vont convertir, la nuit de Noël, à la gentillesse et à la bonne humeur.

Mon avis: Comment parler d'un conte qui est devenu une institution. Une tradition, même. Ce Chant de Noël est devenu un classique de la littérature. Scrooge: le nom de ce personnage, est même entré dans le langage courant. "SCROOGE: n. Fam.. Qui déteste dépenser son argent" ou encore "Allusion qui désigne une personne avare, rabat joie" (définition donné dans l'introduction du livre).

Même le cinéma et la télévision a adaptée cette histoire de différentes manières: Disney, avec Le Noël de Mickey où plus récemment Le drôle de Noël de Scrooge" avec Jim Carrey.
Beaucoup de séries des années 80 ou 90 avaient un épisode de Noël calquée sur le conte de Dickens comme Code Quantum par exemple.

Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce chant, et ce, malgré le fait que je le connaissais pour l'avoir vu. Ou plutôt, je croyais la connaitre car chaque adaptation s'approprie l'histoire de Scrooge pour la façonner aux personnages des films ou de série.
Pour moi qui n'avait pas lu de Dickens, à part une version enfantine d'Oliver Twist en bibliothèque verte, qui ne m'avait pas plu, j'ai été charmé par ce chant. L'écriture de Dickens est magnifique. Le texte n'est pas noyé sous des descriptions à n'en plus finir. Il y a juste ce qu'il faut pour planter le décor et se croire à Londres au XIXe siècle.
Je trouverai un seul défaut à ce livre, c'est le changement comportemental de Scrooge que je trouve un peu trop rapide. En une seule nuit, il devient un homme bon qui a envie de faire le bien autour de lui. Mais cela passe quand même car je n'oublie pas que c'est un conte pour enfants principalement. Un conte lu les soirs de veillées de Noël...Petit aparté: je trouve dommage que cette tradition se soit perdue. On n'écoute plus d'histoires que nous racontaient les anciens au coin du feu. C'était magique...

Encore une fois, un classique anglais m'a emporté vers un monde enchanteur et merveilleux. Et je suis très heureux d'avoir combattu cette frilosité que j'avais par rapport au genre classiques, qui m'ennuyait étant enfant.
L'année prochaine, je continuerai ce voyage vers les classiques qui ,j'en suis sûr, m'enchantera encore et encore.

Charles Dickens: Un chant de Noël (A Christmas Carol), Le Livre de Poche,184 pages, 2009

lundi 28 décembre 2009

De toutes les couleurs

Aujourd'hui, la pluie a décidé de nous gâcher la journée. Il fait gris, il fait froid. Bref un temps à donner le cafard.

Alors pour mettre un peu de couleur dans votre vie, ceci est pour vous! (Et aussi un peu pour moi.)

Des cadeaux et encore des cadeaux!!

Le Père Noël a fini sa tournée depuis quelques jours déjà. Maintenant, il est parti se reposer quelques jours aux Bahamas, avant de repartir en Laponie préparer le Noël prochain.

J'espère qu'il vous a apporté tout ce que vous aviez mis sur votre liste et qu'il ne vous a pas oublié.

Pour ma part, il m'a gâté avec deux beaux cadeaux.



1) Le coffretLa collection Paul Newman, avec pas moins de 7 films à l'intérieur: Détective privé; Le piège; La toile d'araignée; Doux oiseaux de jeunesse; Le gaucher; Marqué par la haine; et the last but not least La chatte sur un toit brûlant.
Je suis trop content, car Paul Newman est un acteur dont je suis tombé sous le charme en regardant La chatte sur un toit brûlant que diffusait Arte, il y a quelques mois. J'avais envie de voir d'autres films avec cet excellent acteur. Ce que je vais pouvoir faire avec ce coffret!

2) le coffret 3 saisons de Weeds: une série que j'avais envie de voir depuis longtemps et comme elle n'est visible que sur Canal plus (et que je n'ai pas cette chaine), je n'avais pas d'autres choix que de la regarder en DVD . Papa Noël a remédier à ce problème et a mis dans mon petit soulier, ce coffret. Merci Père Noël.


Voilà pour les cadeaux de Noël.

Mais les cadeaux sont loin d'être fini: hier, dimanche 27 décembre, c'était mon anniversaire. Et voilà ce que mes parents, mon frère et ma belle soeur m'ont offert:



Des livres!!! C'est ma PAL qui va être contente! lol

Alors, il y a quoi:

Du bout des doigts: Sarah Waters (parfait pour continuer ma découverte de l'époque victorienne)
Beloved : Toni Morrison (un livre que je voulais lire depuis longtemps.)
Lettres de mon moulin:Alphonse Daudet
Robinson Crusoë: Daniel Defoe
Le fantôme de Canterville: Oscar Wilde.

Les trois derniers livres tombent à pic car j'ai décidé de lire plus de classiques l'année prochaine.

Et voilà. Maintenant, il ne me reste plus qu'a attendre l'année prochaine. Ca va être long! lol

dimanche 27 décembre 2009

Pour un tableau


Résumé: La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. A mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville.


Mon avis: Après une semaine difficile où j'ai été malade, je reviens avec une critique d'un livre lu il y a deux semaines: La jeune fille à la perle.

J'ai toujours été fasciné par l'art pictural. Un monde qui m'est totalement inconnu. Je suis un très mauvais dessinateur, mais à chaque fois que je regarde un tableau, dans un musée, je me demande toujours quelle histoire ou quel secret se cache derrière. C'est en voulant percer ce mystère que j'ai ouvert La jeune fille à la perle, célèbre tableau de Vermeer, peintre hollandais.
Tracy Chevalier prend le parti de raconter cette histoire par l'intermédiaire de Griet, servante du peintre qui servira de modèle pour ce tableau. J'imagine que Tracy Chevalier à inventée cette histoire. Elle a voulu imaginer l'histoire de Griet, peut être pour percer le mystère de cette fille qui nous fait face quand on regarde le tableau. C'est ce qui m'a plu dans ce livre ,entre autre chose. Quand je regarde un tableau, j'essaye d'imaginer la vie des personnes ou des personnages qui sont peint.
Tracy Chevalier a réussi son pari car l'histoire de Griet est fascinante. Cette jeune fille qui entre au service du peintre, ne sait pas que l'entrée dans ce monde va être sa perte. Dès que Griet arrive chez Vermeer (qui n'est pratiquement jamais nommé dans le roman), elle est tout de suite détestée par la maîtresse de maison, ainsi que de Cornelia, l'une des filles de sa maîtresse, qui n'aura de cesse d'empoisonner sa vie. Et tout ça parce que cette petite peste n'a pas acceptée de se faire gifler par une servante.
Progressivement les années passent et Griet devient l'assistante du peintre, puis son modèle. Dès lors, Griet sait qu'elle est perdue. Et Vermeer va "pervertir" son innocence et son intégrité par sa peinture et son génie. Il ne prendra même pas sa défense quand Catarina, sa femme, accusera Griet pour le vol de ses perles qu'elle a vu sur le tableau.
J'ai beaucoup aimé ce roman. J'ai tout de suite été projeté dans l'ambiance de ce XVIIe siècle hollandais. J'ai aimé écouter la voix de Griet nous raconter son histoire. J'ai encore été virulent envers des personnages que je n'aimais pas comme Cornelia. Depuis un certain temps, je remarque que mes lectures me font réagir plus qu'avant,je suis moins passif. Ce fut encore le cas avec le roman de Tracy Chevalier. Comme quoi, il ne m'a pas laissé indifférent.

Maintenant, il ne me reste plus qu'à regarder le film et j'espère qu'il me charmera autant que le livre.



Tracy Chevalier: La jeune fille à la perle (Girl with a pearl earing), Folio, 313 pages, 2000

jeudi 24 décembre 2009

Joyeux Noël!





En cette veille de 25 décembre, je vous souhaite un joyeux Noël!

Et voici un petit cadeau pour vous tous.
De la part du Père Noël, bien sûr!(mais aussi des Walker!)







Brothers & sisters est ma série préférée et j'aime la famille Walker.

J'espère que vous apprécierez. Encore un Joyeux Noël a vous!

dimanche 20 décembre 2009

No frontiers

En ces périodes d'hiver où la neige vient nous visiter, j'ai eu envie de réécouter l'un de mes groupes préférés: The Corrs.
Et surtout cette chanson:

samedi 19 décembre 2009

Le charme d'un mystère


résumé: L'hôtel Bertram est plus vrai que nature, avec ses muffins, son thé, son personnel stylé et ses clients respectables. Et Miss Marple se réjouit d'y passer une semaine. Et pourtant, des choses troublantes se passent qui étonnent cette chère Miss Marple.

Mon avis: En ces périodes de froid, c'est toujours un plaisir de retrouver les romans de Lady Agatha, enroulé dans une couverture, avec un thé au citron près du fauteuil. Et c'est un bonheur, toujours renouvelé, de se plonger dans ses mystères. En plus, retrouver Miss Marple est une joie car des deux détectives de Agatha Christie (Poirot étant le 2e), cette chère Miss Marple est ma préférée.
Mais, car il y a un mais, si j'ai aimé cette histoire, elle ne m'a pas plus emballée que ça. J'ai trouvé le mystère un peu complexe et surtout le meurtre n'arrive que dans les cinquante dernières pages. On a avant cela, toute la mise en place de plein de personnages qui fait que je m'y suis un peu perdu.
Et surtout, Miss Marple n'est pas assez présente à mon goût.
Alors, oui, c'est plaisant, et on retrouve le charme des romans d'Agatha Christie. Mais cet Hôtel Bertram n'est pas mon préféré. De plus, j'ai été frustré par cette fin ouverte, très inhabituel chez la reine du crime.
J'ai lu une cinquantaine de ses romans et j'ai remarqué que les livres écrit après 1945, sont moins bons que ses premiers romans. A croire que la source commençait à se tarir.
Mais je ne bouderai jamais mon plaisir de retrouver la reine du crime. Car même ses romans les moins bons sont des petits moments de plaisirs coupables.

Agatha Christie: A l'hôtel Bertram (At Bertram's hotel), Hachette collections, 318 pages, 2006

vendredi 18 décembre 2009

Cinq destins harvardiens au coeur de l'Amérique


Résumé: Tout commence dans les années 50: cinq étudiants américains, plein de talents, de rêves et d'ambition, se rencontrent à Harvard, la plus célèbre université des États Unis. Grâce au journal d'Andrew Eliot, nous allons suivre l'itinéraire de leurs vies avant la réunion du 25e anniversaire de leur promotion.

Mon avis: Et j'arrête là le résumé car celui qui est donné dans mon livre résume le parcours de tous les protagonistes. Et bien sûr, j'ai fait la bêtise de lire le résumé jusqu'au bout, ce qui fait que je savais dans les grandes lignes ce qui allait se passer tout au long du roman avant même de l'avoir lu. Merci France Loisirs de m'avoir gâché le suspense.

Ce livre est intéressant pour celui qui s'intéresse à l'histoire américaine, autant sur le plan musical, universitaire, politique nationale et internationale. Car chaque personnage entrera dans l'une ou l'autre de ces catégories.
Le livre est composée de deux parties (plus un épilogue concernant la réunion des 25 ans). La 1ere partie se focalise sur les années universitaires, qui se comptent au nombre de 4. C'est la partie qui m'a le plus intéressé, mais celle qui m'a aussi frustrée, les quatre années n'étant que survolées. Arrivée à la fin de cette partie, je me suis fait cette réflexion: Non, pas déjà!
Et si.
Car ensuite, on entre de plein fouet dans la "vraie vie",le côté professionnel.Dans cette 2e partie, tout ne m'a pas plu. J'ai beaucoup aimé les paragraphes sur Danny Rossi et Ted Lambros. Celles de Danny concernant la musique car j'aime beaucoup et aussi car elles se déroulaient par moment à Broadway. Et celles de Ted, car on restait dans le domaine universitaire qui m'avait beaucoup plu dans la 1ere partie du livre.
Les paragraphes de George sont ceux avec lesquels j'ai eu le plus de mal puisqu'elles concernaient la politique et que je ne comprend pas tout de ce monde là.
En ce qui concerne, Jason, ce n'est pas que je n'ai pas aimé. C'est que, même si Erich Segal l'explique très bien ,j'étais un peu perdu parfois dans la description des conflits entre israéliens et palestiniens, entre la guerre des Six jours et de Yom Kippour.
Erich Segal aime ses personnages et ça se voit: malgré le nombre important de personnages principaux qu'il met en place (cinq persos principaux ça fait beaucoup), aucun n'est laissé de côté. Erich Segal arrive à écrire le destin de ces cinq hommes et à les faire aboutir sans en laisser un sur le bord de la route. Mais ça doit être une constante chez Segal de mettre ces personnages en difficulté et que la fin de ses livres n'ai pas forcément de happy end. C'est le cas encore dans cette Classe: pratiquement tous les personnages ont leur lots de malheur.

En conclusion, j'ai passé un moment magique en compagnie de ces cinq harvardiens. Et je regrette un peu de les laisser partir vers leurs destinées. Mais tout à une fin, heureuse ou malheureuse. Et il faut savoir tourner la page.

Erich Segal: La Classe (The Class), France Loisirs, 392 pages, 1986

jeudi 17 décembre 2009

Envoutant voyage temporel


Résumé: Saint Domingue au 18e siècle, la plus belle colonie du Roi de France. La jeune femme d'un planteur de canne à sucre, d'abord effrayé par l'île opulente, se laisse peu à peu envouter; les chevauchées à cru sur la plage, les eaux noires et nues, le tambour de la nuit africaine qui monte avec les ombres. La dame de Saint Domingue va risquer sa vie en l'honneur des siens, alors que l'île s'affranchit de l'esclavage, dans la passion. Elle laisse en héritage le manuscrit de Port Ebène.

Mon avis: Quel envoutant voyage je viens de faire avec ce manuscrit là. Pendant cinq jours, j'ai été transporté sur cette île de Saint Domingue (redevenue Haïti aujourd'hui) par la voix de cette femme qui n'est jamais nommée. Elle nous raconte sa vie sur l'île de façon tellement captivante qu'on ne peut détacher son regard de la page où s'étalent ses mots.
Comme Jean Camus, le 2e personnage du livre, éditeur de son état et qui lit ce manuscrit j'ai été pris par l'histoire tumultueuse de cette île et de cette femme. D'ailleurs, les passages de Jean Camus qui s'intercalent à l'histoire de la femme de Saint Domingue étaient comme une pause bienvenue après les passages troublants et envoutant du manuscrit de Port Ebène.

Le livre n'a pratiquement aucun dialogue et est rempli de descriptions. Pourtant je déteste ça les descriptions habituellement. Mais Dominique Bona a su rendre ça passionnant et très fluide. Son style m'a charmé.
La fin du roman m'a laissé sans voix car je ne m'attendais pas à ce qu'elle soit aussi brutale. Car, la belle dame de Saint Domingue à trompé son mari avec le fils de ce dernier qu'il a eu d'une esclave et qui se prénomme Pierre. Elle tombe enceinte et elle ne sait pas de qui est l'enfant: son mari Julien ou son amant Pierre dont la couleur de peau est d'un noir ébène éclatant. Sa fille étant née blanche, elle s'est senti rassurée. Mais la révélation finale est brutale et sans appel.
Ce livre qui trainait dans ma PAL depuis trois ans au moins m'a ouvert les portes d'un monde que je ne connaissais pas. Merci Dominique Bona pour cette découverte envoutante.

Dominique Bona: Le manuscrit de Port Ebène, France loisirs, 365 pages, 1998

mercredi 16 décembre 2009

The king of vampyr


Résumé: Répondant à l'invitation du comte Dracula qui prépare son prochain voyage en Angleterre, Jonathan Harker découvre à son arrivée dans les Carpates un pays mystérieux. Un pays peuplé de loups dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu'éprouver une angoisse grandissante. Ce comte, qui contrôle son courrier et verrouille les portes de son château, ne se reflète pas dans les miroirs et se déplace sur les murs en défiant les lois de l'apesanteur. Jonathan Harker doit se rendre à l'évidence: il est prisonnier d'un homme qui n'est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres.

Mon avis: Je voudrais d'abord dire que ma lecture du roman de Bram Stoker et la sortie d'une suite écrite par son arrière petit neveu,Dracula l'immortel n'est qu'une pure coïncidence. Je n'ai pas l'intention de lire cette suite de toute façon. Je voulais simplement changer d'univers et venir vers le fantastique tout en continuant ma découverte des classiques anglo-saxons.

Encore une fois, c'est une bonne découverte qui me fait dire que l'année prochaine, les Classiques anglais, français ou autres auront une place dans mes lectures.
Le roman de Bram Stoker nous tient en haleine jusqu'au bout. Et les styles employés (épistolaire et journaux intimes) installent une ambiance intimiste et oppressantes qui va crescendo.
Ce procédé littéraire employé par l'auteur m'a donné à réfléchir sur le choix du titre. Bram Stoker nous raconte l'histoire de Dracula par l'intermédiaire d'autres personnages comme Jonathan Harker; Mina, sa femme; Lucy, la première victime du comte à Londres; le Dr Seward et bien d'autres, sans pourtant lui donner une importance physique car il apparait peu dans le roman en définitive. Cela m'a un peu surpris.
En revanche, ce choix stylistique ne sied pas au dernier tiers du roman. Autant, pour mettre un décor en place, introduire des personnages et installer une ambiance, le style épistolaire est parfait, autant ce style casse l'action du roman quand les protagonistes partent à la poursuite du comte. J'ai trouvé ça lent, répétitif (car chaque personnages racontent la même chose en redisant ce qu'on a lu la page précédente) et j'ai été frustré par cette lenteur alors que je pensais être dans une frénésie latente, me demandant ce qui allait se passer à la page suivante. J'ai été un peu déçu par la fin. La lenteur de l'action fait que le dénouement est arrivé trop vite et je me suis dis

SPOILER: NE PAS LIRE CE QUI SUIT SI VOUS N'AVEZ PAS LU LE ROMAN ET QUE VOUS EN AVEZ L'INTENTION)...... Comment un vampire aussi puissant que Dracula peut il se faire avoir aussi facilement alors qu'on le décrivait comme indestructible. C'est comme si on m'avait menti sur la marchandise achetée.
FIN DU SPOILER

Malgré cette fin qui n'a pas séduit mes attentes, elle n'a en rien gâchée les moments de lecture que j'ai passé à lire Dracula. Et le livre est facile à lire. Comme quoi un bon classique peut nous faire passer un bon moment. Et je le redis, pas grave si je me répète: pendant mes années d'école, je me suis privé de ces lectures classiques car je les pensais barbantes alors qu'elles sont tout le contraire. Et à cause de ça, je suis passé à côté de beaucoup de choses. Mais je compte bien me rattraper.

Bram Stoker: Dracula (Dracula), Pocket, 573 pages (avec annexes), 1979 (pour la traduction); 1992 (pour la présentation et le dossier)

mardi 15 décembre 2009

A mourir de rire


Résumé: Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable: la joie de vivre.

Mon avis: J'aime lire des petits livres. Pour moi, c'est comme une pause entre deux pavés.Et c'est pour ça que j'ai choisi ce livre de Jean Teulé. Ça et aussi le fait que ça faisait un petit moment que je voulais découvrir cet auteur. Je trouve que pour découvrir un auteur, rien ne vaut les petits livres car si cet auteur ne nous plait pas, on peut quand même finir le livre sans trop de contrainte, et sans trop de soupirs de lassitude.

Mais rassurez vous cet auteur m'a plu. Cette fable est un pur bonheur où l'humour noir est présent à chaque page. J'adore ça l'humour noir, ça tombait bien. Tous les personnages sont tristes, déprimés, et c'est un sacerdoce dans la famille Tuvache. Sauf que tout va changer quand Alan, le petit dernier, débarque dans cette famille.
Chaque chapitre du livre est une petite saynète: un inventaire du petit guide pratique du suicidaire, où comment trouver des solutions pour en finir avec la vie. Malgré son thème grave, voir sérieux, l'auteur a pris le parti d'en rire. Et c'est vrai que c'est drôle...au début. Car à la longue, la lassitude s'installe et cela devient un peu répétitif. Et j'ai décroché vers la fin. (Bon, c'est vrai qu'il était plus de 23 heures quand je suis arrivé à la fin du livre. J'étais un peu fatigué de ma journée en plus, ce qui n'a pas aidé).

Mais ça ne m'empêchera pas de lire d'autres livres de Jean Teulé, car j'ai trouvé son écriture agréable à lire et très drôle.

Jean Teulé: Le magasin des suicides, Pocket, 157 pages, 2007

lundi 14 décembre 2009

Cry me a river

J'adore cette chanson depuis longtemps. J'ai même plusieurs versions chez moi (dont celle de Viktor Laszlo (en français) et Diana Krall. ) Même Susan Boyle la reprend sur son album I dreamed a dream.

Mais ma version préférée reste celle de Michael Bublé que je trouve awesome. Si j'osais, je paraphraserai Barney Stinson en disant qu'elle est Legen-wait for it-dary.
(Eh oui, j'ai osé la faire. Je suis irrécupérable!)


dimanche 13 décembre 2009

Le vol d'un ange rebelle


Résumé: En 1944, dans un hopital soviétique, Rudik, six ans, danse pour son premier public: aucun soldat mutilés n'oubliera cet instant éblouissant. Dès lors ce fils de paysan sait. Il sait qu'il ne reculera devant rien: mentir à sa mère, braver la colère du père, endurer brimades et humiliations. Pour danser comme il le doit, il ira jusqu'à s'exiler à jamais.
Travailleur acharné, obsédé de beauté et de perfection, Rudik fascinera tous ceux qui croiseront sa route, leur offrant le sentiment d'avoir côtoyé un ange ou un démon, un vrai génie, un monstre de sexe et d'excès.
Une icône du XXe siècle. Noureev.


Mon avis: Ce livre trainait dans ma PAL depuis plus d'un an, acheté à un marché aux livres pour la modique somme de 1 euro. J'avais déjà pris le livre en main pour le lire, il y a de cela sept à huit mois, mais je l'ai reposé aussitôt. Ce n'était pas le bon moment. je me dis souvent, que chaque livre à son heure dans notre vie.
J'ai repris le livre, il y a deux mois car l'auteur venait de sortir un nouveau roman Et que le vaste monde poursuive sa course folle, qui me semble intéressant et que j'aimerai lire. Mais je voulais savoir si l'écriture de McCann me convenait.

l'histoire de Danseur est celle de Noureev, danseur célèbre dont je connaissais le nom. Et je trouvais donc intéressant de me plonger dans sa vie. Oui, mais voilà, de ce point de vue là, j'ai été déconcerté. Car de la vie de Noureev, on saura certaines choses mais l'auteur se focalise surtout sur l'entourage du danseur (de la fille de sa prof de danse qui l'héberge à Leningrad, à Victor, un de ses compagnons de nuit, en passant par Odile, sa servante). Noureev a lui aussi ses prises de paroles, sur un ou deux chapitres.

Le "style" de McCann est peu ordinaire, je trouve: les dialogues se fondent dans la narration (ce qui fait qu'on ne sait pas quand les personnages prennent la parole) sauf pour le chapitre d'Odile où là les dialogues sont apparents. Une ponctuation rebelle, comme son personnage principal. Certains chapitres (ceux de Victor et d'Ashworth pour être précis)ont une ponctuation inexistante, et qui donne l'impression au lecteur de ne lire qu'une seule phrase. Ce n'est pas grave si la phrase ne fait qu'un paragraphe mais quand elle s'étale sur une dizaine de pages, c'est inhabituel. J'avais l'impression de manquer d'air car je n'arrivais pas à trouver le rythme de cette "phrase", comme si je me noyais.
Colum McCann utilise également le style du journal intime pour les chapitres de Tamara, la sœur de Rudik "Noureev".
Un autre point: chaque chapitre est raconté par un personnage différent. Sauf que je ne savais pas tout de suite qui s'exprimait. Il me fallait quelques phrases pour retrouver qui prenait la parole.

A faire tous ces "reproches" stylistiques, je donne l'impression de ne pas avoir aimé. Alors qu'au contraire, j'ai aimé l'histoire de cet ange rebelle qui n'en a fait qu'à sa tête pour poursuivre son rêve. J'ai été surpris par l'écriture sans complaisance et crue de McCann, mais elle seyait bien à Victor, gay, jouisseur de la vie dans tous les sens du terme. J'ai aimé les passages russes, teintée de mélancolie et de peur pour celui qui a fuit et qui ne revient pas. J'ai également apprécié de ne pas pouvoir démêlé le vrai du faux dans la vie de Noureev.(D'ailleurs, la notion "Roman" apparait sur la couverture.) Colum McCann l'explique dans ses remerciements: il a inventé des personnages en leur donnant plusieurs traits de caractères de personnes ayant réellement existé.

Colum McCaan a repris un schéma proche dans son dernier roman Et que le vaste monde poursuive sa course folle en se basant sur un fait réel qui s'est déroulé en 1974. Mais il y a greffé la vie de personnages inventés de toute pièce. c'est ça aussi le talent d'un écrivain: se servir de l'Histoire pour inventer des histoires.

De Danseur, je garderai cette liberté de ton et la légèreté d'un pas de danse, comme le vol d'un ange rebelle.

Colum McCann: Danseur (Dancer), Belfond, 370 pages, 2003

samedi 12 décembre 2009

La fille de Times Square


Résumé: Jeune New-yorkaise de 24 ans, Lily est une rêveuse qui mène une existence paisible en attendant sa rencontre avec le grand amour. Mais son destin prend un tour imprévu lorsque sa meilleure amie disparait brusquement et que Spencer, l'inspecteur chargé de l'enquête, surgit dans sa vie.

Mon avis: Quel plaisir! 1) de retrouver l'univers de Paullina Simons (que j'avais découvert avec la Trilogie Tatiana) fait d'histoire d'amour, d'aventures et de suspense; 2) de retrouver l'ambiance de New York (ville que j'ai visité en septembre et dont je garde de très bons souvenirs).
Et puis, il y a toujours les héroïnes de Paullina. Après Tatiana, c'est au tour de Lily de se présenter à nous. C'est une jeune femme forte qui voit sa vie basculer quand elle gagne à la loterie. On pourrait penser que tout va aller bien pour elle et c'est tout le contraire qui se produit: sa meilleure amie disparait et elle apprend qu'elle est atteinte d'une leucémie.
Et puis, Spencer entre dans sa vie. Il est plus âgé mais qu'importe! Mais Lily va devoir se battre pour survivre et pour pouvoir aimer Spencer malgré l'hostilité de sa famille. Ah sa famille! Qu'est ce que j'ai pu les détester les femmes de sa famille: sa mère et ses sœurs surtout. Entre une mère alcoolique, qui n'en fait qu'à sa tête et Anne, (je crois) sa sœur qui n'en veut qu'à son argent, j'ai cru péter un câble. En particulier une scène: celle où son médecin, Larry DiAngelo ne veut pas la laisser mourir et continue à se battre alors qu'elle est au plus mal. Il se dispute avec les sœurs de lily qui veulent qu'il ne pratique pas l'acharnement thérapeutique et qu'il la laisse mourir. Et là ,j'ai adoré ce qu'il leur dit: De toute façon, si Lily meurt, c'est Spencer qui deviendrait son héritier et qui empocherait l'argent de la loterie. Bizarrement, les sœurs ne disent plus rien ensuite.
Et que dire de Spencer. j'aime les personnages torturés comme lui, qui essayent de se battre contre leurs démons. Qui n'abandonnent pas une enquête et vont jusqu'au bout quitte à s'attirer les foudres des proches de la victime et de ses supérieurs. Et Spencer arrivera à vaincre tout ça grâce à Lily. Ses deux âmes perdues vont s'allier pour s'en sortir. Ce qui montre bien qu'à deux, on est toujours plus fort.

J'ai ressenti un sentiment bizarre à l'évocation des deux tours du WTC (World Trade Center). Le roman se passant en 1999, les deux tours sont encore là. Et elles n'ont pas disparues à la fin du roman qui se termine en septembre 2001. D'ailleurs, j'ai pensé que Paullina Simmons allait arrêter son roman après les attentats du 11 septembre. Mais non, elle n'en parle pas. Le roman s'arrête avant cet évènement. Malgré tout, j'ai trouvé ça étrange. Comme si Le secret de Lily Quinn faisait déjà partie d'un passé, pas si lointain, mais dont on a déjà toutes les cartes en main. Étrange.
J'aimerai bien un jour, revoir Lily et Spencer dans un autre roman. Je sais que pour Spencer c'est possible puisque Paullina Simmons a écrit un roman dont Spencer est le héros principal, publié en 1997 et qui a pour titre Red Leaves (malheureusement non traduit à ce jour). Car ces deux là vont me manquer.
Peut être les rencontrerai je lors d'une prochaine visite à New York. Sait on jamais?

Par contre ,j'ai encore du mal à comprendre le titre français du livre. Où alors, c'est que je suis passé à côté de son secret.

Paullina Simmons: Le secret de Lily Quinn (The girl in Times Square), France Loisirs, 692 pages, 2006

vendredi 11 décembre 2009

Le malheur d'un héritage


Résumé: Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur: encore un de ces meurtres typiquement islandais, un "truc bête et méchant" qui fait perdre son temps à la police. Des photos pornographiques retrouvées chez la victime révèlent une affaire vieille de quarante ans. et le conduisent tout droit à la "cité des jarres", une abominable collection de bocaux renfermant des organes.

Mon avis: J'avais envie de m'évader. Un petit policier islandais allait me dépayser. Je ne lis pas beaucoup de polar, et la littérature islandaise m'était totalement inconnue. C'est la découverte des blogs littéraires qui a fait que j'ai voulu élargir mes lectures vers des pays que je ne connaissais pas, du point de vue littéraire. C'est grâce à l'excellent billet de Fashion que j'ai acheté La cité des Jarres et je ne le regrette pas. L'écriture est fluide. Et on rentre dans le vif du sujet dès les premières lignes par la découverte d'un corps qui va nous emmener très loin.
J'ai aimé ce roman. Erlendur et ses collègues sont attachants (j'ai une petite tendresse pour Elinborg). L'auteur nous fait entrer dans la vie privée du héros avec la présence de sa fille Eva Lind, qui lui demande de retrouver une de ses amies. Je trouve ça fantastique quand un auteur de polar ne se focalise pas seulement sur l'enquête mais s'attarde sur la vie de ses personnages. Ça leur donne une épaisseur supplémentaire.
Ce qui est plaisant également dans ce polar, c'est la non surenchère des meurtres. Il n'y a qu'un mort, Holberg, et c'est en fouillant dans son passé que Erlendur arrivera à trouver son assassin et la solution du problème. La cité des Jarres est un policier psychologique passionnant (comme quoi la psychologie c'est pas forcément barbant!) et ça nous change de ses policiers où l'action est à toutes les pages mais où les héros sont quasi inexistants.

Ce polar est fantastique, et j'ai bien l'intention de continuer la série. Merci encore à Fashion pour cette belle découverte .

Arnaldur Indridason: La cité des Jarres (Myrin), Points, 328 pages, 2005

jeudi 10 décembre 2009

Friday night lights


Résumé: Eddie Rake va mourir. Pendant trente ans, il a été l'entraineur de l'équipe de foot du lycée de Messina, petite ville du sud des Etats Unis. Dans le stade vide où ils ont connu la gloire, les joueurs qu'il a formés se retrouvent et se souviennent...Parmi eux, Neely Crenshaw.A 17 ans, il a cru qu'il deviendrait un grand joueur professionnel. Mais une blessure au genou a coupé court à son ambition.Il ne pardonne pas à Eddie un certain match de 1987, où la violence a tourné au drame...

Mon avis: Quelques semaines après avoir lu un Grisham, je récidive avec ce dernier match. Et je remarque une chose: indéniablement, John Grisham est l'un de mes auteurs préférés. Tous les livres que j'ai lu de lui, même les moins bons, je les ai aimés. Celui là ne déroge pas à la règle.
Avec ce livre, c'est encore une autre facette de cet auteur que je découvre. Après le thriller L'associé, après la comédie Pas de Noël cette année, Grisham peint dans ce dernier match un sud nostalgique. Nostalgie également pour un homme, Eddie Rake, et un sport, le football américain.

Tout au long de ma lecture, je n'ai pas cessé de penser à la série dont j'ai emprunté le titre pour ce billet. Dans ce livre, j'ai remarqué que toutes les petites villes américaines ne vivent et ne vibrent que pour leur équipe de foot, que ce soit dans le sud de l'Amérique à Messina avec les Spartiates, où bien au Texas, à Dillon, avec les Panthers. D'ailleurs le livre de Grisham aurait pu être le scénario d'un épisode de Friday night lights (sauf que Rake n'a pas le même caractère que le coach Taylor. C'est même son opposé).
Ce livre, comme la série, nous parle d'un monde où les joueurs de foot sont traités comme des dieux, sous les lumières du stade qui s'allument pour les matches du vendredi soir. Ils ont tout ce qu'ils veulent et se croient déjà en professionnel. Sauf qu'une simple blessure réduit tous les espoirs à néant. Ce qui est le cas de Neely, blessé au genou lors d'un match.
La scène que j'ai aimé dans ce livre, parmi d'autres,c'est celle où Neely, revenant dans le lycée de son adolescence, croise le chemin d'un lycéen, vedette de l'équipe de foot qui impose le respect et force l'admiration. Les filles se pâment et les garçons s'écartent sur son passage. Et Neely, en le voyant, à cette pensée:

Reviens dans quelques années, mon grand...Plus personne ne se souviendra de ton nom. Ta fabuleuse carrière se résumera à quelques lignes écrites au bas d'une liste. toutes ces jolies petites nanas seront devenues des mères de famille. Ta veste verte sera encore la source d'une grande fierté personnelle mais tu ne pourras plus la porter. Un souvenir de lycée. Un souvenir de ta jeunesse.
Pourquoi étais ce si important à cette époque de la vie?


J'ai adoré ce livre, même s'il est vrai que j'ai eu un peu de mal à lire les paragraphes sur la retransmission d'un match de foot américain. Déjà dans la série, j'ai du mal à comprendre les matchs que je vois, alors les lire, c'est pas la peine. Je m'y perds.

Le seul point négatif que j'ai à faire, c'est sur le dernier chapitre: la fameuse cérémonie au stade en mémoire d'Eddie Rake. Elle sonne un peu trop patriotique, un peu trop américaine à mon goût.
A part ce petit reproche, j'ai passé un bon moment à Messina. Et c'est incontestable, Grisham reste l'un de mes auteurs favoris, dont j'achète tous les livres les yeux fermés car je ne suis jamais déçu.

John Grisham: Le dernier match (Bleachers), Pocket, 203 pages, 2006

mercredi 9 décembre 2009

La Grasse d'un parfum


Résumé: A la fin du XIXe siècle, une enfant aussi sauvage que belle, Sorenza, découvre les champs de fleurs qui font la prospérité de la région de Grasse. sa passion pour les essences florales va, au fil des années, se conjuguer à celle qu'elle éprouve pour Guillaume Garlande. Une ardente liaison les réunira mais un prince parfumeur peut il épouser une simple bergère.

Mon avis: Certains livres viennent à nous par le biais de la télévision. Ce fut le cas pour ce grand vent de fleurs. C'est en regardant, il y a de cela 10 ans, l'adaptation télévisée que je suis venu à lui.
Ce livre a été adapté en feuilleton d'été, ces fameuses sagas qui ont fait le bonheur de nombreuses personnes. Et j'adorais regarder ces feuilletons. (et celui là a été une bouffée d'air frais). Tous les comédiens étaient parfaits dans leur rôle et tous les ingrédients étaient là pour en faire une belle œuvre romanesque.
Je pensais retrouver cela dans le roman et ce fut tout le contraire. Il ne m'a pas emballé. Les personnages n'ont pas l'aura que leur a donné le feuilleton. Seule Honorade et Lazarie ont su toucher mon cœur. Mais Sorenza et Guillaume, n'ont pas eu le même charme que Rosemarie la Vaullé et Bruno Wolkovitch qui leur ont donné vie à l'écran. Je n'ai jamais ressenti la passion de ces deux êtres qui transparaissait pourtant à l'écran. Et cela explique ma déception. Je m'attendais à lire une belle histoire d'amour entre les deux héros alors qu'elle "n'existe" pas.
C'est une autre qui à pris la place: l'histoire d'amour d'un auteur pour les fleurs. Janine Montupet aime les fleurs et cela se ressent. Elle redonne ces lettres de noblesse à ces fleurs dont les senteurs et les parfums embellissent les femmes.

Je n'aime pas abandonner un livre. J'ai une impression d'inachevé. Je vais donc jusqu'au bout, même si là je n'avais qu'une envie: arriver au plus vite à la dernière page. Et quand j'ai fini ce livre, une autre déception est venue. Je n'ai pas aimé la fin du livre. Pour moi, le dernier chapitre n'était pas nécessaire. J'aurai dû arrêter ma lecture, trois pages avant. Pour moi, la fin du livre aurait dû être celle ci:

-Le parfum envoie son âme vers les étoiles et vers Dieu...,dit doucement la petite, et, entre deux rires de sa clochette, elle demanda: Pourquoi maîtresse, les fleurs sentent elles bon?
- On ne le sait pas Vitalie, c'est le grand, le beau secret.


Mais l'auteur en a décidé autrement. Je trouve ça dommage.

Janine Montupet: Dans un grand vent de fleurs, France Loisirs, 403 pages, 1991

mardi 8 décembre 2009

Comment faire d'une victime un coupable idéal?



Résumé: Londres, hiver 1920. Elsie et Norman font connaissance un dimanche à l'église. Ils se revoient souvent, tombent amoureux. Pour Norman, il ne s'agit que d'une bluette; pour Elsie, c'est un engagement à vie. Mois après mois, les tourteraux s'enfoncent dans le mensonge. Jusqu'au point de non retour.

Mon avis: Cette nouvelle de Minette Walters, l'une des reines du polar anglais contemporain est fascinante. En premier, c'est la notice du début de la nouvelle qui interpelle. L'histoire qui va nous être contée est tiré d'un fait divers véridique surnommé "Le Meurtre du poulailler", et survenue dans le Sussex en décembre 1924.
Dès le départ, on sait que la presque vieille fille Elsie (elle a 24 ans tout de même)en rencontrant le jeune Norman âgé de 18 ans, finira découpée en morceaux par lui, quatre ans plus tard au fond d'une rue appelée Blackness Road. Même si la fin de l'histoire nous est annoncée avant de commencer, j'ai eu envie de savoir comment Norman et Elsie allaient en arriver là.
Au début,je me suis pris de compassion pour Elsie, car je connaissais sa funeste fin. Mais progressivement, je me suis demandé si je n'avais pas fait le mauvais choix, vu le comportement obsessionnel de cette vieille fille qui ne pense qu'au mariage et qui en vient à harceler Norman. Alors, j'ai commencé à prendre fait et cause pour le jeune Norman en me disant que ce n'était pas bien de me mettre du côté du coupable. Oui, mais le retournement de situation à la fin, nous montre que finalement Norman a été pris dans un traquenard et que sa vie aurait été meilleure, s'il n'avait jamais croisé le chemin de Elsie Cameron.

Dès les premières phrases, Minette Walters nous embarque dans cette ambiance des années 1920 et fait monter le suspense jusqu'au bout. Cette nouvelle, lue en quelques heures, est un pur bonheur pour ceux qui sont fasciné par les faits divers (ce qui est mon cas). De plus, l'auteur retranscrit et adapte cette histoire vraie avec un "style" percutant et fait apparaitre une angoisse chez le lecteur qui ne peut lâcher le livre. On veut savoir la fin. Et on n'oublie jamais, tout au long de sa lecture, que Norman et Elsie, ainsi que toutes les personnes qu'ils côtoient ont réellement existé. Ce qui fait froid dans le dos.

(Cette nouvelle de Minette Walters, avait été offertte aux lecteurs du magazine "Elle" en 2007 (si mes souvenirs sont exacts).

Minette Walters: Meurtres à Blackness Road, Robert Lafont,95 pages, 2006.

lundi 7 décembre 2009

Une soirée avec Lynda Lemay

Hier, je suis allé à un concert. Et quel concert! Celui de Lynda Lemay. Deux heures et demi de pur bonheur, entre rires et larmes, frissons, émotions, partage. Des moments, très drôles, comme "Gros Colons" ou "Bandes de dégonflés".
Mais aussi des moments où j'ai été ému aux larmes:1°) "la centenaire": je pleure à chaque fois que je l'entends ou que je la chante.
2°) "Une mère": chanson que je ne connaissais pas avant de l'entendre hier soir. Et en entendant le texte, j'ai pensé à ma mère,mais également à ma grand-mère que j'aime énormément.

Alors pour toutes les mamans qui passeraient par ici, cette chanson est pour vous...de la part de Lynda Lemay.

dimanche 6 décembre 2009

C'est la belle nuit de Noël...


Résumé: Dans cette satire au vitriol et des moeurs contemporains, on retrouve les personnages de Vacances anglaises quelques mois après les évènements survenus l'été précédent, autour d'un traditionnel repas de Noël. Et cette période de fêtes va se révéler redoutable pour chacun d'eux: péripéties, adultères, drames et histoires d'amour torrides dont personne ne sortira indemne...

Mon avis: Je dois dire que je suis mitigé après cette lecture. J'ai aimé ce livre mais je ne peux pas dire qu'il m'a transporté, enchanté.
J'ai aimé retrouver les personnages de Vacances anglaises, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais la surprise n'était plus là. Je connaissais leur caractères, leurs comportements. je n'ai donc pas été surpris de leurs évolutions et des quiproquos mis en place par l'auteur.

De plus, le "style" de Connolly m'a dérangée et perdu car dans une même phrase, il peut partir dans plusieurs idées, revenir en arrière sur un évènement d'un personnage pour mieux éclairer la situation présente et même nous faire "entendre" les pensées des personnages. Et tout ça dans un même paragraphe, ce qui fait que l'on s'y perd un peu.
Mais le livre est très drôle et j'ai rit devant certaines situations ou devant certains dialogues qui sont à tomber. Puis, cette fameuse réception de Noël où tout le monde se retrouve est phénoménale car toutes les situations inextricables, les adultères sont enfin dévoilés devant tout le monde. Ce qui fait de cette réception et de ces derniers chapitres, un beau bordel jouissif, je dois dire.

Je ne peux pas nier que ce roman est sympathique et qu'il m'a fait passer un bon moment mais il ne restera pas longtemps dans ma mémoire. Et ne fera pas parti de mes coups de coeur.

Joseph Connolly: N'oublie pas mes petits souliers (Winter Breaks), Points,492 pages, 2001

samedi 5 décembre 2009

De "mauvaises lectures " à écouter

Hier, j'ai acheté mon exemplaire du magazine Lire du mois de décembre.(Cela fait quelques mois que j'achète de nouveau ce magazine depuis mon envie de lecture revenue).
Et je ne sais pas si c'est parce que c'est Noël, donc le temps des fêtes et des cadeaux, mais un audiolib était offert avec le magazine. Je me suis dis: chouette. Ça me permettra de découvrir ce nouveau support que je connaissais mais que je n'avais pas encore testé.

Ce matin, en prenant la voiture, j'ai glissé le CD dans le lecteur et ce fut parti pour 1H12 de pur plaisir livresque.



CesMauvaises lectures d'Eric Emmanuel Schmitt m'ont fait passer de bons moments, rythmées par la voix de Pierre Arditi, que j'admire beaucoup. L'histoire de cet homme Maurice Plisson qui dénigre la littérature romanesque et qui déclare: moi, lire un roman? Jamais!, va se retrouver, en plein cœur de l'Ardèche avec sa cousine, dans une villa isolée, et va être entrainé dans une intrigue à la Chris Black (l'auteur favori de sa cousine, et dont elle prend le dernier exemplaire dans le supermarché du coin) à l'insu de son plein gré. Par curiosité, il pique l'exemplaire de sa cousine et va lire ce roman policier esotérique La chambre des noirs secrets (on dirait du Jean-Christophe Grangé ou du Dan Brown!) Et il va laisser son imagination vagabonder pour son plus grand malheur.

Cette histoire m'a captivée jusqu'au bout. Je pense que la voix de Pierre Arditi n'est pas étrangère à ma captation. Il a le don de faire vivre les personnages du livre qu'on à l'impression de les voir comme sur un écran et qu'on ne décroche pas avant la fin.
J'ai aimé cette nouvelle expérience. J'ai eu l'impression de me retrouver enfant écoutant les histoires que me racontaient mes parents où que j'écoutais, dans mon lit, sur un magnétophone et qui me faisaient voyager.
Par contre, ce qui m'empêche d'y adhérer complètement c'est que l'on n'a pas le temps de s'attacher aux personnages et à l'histoire. Je suis sûr que dans quelques jours, j'aurai tout oublier de cette histoire. Ce n'est pas comme un roman qu'on lit à notre rythme et qui au fond, laisse des traces dans notre esprit car les mots s'impriment dans notre cerveau.

Mais je pense que je retenterai l'expérience. Mais dans d'autres conditions: bien lové dans le lit, avant de s'endormir, on glisse le disque dans un lecteur, on appuie sur play et on se laisse emporter par une histoire qui une fois finie nous suivra à travers nos songes.

Et vous, avez vous déjà adhérer aux audiolib? Ou y êtes vous réfractaires, ne croyant qu'au livre papier? Ou alternez vous les deux?

Eric Emmanuel Schmitt: Les mauvaises lectures (lu par Pierre Arditi) Audiolib, 2009

vendredi 4 décembre 2009

De la cruauté


Résumé:Chez le baron des Ravots, existait une coutume appelée le "conte de la Bécasse". Chaque convive, à la fin du banquet, après avoir dégusté une bécasse, racontait une histoire...

Mon avis: Je voudrais commencer ce billet par un constat (de mon point de vue. Je ne veux pas généraliser): l'étude des "classiques" à l'école comme Balzac, Zola, Stendhal, Maupassant, Hugo... pour ne citer qu'eux mais la liste est encore longue, ne nous aide pas à les apprécier. On aurait plutôt tendance à les fuir. Du moins, c'est ce qui s'est passé avec moi et il m'a fallu 15 ans pour me plonger, de mon plein gré, dans la lecture délicieuse de Maupassant. Mais tout ça ne serai surement jamais arrivé si France 2 n'était pas passé par là avec la collection Maupassant. Comme quoi la télé n'a pas que des mauvais côtés.
En effet, c'est en voyant La collection Maupassant et Au siècle de Maupassant(dédiée à d'autres auteurs comme Balzac, Barbey d'Aurevilly, Zola, Daudet, Hugo...) que ma curiosité à été piquée. De Maupassant, je n'avais lu qu'une nouvelle étudiée en classe de 1ere,: Une partie de campagne, qui m'avait laissé de marbre. mais en voyant les adaptations faites par l'équipe de Gérard Jourd'hui, je n'ai pas hésité à aller acheter deux recueils de nouvelles dont ces Contes de la bécasse.

Et alors me direz vous. Qu'en pensez? C'est un délice: ces nouvelles tantôt drôles (Les sabots qui m'a fait pleurer de rire devant l'ignorance d'Adélaïde), mais souvent cruelles (La folle, Saint Antoine (d'où l'on passe du rire à un effroi devant la cruauté d'Antoine), Aux Champs (celle qui m'a fait me poser des questions comme devant son adaptation magnifique sur France 2). On prend d'abord le parti de la mère Tuvache, se disant qu'elle a bien fait de ne pas vendre son enfant, on trouve les voisins sans cœur et seulement appâtés par l'argent. Mais le twist final nous démontre que les voisins n'ont peut être pas eu tort. C'est troublant ce que je dis. Mais c'est ce que pense l'enfant de la mère Tuvache qui lui reproche d'avoir gâché sa vie car il ne peux pas épouser celle qu'il aime car ils sont de deux mondes différents. Qu'auriez vous fait à la place de la mère Tuvache?)

Maupassant est aussi un maître dans l'art de la nouvelle. En peu de mots, il sait décrire un paysage, un personnage. Une situation est vite mise en place chez Maupassant mais sans négligence. Rien n'est oublié. C'est ce qui fait de lui l'un des meilleurs nouvellistes français. Et je prend un tel plaisir à le lire que je n'ai pas hésiter un instant à m'offrir l'intégrale des contes et nouvelles paru chez Omnibus.

Je voudrais finir en parlant de la nouvelle qui m'a le plus touché, car elle est pour moi, l'une des plus belles histoires d'amour que j'ai lu: La Rempailleuse. Cette femme n'a aimé qu'un seul homme dans toute sa vie, un petit bourgeois, fils de pharmacien, à qui elle donnait son argent durement gagné afin qu'il s'intéresse à elle. Et durant toute sa vie, elle s'est languie d'amour pour lui. Si bien qu'à sa mort, elle légua à ce pharmacien toute sa fortune. D'abord dégouté d'être aimé par une gueuse, il colère, ainsi que sa femme. Mais ça ne les empêche pas de prendre l'héritage.
J'ai eu honte devant le comportement de cet homme. Pourtant ça ne devrait pas me surprendre, les hommes sont souvent comme ça. Alors que les femmes... Mais Maupassant le dit mieux que moi, par l'intermédiaire de la marquise de Bertans:

Décidément, il n'y a que les femmes pour savoir aimer!

Que dire de plus.

Guy de Maupassant: Contes de la Bécasse, Folio, 210 pages, 1979

jeudi 3 décembre 2009

We wish you a merry christmas...


Résumé: Cette année, la première où leur fille a quitté la maison familiale,les Krank font leurs comptes et décident de faire l'impasse sur Noël. Finis les sapins, les cartes de vœux et Frosty, le bonhomme de neige illuminé, à eux les plages de sable fin et le ciel éternellement bleu! Une croisière financée par les économies réalisées, est exactement ce qui leur faut. Mais c'est sans compter sur leurs voisins qui, de l'envie et des encouragements, passent bien vite à une hostilité à peine voilée devant ce rejet des traditions de la petite communauté soudée. Assiégée par des chorales militantes et des supporters de Frosty, les Krank tiennent bon... jusqu'au jour où...

Mon avis: Tout d'abord, je voudrais dire ceci: je n'aime pas Noël et tout ce qui tourne autour: je trouve ça trop mercantile (et ça me déprime un peu). Alors, vous pensez bien que quand j'ai vu ce titre, je me suis dit: ce livre est pour moi! Surtout qu'il est signé d'un de mes auteurs préférés. Je n'avais plus d'excuses pour me lancer dans sa lecture.
Pendant une bonne partie du livre, j'étais de tout cœur avec Luther et Nora Krank qui avaient décidé de "passer" Noël, cette année. J'en ai voulu à leurs voisins. Je me disais: mais laissez les tranquille. Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Puis arrive ce fameux 24 décembre et ce coup de fil qui chamboule tout. Et là, je dois dire, j'en ai voulu à leur chère fille, Blair, de rentrer au bercail. Elle pouvait pas y rester au Pérou avec son Péruvien. Au moins, jusqu'à l'année prochaine. Non, elle débarque et mademoiselle veut montrer à son chéri comment on fête Noël en Amérique. Vous imaginez la panique pour les Krank qui n'avaient rien préparé. Plus qu'une journée pour le faire. La galère quoi!

Ce livre est jubilatoire. John Grisham, qui sort de son registre habituel (le thriller juridique) nous décrit point par point comment se passe un Noël traditionnel aux States avec le sapin, les décorations extérieures, le bonhomme de neige sur le toit: le fameux Frosty (qu'est ce que j'ai pu le détester celui là!) mais aussi Rudolph, le fameux renne au nez rouge, les cartes de vœux à envoyer, les cadeaux, évidemment, les fameux concours de décorations des rues. John Grisham arrive avec humour à nous restituer tout ça et à me faire aimer cette histoire de Noël car elle était très différente des autres. Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'au dernier quart du roman qui retombe dans les histoires traditionnelles de Noël. Et là pour moi, ça a eu du mal à passer. J'attendais avec impatience de voir la fin pour être surpris et quand ce fameux coup de fil est arrivé (je te déteste Blair!), j'ai tout de suite deviné comment ça allait se terminer. Et j'ai malheureusement vu juste.
Mais ne vous méprenez pas, j'ai adoré ce livre, que je n'ai pas voulu lâcher avant de savoir la fin. Car même si ce n'est pas un thriller, et que le style de l'auteur est plus léger que dans ses autres livres, il y a quand même cette petite pincée de suspense. On a quand même envie de savoir comment ça va se terminer. Sauf que je n'ai pas aimer ce dernier passage qui m'a un peu gâché mon plaisir.
John Grisham est aussi à l'aise dans les intrigues judiciaires que dans la comédie. Et des passages sont à mourir de rire: la fameuse scène où Luther est suspendu au toit de sa maison, par la faute de Frosty (Oui, il faut se méfier des bonshommes de neige. Sous leurs airs de gentils qui se cachent derrière un grand sourire joyeux, ce sont des monstres).
En revanche, ce livre ne m'a pas donné envie de fêter Noël. J'ai encore en tête la somme que les Krank ont dépensé l'année d'avant (6000 dollars!!!!!). Moi je vous le dis, ça donne à réfléchir. Surtout qu'il n'en reste quasiment rien l'année d'après et qu'il faut tout recommencer.
Donc, cette année, j'ai pris une bonne résolution: pas de Noël cette année!

John Grisham: Pas de Noël cette année (Skipping Christmas), France Loisirs, 261 pages, 2002

mercredi 2 décembre 2009

Et la PAL grandit, grandit...

Voilà que je reviens de la librairie avec quelques achats livresque qui font grandir ma PAL déjà imposante.


Pour ma redécouverte de la littérature classique. Et autant commencer par le premier des Rougon-Macquart


Cela faisait longtemps que je voulais le lire et parce que le DVD attend bien sagement dans ma DVDthèque que je le visionne.


Il m'a sauté dans les mains (je vous jure monsieur le juge!). Et puis,je voulais découvrir l'univers de cet auteur et cette histoire de sorcière m'intriguait.


Ce livre me zieute depuis plusieurs semaines et là je n'ai pas résisté et je suis sorti avec. (Que voulez vous, je ne peux résister longtemps à l'appel d'un livre qui me crie: emmène moi chez toi!)

Encore de belles heures de lectures devant moi. Mais l'hiver qui s'annonce est fait pour ça. Pourquoi se priver?

Des racinés


Résumé: Lorsqu'elle apprend qu'elle a été adoptée, Laura, décidée à retrouver cette mère qu'elle ne connait pas, part en Nouvelle Zélande. Là bas, elle retrace peu à peu la vie de Cécilia. Jeune noble britannique, Cécilia attire tous les regards, mais c'est sous le charme de Kaharinga, un fier et ténébreux maori qu'elle va tomber. De cultures différentes, ils ne peuvent révéler leur amour au grand jour et chacun est promis à un autre. Cécilia devra alors affronter de terribles épreuves: la haine d'un prétendant rejeté, la perte d'un enfant et la guerre entre colons et indigènes. Pourra t-elle un jour vivre sa passion avec l'homme qui a enflammé son cœur?

Mon avis: La couverture d'un livre peut être un choix dans ma recherche littéraire. Une belle couverture peut me faire vivre une belle aventure.
Ce fut le cas avec ce livre. C'est d'abord ce paysage et ce guerrier maori qui ont attiré mon regard et fait que j'ai lu la quatrième de couverture. C'est ensuite l'histoire qui m'a intéressée.
Ce qui m'a fait ouvrir le livre et commencer ce voyage, c'est une envie de changer de destination: après un voyage en Angleterre en compagnie d'Emily Brontë et de Jane Austen, j'avais envie de partir ailleurs. Et je me suis souvenu de ce livre qui attendait dans ma PAL. Un voyage en Nouvelle Zélande, c'est ce qu'il me fallait.

J'ai alors ouvert le livre et commencé timidement le voyage car je trouvais l'histoire un peu convenue et l'écriture de l'auteur ne m'emballait pas plus que ça. (Bon il est vrai qu'après Austen, Simonay c'est autre chose).
Puis, quand l'histoire de Cécilia est apparue, j'ai alors commencé mon voyage en même temps qu'elle, découvrant ce pays que je ne connais que de nom. Et la force de Bernard Simonay, c'est que, même si l'histoire ressemble à beaucoup d'autres déjà lues ou vues, c'est qu'il connait l'histoire de ce pays qu'est la Nouvelle Zélande et qu'il nous en donne un brillant aperçu.
La Nouvelle Zélande avec ses guerres entre indigènes et colons britanniques, ses débarquements, ses paysages que je voyais se dessiner devant moi, m'a fasciné. Ce livre m'a aussi permis de faire le rapprochement entre les indiens d'Amériques et les Maoris et de faire ce terrible constat: les colons font des désastres partout où ils passent en voulant imposer leurs lois sur des peuples qui n'avaient rien demandé. Et qui, en définitive font progressivement disparaitre ces peuples.

Et que dire de Laura, sinon que tout le monde peut se reconnaitre en elle. En partant à la recherche de sa mère, elle recherche tout simplement ses racines. Et comme elle, je crois qu'on a tous envie et besoin de savoir qui on est et d'où l'on vient.

Cette Princesse Maorie m'a emportée et fait voyager dans une contrée extraordinaire et, même si l'histoire est convenue, j'ai apprécié ce voyage immobile.

Bernard Simonay: Princesse Maorie, France Loisirs, 562 pages, 2005

mardi 1 décembre 2009

Aller au delà des apparences


Résumé: Elizabeth Bennet, qui n'est pas riche, aimera t-elle lez riche et orgueilleux Darcy? Si oui, en sera t-elle aimée? Si oui encore, l'épousera t-elle?

Mon avis: Me voici de retour avec Orgueil et préjugés comme je vous l'avais dis dans un précédent billet. Avec ce livre, je continue mon voyage dans les classiques anglais. Et encore une fois, c'est un ravissement. L'histoire que raconte Jane Austen dans O&P est tout ce que j'aime.
Le romantisme est dans chaque page. Mais Jane Austen ne s'arrête pas à ça: elle dépeint également cette bourgeoisie campagnarde qu'elle n'épargne pas. Elle en fait un portrait juste et très caustique.

Dans ce livre,tout est une question d'apparence, de convenances, avec cette pointe de ragots propres aux petites villes et aux villages. Tout est une question de préjugés. Et Elizabeth n'en manque pas à l'égard de Darcy qu'elle trouve orgueilleux et hautain (alors qu'il n'est qu'un homme réservé. Et c'est cette réserve qui lui donne cet air supérieur). L'histoire est vu à travers les yeux d'Elizabeth. De cette manière, les lecteurs (et les lectrices, je ne vous oublie pas mesdames) se range à son côté et à celui de tout le monde. Elle prend Wickam pour un gentleman, alors qu'il s'avèrera être tout le contraire à la lumière d'évènements révélé à Elizabeth par Darcy. Ce même Darcy, qu'elle trouve arrogant et qui ne mérite pas même un regard de sa part.
Et c'est une lettre de Darcy qui va tout changer (surtout le regard d'Elizabeth (ainsi que le mien), en lui avouant qui est vraiment Wickham et ce qu'il a fait subir à sa famille. Lettre que Darcy écrira après avoir reçu un refus catégorique à sa demande en mariage.

Ah, chère Elzabeth.Ce que j'ai pu vous aimer. J'ai aimé votre liberté de ton et votre indépendance d'esprit.
Et que dire de Darcy. Je comprend mieux maintenant pourquoi il a tant d'admiratrices parmi vous mesdames et mesdemoiselles. Qui ne voudrait pas d'un gentleman comme lui. Ce cher Darçy que je vois cité dans beaucoup d'autres romans (tel Bridget Jones qui s'inspire beaucoup d'Orgueil et Préjugés, jusqu'à donner le même nom à Mark, dont Bridget va tomber amoureuse)
Jamais un livre ne m'avait fait autant réagir. J'arrêtais ma lecture pour lancer des réflexions plus ou moins charmantes ou odieuses, en traitant Miss Bingley de pimbêche ou Wickham de salaud! . Mrs Bennet me faisait lever les yeux au ciel par sa bêtise et je ne vous parle pas de ses filles qui sont agaçantes au possible. il n'y avait qu'Elizabeth et Jane qui trouvaient grâce à mes yeux.

J'ai adoré cette découverte anglaise. Jane Austen est une auteur magnifique et je suis heureux de voir qu'elle a retrouvé ces lettres de noblesses grâce à la blogosphère littéraire et à internet (Merci à vous mesdames! Car il faut bien le dire: ce sont en majorité les femmes qui lisent Jane Austen). C'est mérité.

Je n'aurai qu'un seul regret à formuler. Je l'ai lu trop vite. Et j'ai eu du mal à quitter Elizabeth et Darcy. Mais je sais que je les retrouverai bientôt pour une relecture ou un énième visionnage d'une adaptation. Ca me réconforte.

En conclusion, je dirai ceci: si on ne va pas au delà des apparences, on risque de passer à côté de son âme soeur.

Jane Austen: Orgueil et préjugés (Pride & préjudice), 10/18,369 pages, 1979

lundi 30 novembre 2009

Chris, Lucia & Emmanuel

Je voulais vous faire partager l'un de mes coups de coeur du moment. C'est un duo de Chris Botti (trompettiste) & Lucia Micarelli (violoniste) interprétant la musique de Michel Colombier: Emmanuel (que M. Colombier a écrite en 1970 en mémoire de son fils parti rejoindre les anges à l'âge de 5 ans.)

La première fois que j'ai entendu cette musique, j'ai eu les yeux dans l'eau. Et les autres écoutes me font le même effet.

dimanche 29 novembre 2009

Un grand saut vers la vie


Résumé: La veille du nouvel an à Londres, quatre individus se retrouvent par coïncidence, sur les toits d'un immeuble, tous avec la même intention de sauter pour mettre un terme à une vie devenue intolérable.
Ce quatuor n'a en commun que le désespoir...et une petite faim. Et voici justement deux pizzas apportées par l'un d'eux. Au fil de ce repas improvisé, les langues se délient.


Mon avis: J'ai découvert Nick Hornby avec son livre: High Fidelity, livre plein de drôlerie et de culture pop anglaise indéniable qui m'avait énormément plus.
Alors que pensez de ce livre Vous descendez??
Sur un sujet mélodramatique et plombant (le suicide) ce roman est rempli d'humour. Au début, j'ai même ri aux éclats devant les répliques parfois cinglantes et pince sans rire des personnages. J'adore l'humour anglais, avec ces pointes de cynisme et de noirceur. Les anglais savent me faire rire avec un sujet grave comme le suicide, par exemple.

Quatre personnages nous accompagnent tout au long du roman: Martin, Jess, JJ et Maureen. Ce sont eux qui racontent leur vie et leurs expériences à tour de rôle. Ils s'adressent directement aux lecteurs et j'ai aimé cette interaction. Au début de ma lecture, j'ai trouvé ça marrant, riant même aux éclats devant certaines répliques puis vers la fin du livre, je souriais seulement.
Certains personnages sont devenus antipathiques à mes yeux. Jess, cette ado de 18 ans était insupportable avec son côté rebelle (si on trouve rebelle le fait d'ouvrir sa gueule pour sortir des conneries ou des insultes); Martin, le plus caustique est aussi le plus égoïste et ne pense qu'à sa petite personne.
Ce sont JJ et surtout Maureen qui m'ont fait aller au bout du roman. (Je voulais aussi savoir s'ils allaient faire le grand saut): JJ, ce jeune musicien américain raté qui s'est retrouvé à Londres par amour, en suivant sa petite amie Lilly qui l'a au final largué; Maureen, celle que je trouvais trop catho avec ses bondieuseries et qui s'est retrouvé avec un môme handicapé car c'est pas bien d'avorter. Ces deux là ont suivi le chemin inverse de Jess et Martin en devenant sympathiques. Surtout Maureen, elle que je trouvais un peu cul cul au début du roman, s'est épanouie au contact des trois autres et a réussi à sortir de ce carcan dans lequel elle était enfermée.

En parlant de quatre suicidaires, Nick Hornby nous parle de la vie et des nouveaux départs. Mais également d'un destin moqueur car ces 4 là ne se seraient jamais rencontré et n'auraient jamais repris goût à la vie si elles n'avaient pas eu en commun la volonté de se donner la mort.

Ce livre est plaisant à lire (même si les explications philosophiques de Jess et Martin étaient parfois énervantes) et ce, malgré les coquilles dont est truffées le roman. Ce qui était gênant à la longue.
Je referai un voyage dans l'univers de Nick Hornby avec Slam qui se trouve dans ma PAL.

C'est Vous descendez? qui m'a donné envie de lire Orgueil et préjugés. Nick Hornby fait référence à un certain Mr Darcy par deux fois dans son roman. Ça ne pouvait pas être une coïncidence. Le livre de Jane Austen m'appelait et j'ai répondu à cet appel en me plongeant dans Orgueil et préjugés dont je vous parlerais bientôt.

Nick Hornby: Vous descendez? (A long way down), France loisirs, 404 pages 2005

samedi 28 novembre 2009

L'aventure humaine d'un optimiste


Résumé: Ni ses origines obscures, ni son enfance dans les ruelles d'un quartier misérable n'ont réussi a entamer l'optimisme de Tom Bedlam, gamin débrouillard, loyal et courageux. Une série de coups du sort, la réapparition de son comédien raté de père, l'arrivée d'un mystérieux bienfaiteur et le destin de Tom va prendre un tour inattendu.

Mon avis: Malgré les embûches qu'elle met sur notre route, la vie est magnifique.
Voilà ce que pourrait dire Tom Bedlam dont la vie à mal commencée. Déjà son nom (Tom Bedlam) que son père lui a donné parce qu'il était passionné par Le Roi Lear, avant de l'abandonner avec sa mère.
(Dans Le Roi Lear, un personnage se déguise en fou et prend le nom de Tom O'Bedlam. Ce personnage aurait réellement existé au XVIIe siècle parmi les mendiants de Bedlam, l'asile d'aliénés de Londres). Comme vous le voyez, c'est un nom qui n'inspire pas confiance. C'est pour ça que Tom prendra le nom de Chapel, devenu adulte.
Tom et sa mère, Emily Bedlam essaient de survivre en travaillant dur pour l'usine de Todderman. Sa mère économise pour avoir une maison à la campagne et pour que Tom ait de l'instruction. Sauf que Wiliam Bedlam, son père, réapparait dans leur vie pour mieux la détruire en volant toutes les économies d'Emily. Sa mère travaillera tant et tant qu'elle finira par tomber malade et mourir. Et c'est là que la vie de Tom va changer par l'intermédiaire de son grand-père maternel, homme fortuné qui avait renié sa fille car il n'acceptait pas son mariage avec ce raté de Bedlam, mais qui consentira à exaucer la volonté de sa fille: faire de Tom un homme instruit.
On pourrait croire que la vie sourit enfin à Tom mais les ennuis sont loin d'être finis. il seront nombreux mais Tom les traversera en gardant toujours l'espoir qu'un jour, il réussira à se construire une belle vie.

l'histoire de Tom m'a captivée du début à la fin. j'ai tourné les pages sans m'en rendre compte. Sa vie est tellement remplie qu'un seul moment d'inattention peut nous faire passer à côté de quelque chose d'important.

La comparaison avec Dickens est indéniable. Et l'Orfling, le bébé de la famille Limpkin, les voisins de Tom à Londres, est un hommage au grand Charles (L'Orfling étant un personnage de David Copperfield): ce bébé qui refuse de grandir et qui garde son apparence de nourrisson jusqu'à l'âge de huit ans (voir plus) avant de grandir tout d'un coup quand sa soeur Audrey, emprisonnée pour s'être défendu contre son violeur, ne sera plus là pour s'occuper de lui.
On retrouve dans le roman de George Hagen le Londres du XIXe avec ses mendiants, ses prédicateurs de fin du monde comme Pendletton (ami du père de Tom)ou Pound qui lui prendra ce créneau. Ce sacré Pound qui annoncera que la fin du monde tombera un certain 11 novembre 1918! (D'une certaine manière, il n'avait pas tout a fait tort. Une page de notre histoire s'est tournée ce jour là ).

Ce que j'ai aimé ce livre avec ces personnages hauts en couleurs, ces voyages dans le Londres de cette fin du XIXe, puis en Afrique du Sud , là ou Tom partira pour pratiquer la médecine sous le nom de Chapel et où ses enfants grandiront.
J'ai aimé la détermination de Tom à croire au bonheur et à le vouloir à tout prix, même si pour ça, il doit se battre contre les aléas de la vie.

Alors, pour ceux qui aiment l'aventure,qui aiment Dickens, qui vibrent pour les belles histoires, lisez ces grandes espérances. Et j'espère que comme moi vous passerez un moment enchanteur avec Tom Bedlam Chapel.

George Hagen: Les grandes espérances du jeune Bedlam (Tom Bedlam), France Loisirs, 695 pages, 2008

vendredi 27 novembre 2009

Tragédie américaine


Résumé: Deux hommes, George et Lennie, marchent vers le ranch où ils vont travailler pour gagner un peu de pèze. L'un est petit, hable et travailleur, l'autre est grand, massif avec un mental enfantin. George prend soin de Lennie et tout se passe bien jusqu'à ce qu'une femme fasse tout basculer.

Mon avis: Avec seulement six chapitres, John Steinbeck a mis en place la tragédie qui s'est jouée devant moi. Ce roman est écrit comme une pièce de théâtre. L'auteur plante d'abord le décor par une description du lieu de l'action (Salinas en Californie) avant de laisser la place aux dialogues percutants des personnages. Grâce aux phrasés et aux intonations de ces hommes et de ces femmes, bien retranscrit par Steinbeck dans le roman, j'ai entendu leurs voix. Et je n'ai pas eu besoin d'imaginer la scène, je l'ai vu se matérialiser devant mes yeux comme si j'assistais à une représentation théâtrale.

L'intrigue ne se passe que le temps d'un week-end. Mais ces deux jours sont foisonnants et remplis de tellement d'évènements que je suis sorti de ce livre un peu sonné. En peu de temps, John Steinbeck fait monter crescendo, le drame qui se profile par petite touche jusqu'à la tragédie du dernier acte.
L'auteur m'a fait rêver également, même si j'ai su à l'avance que les rêves de George et Lennie ne se réaliseraient jamais. Ces petites parenthèses de rêves font du bien et apaisent le climat oppressant qui se dédage du ranch et de ses habitants. Lennie le dit à George. Il ne veut pas rester au ranch, il ne s'y sent pas bien. Et l'attitude de Curley envers lui n'arrangera pas les choses.

Même si j'en connaissais la fin pour avoir vu le film il y a quelques années, j'ai eu ma petite larme au coin de l'œil en la lisant. Et pourtant je pleure rarement en lisant un livre.
Je ne vais pas raconter la fin du livre (pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu et qui voudraient le découvrir) mais je voudrais seulement ajouter que, malgré la tragédie, j'ai trouvé le dernier chapitre onirique et plein de poésie.

Il y avait longtemps que je voulais découvrir John Steinbeck que je ne connaissais que de nom. Je me suis dis qu'un petit livre comme celui ci pouvait être un bon commencement pour entrer dans son univers.Et je trouve que j'ai fait le bon choix car je n'ai pas été déçu et je compte bien renouveler l'expérience avec un autre de ses livres. J'ai A l'est d'Eden qui attend dans ma PAL et qui n'est autre que le livre qu'a adapté Elia Kazan au cinéma avec James Dean dans le rôle titre.

John Steinbeck: Des souris et des hommes (Of mice and men), folio, 175 pages, 1955

jeudi 26 novembre 2009

Cosmic Dancer


Aujourd'hui, c'est le cinéma qui est à l'honneur dans ce blog avec l'un de mes coups de cœur: Billy Elliot.

Synopsis:Billy, 11 ans, découvre avec surprise qu'un cours de danse partage désormais les même locaux que son cours de boxe. Fasciné, il abandonne les gants de cuir pour assister secrètement à ses cours de danse. Son père et son frère, mineurs en grève, n'acceptent pas qu'il puisse se livrer à des activités aussi peu viriles.


je me souviens parfaitement du jour où j'ai eu mon coup de cœur cinématographique de l'année 2000. C'était un jeudi soir, devant l'émission "Comme au cinéma" présentée par Frédéric Lopez (eh oui, c'était le bon temps où les émissions consacrées au cinéma existaient encore avant de disparaitre de nos écrans télévisuels comme les dinosaures...mais je m'égare là.) Donc je regardais cette émission quand arrive la chronique d'Isabelle Motrot, que je ne connaissais pas mais que j'aime beaucoup depuis et dont j'écoute les avis cinématographiques avec intérêt car ses goûts rejoignent souvent les miens. Dans sa chronique, elle parle de son coup de cœur du moment, un petit film britannique: Billy Elliot , 1er film de Stephen Daldry. Et elle en parle avec tellement d'enthousiasme que j'ai eu très envie d'aller voir le film. Surtout que les images du film diffusées dans l'émission avaient renforcé cette envie.

Je suis allé voir ce film dans le petit cinéma de la ville où j'habitais à l'époque. Ce cinéma avait la particularité de diffuser des films en VOST, dont Billy Elliot. C'est d'ailleurs ce film vu dans sa langue originale qui m'a donné le goût de regarder des films en VOST. (Il me faut quand même les sous titres pour comprendre le tout sinon je m'y perd un peu. Mon anglais étant très faible).

Mais pourquoi ce film m'a marqué autant? Tout simplement parce que c'est léger comme une bulle de champagne. Et que son message est clair: il faut croire en ses rêves et y aller a fond pour pouvoir les réaliser. Billy va aller au delà des préjugés pour vivre sa passion et faire comprendre à son père qu'on n'est pas forcément de la jaquette parce qu'on fait de la danse.
Ce qui me plait également, c'est cette façon qu'à le film et le cinéma britannique en général, de parler des problèmes de la société (les grèves et le chômage ici) avec un ton enjoué. Le film Les virtuoses avec Ewan McGregor à une certaine ressemblance, sur certains points, avec Billy Elliot.

Ce film est une bouffée d'air frais et tous les comédiens sont parfaits dans leur rôles respectifs.
Gary Lewis est fantastique, dans le rôle de ce père dépassé par tout ça et qui essaye de s'en sortir après la disparition de sa femme, et avec la grève des mineurs, dont il fait parti, et qui bouscule le pays. D'ailleurs il ira même à l'encontre de ses convictions en reprenant le travail (au grand étonnement de son fils ainé, gréviste comme lui) pour que Billy puisse continuer sa passion.

Julie Walters est phénoménale dans ce film. Elle donne vie avec tellement de force à Miss Wilkinson qu'on ne peut que s'incliner devant elle. Cette chère Miss Wilkinson va être un mentor, voir, une 2e mère pour Billy. Elle va aider le jeune garçon à se construire grâce à son regard de femme (ce regard qui manque tant à Billy depuis la mort de sa mère).

Sans oublier la révélation du film: Jamie Bell:




Ce jeune acteur de 14 ans (au moment du film) est impressionnant et donne toute sa puissance et sa fougue au jeune Billy. Choisi pour ses qualités de comédien (ça va sans dire)et de danseur (Jamie Bell a lui aussi été danseur dès son plus jeune âge), il donne toute sa justesse à Billy. Ils sont indissociables tous les deux.

La BO du film est également géniale. Cette pop anglaise des 80's va parfaitement bien dans le contexte du film (la grève des mineurs en Grande Bretagne remonte à 1984)et accompagne parfaitement les chorégraphies du jeune Billy dans les rues de Londres. Les scènes où Billy danse dans la rue sont pleines de poésie et évoque pour moi, la liberté. Ce sont mes scènes préférées du film.

Et le film vient d'avoir une deuxième jeunesse car il est devenu une comédie musicale à Broadway (malheureusement, il n'y avait plus de places quand je suis allé à New York au mois de septembre). C'est d'ailleurs un très grand succès. Tellement énorme que la comédie musicale va être adaptée au cinéma! Comme quoi, c'est une histoire sans fin.




Pour finir, je voudrais adresser ce simple mot à Isabelle Motrot: Merci!

Billy Elliot: réalisé par Stephen Daldry, avec Jamie Bell, Julie Walters, Gary Lewis... (2000)