jeudi 31 janvier 2013

Sérum (Saison 1, Episode 1)

4e de couverture:
1773 : MESMER INVENTE L’HYPNOSE
1886 : FREUD INVENTE LA PSYCHANALYSE
2012 : DRAKEN INVENTE LE SÉRUM
 
 
Une injection.
Sept minutes pour accéder au subconscient d’Emily Scott.
Un carnet pour décrypter ses visions fantasmagoriques.
Quelques jours pour empêcher le pire.
 
Mais quand les morts suspectes se multiplient, le NYPD se pose une question : Arthur Draken est-il un psychiatre de génie ou un dangereux criminel ?
 
 
 
Voici la série littéraire qui a fait parler d'elle l'année dernière sur bon nombre de blogs et de chaines littéraires. 
Etant sériphile, je ne pouvais qu'être intrigué par cette série livresque. 

J'aime lire des romans feuilletonnants, comme cela se faisait beaucoup au temps de Dumas et de Dickens. Voir le mot "A suivre" à la fin d'un roman me donnerait presque le frisson. 
Il y a quelques années, je me souviens avoir acheté "La Ligne Verte" de Stephen King (aux Editions Librio) sous forme de feuilleton. Le roman était découpé en 6 épisodes que l'auteur écrivait au jour le jour, et publiait pratiquement dans la foulée, comme le faisait Dumas et Dickens en leur temps.
 Un épisode était publié par mois. Je l'achetais, le lisais dans la foulée et le mot "A suivre" à la fin de l'épisode, qui nous laissait dans un suspense insoutenable, me donnait un sentiment de plaisir et de frustration mêlée...dans l'attente du prochain épisode, le mois suivant. 
 
Les auteurs Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza se lancent à leur tour dans l'aventure palpitante, mais aussi risquée (car il faut avoir une maitrise du récit irréprochable pour éviter les invraisemblances d'un épisode à l'autre) du roman feuilleton...sauf qu'il vont encore plus loin que le fit Le King de l'horreur puisque leur histoire se prolongera sur plus de 6 épisodes (il y aura plusieurs saisons de 6 épisodes chacune). 
 
Ayant les 4 premiers épisodes dans ma PAL, je me suis décidé à me lancer dans cette série et je dois dire que je ne le regrette pas. Avec un style direct, cash et qui va à cent à l"heure, les deux auteurs nous embarquent dans une histoire trépidante, qui démarre sur les chapeaux de roues et qu'on ne peut pas lâcher avant la dernière page. 
Bien évidemment, c'est un épisode d'introduction, il est donc là pour poser l'intrigue et les personnages. Malgré beaucoup de zone d'ombres qui s'éclairciront au cours des prochains épisodes, on apprend à connaître le personnage de Lola Gallagher, détective de son état. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que les auteurs n'ont pas oublié de nous parler de la vie privée du personnage...ce qui la rend plus proche de nous. 
Le Docteur Draken, qui va avoir un rôle important, je pense, fait son apparition au mileu de l'épisode et il m'a paru un peu mystérieux. 
Bien évidemment, il y a aussi cette femme amnésique qui est poursuivi par des méchants et qui est peut être la clé de toute cette énigme. 
 
Enfin, bref, n'épiloguons pas trop pour ne pas trop en dire (après tout cet épisode ne comporte que 180 pages). Un premier épisode alléchant qui nous met directement dans le bain et qui donne vraiment envie de lire la suite. Deuxième épisode que je lirai le mois prochain. 
Tout ce que j'espère, c'est que les auteurs savent déjà jusqu'où ils vont aller avec cette série et qu'il ne vont pas nous faire 5 à 10 saisons, en nous perdant dans des détails inutiles..qui amènerait un sentiment de lassitude. Car, comme pour les séries télés, il faut savoir dire stop et mettre un point final à une série avant que le public, lassé, ne deserte la série et fassent chuter les audiences-pardon, les ventes. 
 
A suivre, donc...
 
Henri Loevenbruck & Fabrice Mazza: Sérum (Saison 1, Episode1), J'ai lu, 189 pages, 2012
 
 


Descente en librairie #28

En cette nouvelle année, j'ai décidé de ne faire qu'un seul billet par mois  de mes achats livresques. J'ai décidé également de noter la date d'achat pour chaque livre, afin de m'y retrouver.

Ma résolution de cette année est d'acheter moins de livres, pour pouvoir faire baisser ma PAL qui va bientôt atteindre les 700 livres.

Pour ce mois de janvier, je suis assez fier de moi puisqu'il n'y a que 9 livres qui ont rejoint ma PAL.
Parmi ces 9 livres, 2 sont déjà sorti de la PAL. un bon début pour faire baisser cette PAL. Je l'aurai, un jour, je l'aurai! (on peut toujours rêver).


5/01/13

Dès que je l'ai vu en rayon, je n'ai pas pu m'empêcher de le ramener chez moi.
Il n'a même pas eu le temps de découvrir la PAL puisque à peine acheter, déjà lu et chroniqué. Elle est pas belle la vie!
(acheté à Gibert puisqu'il n'y a pratiquement que cette librairie qui ont les romans de Blondel dans la ville où j'habite)








19/01/13


Comme chaque mois, je complète ma collection des Milady "Central Park" avec ce titre et cette couverture qui me donne faim, moi qui suis un fana de chocolat! Miam! (Acheté à la Fnac puisque j'ai 5% de réduction avec ma carte: il n'y a pas de petites économies)








J'avais déjà repéré ce titre dès sa sortie en grand format et il me tentait beaucoup. De plus la couverture est très fraiche et drôle! Ce sera probablement idéal pour la saison estivale. Un petit air de vacances.
(acheté à France Loisirs)







Cela fait juste un an  que j'avais noté ce titre dans un coin de ma mémoire, après avoir regardé la rubrique Livres de Télématin où un libraire nous parle de ces coups de coeur du moment.
C'est le libraire Nicolas Lefort, dont la Librairie Audé se trouve à Paris XVI (Page Facebook de la librairie "Audé") qui a fait de ce roman l'un de ses coups de coeur.
(Nicolas Lefort que certains d'entre vous connaissent peut être déjà depuis quelques années , puisqu'il a un vlog/blog qui porte le nom de Fantasy au petit déjeuner: Je vous assure qu'il parle tellement bien des livres qu'il m'a donné plusieurs fois envie de découvrir des romans fantasy, moi qui n'en suis pas un mordu total.)
J'aimerai bien d'ailleurs aller visiter sa librairie lors d'une des mes prochaines visites à Paris.
(Acheté également à France Loisirs. Ainsi, j'ai pu profiter de la "promotion" du mois: 30 points supplémentaires par livre acheté. Il ne me reste ainsi plus que 10 points, il me semble avant d'avoir mon 1er livre gratuit de l'année à France Loisirs).


2e titre du mois de la collection Milady "Central Park" que j'attendais avec impatience! Dans quelques mois, je vais refaire un petit tour à Lucky Harbor. Youpi!
(Acheté à Leclerc. Pourquoi avoir acquis ce livre à Leclerc et pas à la Fnac comme pour le livre de Lisa Plumley. Cest bien simple: il n'y avait "qu'un seul (!!!) exemplaire à la Fnac et ce dernier avait le haut des pages un peu noirci d'encre, je suppose. Alors je sais, ce n'est pas grand chose et, à part ça, le livre était en bon état. Sauf que je ne voyais que ce petit défaut qui allait m'obséder. Voilà pourquoi je l'ai acheté ailleurs)


22/01/13


Déjà lu et chroniqué.
(Reçu dans ma BAL,  dans le cadre du Prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points)








J'attendais ce livre avec impatience puisque je l'avais repéré depuis sa sortie en grand format. Ce sera probablement ma 1ere lecture du mois de Février.
(Reçu dans ma BAL, dans le cadre du Prix du Meilleur Roman des lecteurs de Points)







31/01/13


Voici l'un des premiers titres de la nouvelle collection des Editions Belfond: "Belfond Vintage". Une nouvelle collection qui me tente bien puisqu'elle va permettre aux lecteurs que nous sommes de (re)découvrir des romans oubliés mais qui étaient des grands romans à leur époque.
Je compte bien acheter les autres titres à paraitre dans cette nouvelle collection.
(acheté d'occasion à la librairie Gibert).





Un roman que je suis curieux de découvrir, comme toujours avec les Editions Belfond.
 (Reçu dans ma BAL. Ce roman paraitra le 7 février 2013. Merci à Brigitte des Editions Belfond pour cet envoi)







Une année achat qui commence doucement et qui s'annonce pleine de belles découvertes.




mercredi 30 janvier 2013

Trois dollars

4e de couverture: Mais comment Eddie a-t-il pu tomber si bas ? Son cursus universitaire fut exemplaire, sa carrière, son épouse, sa fille et son pimpant pavillon de Melbourne, tout autant. Mais voilà qu'il se retrouve seul, à trente-huit ans, sur un quai de gare avec trois malheureux dollars. Tout a commencé, se souvient-il, le jour ou la petite fille blonde dont il était amoureux l'a quitté parce qu'elle était riche... Vibrant au rythme des coups de blues tragi-comiques, des crédits impayés et autres découverts autorisés, l'inévitable « dégringolade sociale postindustrielle » d'Eddie, antihéros rêveur, fan de Joy Division et de golden retrievers, peut logiquement commencer...

La sortie du 3e roman d'Elliot Perlman , "La mémoire est une chienne indocile", aux Editions Robert Laffont, en ce début d'année 2013, a été le bon moment pour moi de sortir son premier roman de ma PAL. 
Je dois dire que j'en ressort un poil mitigé: il ne m'a pas déçu, loin de là, sinon, je pense que j'en aurait trainé la lecture pendant plus de 4 jours. J'ai trouvé même ce roman captivant, étant hypnotisé par le style flamboyant d'Elliot Perlman. 
C'est justement ce style qui m'a quelquefois complètement perdu: l'auteur part dans des réflexions quasi philosophique sur le monde qui entoure Eddie, le héros et narrateur de ce roman, qui m'ont fait perdre le fil et l'intérêt de l'histoire. Je décrochais alors complètement, lisant avec un voile dans mon cerveau qui s'estompait trois paragraphes plus loin quand l'histoire retrouvait de l'intérêt. Voilà ce qui explique mon sentiment mi-figue, mi-raisin sur ce roman.
Pourtant, j'ai trouvé ce dernier très intéressant: comme l'indique la 4e de couverture, le lecteur va suivre Eddie et savoir comment ce dernier à fait pour en arriver à tomber aussi bas. Justement, j'ai mal compris la 4e de couverture en la lisant, cela arrive. Je pensais suivre  Eddie après sa déchéance mais pas du tout. Le roman va n'être qu'un long flashback, de la naissance d'Eddie jusqu'à ce fameux matin où il se retrouve avec 3 dollars en poche, sur un quai de gare.
A travers Eddie, c'est toute une génération qui se livre, celle des trentenaires qui approche des fameux 40 ans. L'auteur nous raconte la déchéance de cet homme d'une manière brut et sans pathos, presque froidement, comme un constat. J'ai trouvé Eddie très touchant, dans sa relation avec Tanya, sa femme, qui va lentement tomber dans la dépression
Il y a aussi Amanda, qui tel un fantôme hante le roman et la vie d'Eddie. Ce dernier la rencontre tous les 9 ans et demi depuis son plus jeune âge. C'est elle qui sera le catalyseur de sa déchéance. Le plus fort, c'est qu'on le sait depuis le départ puisque Amanda fut l'amour d'enfance d'Eddie. Sauf qu'ils vont être séparés car ils ne sont pas du même monde. Puis, ensuite, à chaque étape stratégique de sa vie, elle se rappelera à lui dans des rencontres de hasard. 

Elliot Perlman a construit un premier roman ambitieux et maitrisé, sur la déchéance d'un homme qui ne pourra rien faire pour enrayer sa chute: on peut être maître de son destin mais il ne faut pas oublier que quelquefois, quelqu'un d'autre de plus puissant tire les ficelles. Eddie sera le jouet de personnes plus haut placé que lui. Un roman captivant qui parfois, m'a laissé sur le bord de la route pour mieux me reprendre à son bord, quelques paragraphes plus loin. Je suis maintenant paré pour lire son 2e roman: Ambiguités, qui a l'air encore plus complexe que ne fut Trois Dollars. Cela promet une lecture exigeante mais passionnante. 
Elliot Perlman, un jeune auteur australien , avocat de métier, devenu un grand de la littérature contemporaine. A découvrir assurément. 

Elliot Perlman: Trois Dollars, (Three Dollars), 10/18, 403 pages, 2006














9/Adapté en 2005 par Robert Connolly avec David Wenham, Sarah Wynter, Nico Billeam... (après lecture du roman, je suis curieux de voir cette adaptation)










dimanche 27 janvier 2013

La chanson de Maxence

Après Cherbourg, le slow qui tue de la semaine continue le voyage vers Rochefort:

Jacques Revaux (Jacques Perrin): La chanson de Maxence


Probablement, l'une de mes comédies musicales préférées. Et cette chanson de Maxence, mon titre favori que je prend toujours plaisir à chanter.
Vous trouverez curieux de voir deux interprètes pour cette chanson mais cela s'explique sur le fait que Jacques Perrin (tout comme Catherine Deneuve et Françoise Dorléac) est doublé pour les chansons. C'est Jacques Revaux, qui lui "prête" sa voix (Jacques Revaux qui composa par la suite la chanson française la plus adaptée de tous les temps "Comme d'habitude" et qui travaillera avec Michel Sardou sur des titres comme "La Maladie d'amour", "Les lacs du Connemara", "Musulmanes" ou "les Vieux Mariés" entre autres.).

Bonne écoute!





samedi 26 janvier 2013

Musical #10: The Fabulous Dorseys






Année: 1947
Réalisation: Alfred E. Green
Music: Jimmy Dorsey, Irving Berlin, Victor Shertzinger
Chorégraphie: Charles Baron

Casting: Jimmy Dorsey (lui même); Tommy Dorsey (lui même); Janet Blair (Jane); William Lundigan (Bob); Sara Algood (Mme Dorsey); Arthur Shields (M. Dorsey); Paul Whiteman (lui même); Art Tatum (lui même)...

Synopsis: Le parcours des frères Dorsey, Jimmy et Tommy , deux rois du swing, de leur enfance jusqu'au sommet de la gloire.

J'ai eu envie de revenir a cette rubrique des Musicals, mis en jachère depuis des lustres (un an et demi, il me semble) pour vous faire encore partager (et découvrir) ces musicals que je vois souvent pour la première fois mais  toujours avec plaisir.
Cette collection de Comédies Musicales me ravi encore et toujours. Voilà 3 ans qu'elle est commencée et je n'imaginais pas que le monde des Musicals était aussi important et divers.

Pour exemple, "The Fabulous Dorseys", dont je vais vous parler maintenant.
Ce film, sorti sur les écrans en 1947, fait parti de ces nombreux biopics musicaux dont le 7e art était friand dans les années 40. Bien évidemment, ces biopics ne sont pas à prendre au pied de la lettre niveau réalité. Comme souvent, la fiction s'invite (comme ce fut le cas avec "Ma vie est une chanson" (consacré au duo de compositeurs Rodgers & Hart) , "La pluie qui chante" (biopic sur Jerome Kern, autre compositeur) ou "Nuit & Jour" (biopic sur Cole Porter) dans le film en la personne du couple d'amoureux Jane, l'amie d'enfance des Frères Dorsey et Bob ,leur pianiste (deux personnages inventés pour le film).

La particularité du  film et son originalité, ce sont les interprètes des deux frères Dorsey:  ce sont  Jimmy et Tommy Dorsey, qui interprèteront leur propres rôles (enfin à l'âge adulte, bien entendu).  D'emblée, on peut trouver ça gonflé: faire un film sur des musiciens, comme un "hommage", et leur demander de "jouer" dans ce film, c'est un peu fort de café, comme un peu de mégalomanie.
Pour ma part,  je trouve au contraire que cela donne une authenticité au film. Il est même amusant de voir les deux frères rejouer leur fameuse dispute qui les sépara pendant dix ans. (au moment du tournage, les deux frères étaient bien évidemment réconciliés).

J'ai adoré ce biopic musical. Certes, il lui manque la couleur (mais bon après avoir vu plus d'une dizaine de musical en Noir & Blanc, je suis habitué et je n'en fait plus le cas), mais celle ci s'incarne dans la musique du film. Entendre ces morceaux de jazz et de swing m'a donné la pêche. Pour tout vous dire, je bougeais sur mon fauteuil au rythme de ces deux fabuleux orchestres. (Bien sûr, il faut aimer un tant soit peu le jazz et le swing pour pouvoir apprécier ce film à sa juste valeur).

Une musique entrainante, une histoire pas si banale que ça, puisqu'il y a de l'amour, des disputes, un petit suspense, de la tendresse, de l'émotion...tout ce qui fait un bon petit film. Le seul petit bémol: sa durée (1h24). C'est  vraiment trop court quand un film est aussi bon. De plus, I fall in love of Dorsey's Music. Je ne connaissais pas ces deux frères Dorsey, rois du swing, et maintenant, je n'ai qu'une envie: en écouter encore plus.

Jimmy & Tommy Dorsey: deux frères vraiment Fabulous!

Music cultes du film:


Marie: Tommy Dorsey



Art Tatum: Art's Blues



Un nouveau petit logo pour la rubrique "Musicals" (qui changera selon le film évoqué)














vendredi 25 janvier 2013

Grand-père avait un éléphant

4e de couverture: Du monde, Kounnioupattoumma ne sait rien, sinon que son grand-père avait un éléphant ! Fille de notables musulmans, elle est en âge d’être mariée. Pour sa mère, les prétendants ne sont jamais assez beaux, riches, puissants… surtout quand on songe à la splendeur passée de la famille. Hélas, la voici ruine?e ! La jeune fille peut enfin prétendre à des jours meilleurs…

Avec ce roman, je découvre la littérature indienne. C'est toujours intimidant d'entrer dans un nouvel univers géographique qu'on ne connait pas. On essaie d'y entrer à petits pas en espérant adhérer de suite à l'univers et l'histoire qui nous ait racontée.
Pour tout vous dire, j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce livre: je lisais avec curiosité ce petit conte qui nous parle des coutumes, des traditions, superstitions et de la religion musulmane en Inde. Je trouvais le propos de l'auteur intéressant mais je n'adhérais pas du tout aux personnages. J'étais comme hermétique à ce que je lisais, sans me sentir impliqué complètement. Je lisais. Point.
C'est avec la chute du père de Kounnioupatoumma et la rencontre avec Nisar et Aïsha que le roman prend une autre tournure et que j'y ai trouvé enfin un plaisir. L'histoire d'amour qui se profile entre Patoumma et Nisar est tendre, drôle. Je me suis senti comme un bienheureux devant ce futur bonheur qui pourtant est gâché par les traditions que la Oumma (la mère) de Kounnioupatoumma n'arrête pas de rabâcher à sa fille.

Voilà un petit roman tendre, drôle, étonnant qui nous replonge en enfance, nous donne un petit goût d'exotisme qui fait du bien. Alors, même s'il m'a fallu du temps pour y entrer, j'ai bien aimé. Sans plus. C'est un petit conte qui se lit très vite, qui nous ravit sur le moment, qui nous questionne sur la religion et les coutumes d'un pays. Oui, mais après? Que m'en restera t'il dans quelque temps? Je ne sais pas.
 Mais bon, le principal n'est il pas qu'il m'ait fait passer un bon moment sur l'instant. Après tout, les histoires ne sont que des histoires, qui nous font rêver. N'est ce pas cela l'essentiel?

Vaikom Muhammad Basheer: Grand-père avait un éléphant (Ntuppuppâkkorânéntârnu), Points, 153 pages, 2005














Magasin Général Tome 1: Marie

4e de couverture: - Ben voyons, Marie, tout le monde profite de toi, et puis on dirait que tu le vois pas... - Faut bien rendre service, Jacinthe... Je l'ai toujours fait. - Oui, mais avant, c'était Félix qui s'occupait du magasin ! - Je sais bien, ma petite Jacinthe... Je sais, mais j'ai toujours été comme ça... Une comédie truculente dans la campagne québécoise des années 20, premier volet de la trilogie distillée par Régis Loisel (La Quête de l'oiseau du temps, Peter Pan) et Jean-Louis Tripp (Jacques Gallard, Paroles d Anges). Réalisant ensemble le scénario aussi bien que le dessin, Loisel et Tripp ont conjugué leurs talents pour donner naissance à un auteur virtuel. 

Cette année, j'ai décidé de me remettre à la BD. J'en lis très peu, pensant à tort que cela se lit trop vite. Bien évidemment, j'ai lu étant gamin les Tintin, quelques Astérix et Boule & Bill, puis étant ados, j'ai commencé à lire la série "Largo Winch", puis j'ai arrêté d'en lire (j'ai aussi eu une période manga mais c'est une autre histoire).
Comme je crois que je passe surement à côté de belles histoires et de beaux albums, voilà pourquoi j'ai voulu retenter l'aventure Bédesque. Par contre, n'y connaissant pas grand chose en dessin (à l'école j'étais pire qu'une quiche dans cette matière), ne vous attendez pas à un compte rendu détaillé sur le dessin. Je vous parlerai plutôt de l'histoire, des personnages, comme je le fais pour les romans.

C'est ainsi que j'ai acquis, en décembre 2012, les 3 premiers tomes de "Magasin Général" de Loisel & Tripp. J'ai enfin sauté le pas puisque cela faisait un moment que cette série m'attirait.
Je viens de terminer le premier tome et j'en suis encore émerveillé, époustouflé, enthousiasmé. C'est le lieu où se déroule l'intrigue qui m'a attiré: la Province du Québec dans les années 20. Moi qui ai toujours été attiré par cette région (et encore plus après l'avoir visité), j'ai été enchanté de partir à Notre Dame des lacs.

Dès les premières pages, j'ai été emporté par l'histoire simple de cette paroisse. On y suit plusieurs personnages dont Marie (qui est l'héroïne de ce premier tome) qui vient de perdre son mari et qui doit s'occuper seul du Magasin Général, qui faisait parti de la famille de son mari. D'ailleurs le tome commence par l'enterrement de Félix, le mari de Marie. Puis, au fil des pages, on rencontre les habitants de cette paroisse, du curé, aux Ouellette, de Noël, qui habite au Moulin à Scie, d'Alice, l'institutrice qui va bientôt accoucher, de Gaétan, un gentil bonhomme, un peu simplet mais très attachant. Il fait d'ailleurs parti de mes personnages préférés et celui qui m'a fait rire aux éclats.

Oui, j'ai ri mais j'ai aussi pleuré en lisant cette BD: je pense que mes émotions sont exacerbés en lisant une BD car, comme pour un film ou une série, les images me sont donnés. Je les reçoit alors de plein fouet: le rire et les larmes viennent donc plus facilement et plus violemment. D'ailleurs le dessin magnifiquement tendre des deux dessinateurs ma beaucoup plu. Chaque personnage à sa caractéristique et est très reconnaissable (ce qui est une bonne chose), les paysages sont superbes et les couleurs utilisées m'ont rappelé ces fameux étés indiens, quand les feuilles commencent à changer de couleur. Simplement magique.

Un premier tome de présentation, qui au fil de saynètes de la vie quotidienne, nous présente des personnages truculents, drôles, sympathiques auxquels le lecteur s'attache tout de suite.Il y a aussi les dialogues, ce parler québecois que j'affectionne toujours autant et qui chante à chaque fois à mon oreille.  Puis la fin donne envie de lire la suite.
Heureusement, les 2 prochains tomes sont dans ma PAL!

Loisel & Tripp: Magasin Général Tome 1: Marie, France Loisirs, 76 pages (P17 à P. 92), 2009

jeudi 24 janvier 2013

Entre chiens et loups

4e de couverture: Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Un monde où les communautés s'affrontent à coups de lois racistes et de bombes. C'est un monde où Callum et Sephy n'ont pas le droit de s'aimer. Car elle est noire et fille de ministre. Et lui blanc et fils d'un rebelle clandestin.

Pourquoi? 
Pourquoi ai je attendu aussi longtemps pour sortir ce livre de ma PAL? 
Voilà un roman jeunesse comme je les aime. Malorie Blackman va, par le biais du "Et si..." nous parler de l'esclavage et de la condition des noirs...sauf que les conditions sont inversés: les noirs (les Primas) ont le pouvoir et les blancs (les Nihils) sont les esclaves: le fameux "Et si.... Ce que l'on peut appeler une uchronie. Ce roman peut entrer dans cette catégorie, je trouve.
En tout cas, uchronie ou pas, Malorie Blackman a écrit l'une des plus belles histoires d'amour de la littérature: Callum et Sephy est l'un des couples les plus beaux, les plus touchants qu'il m'ait été donné de rencontrer dans mon parcours de lecteur. Ces deux ados séparés par leur conditions (elle est noire, il est blanc) vont tout de même s'aimer par tous les moyens, et ce, en dépit de leur famille et du racisme qui gangrène leur pays.
J'ai beaucoup aimé qu'on entende les deux voix de ce couple: l'histoire raconté par eux est plus forte mais surtout créée une empathie entre eux et le lecteur. Je me suis senti très proche de ces deux êtres et j'ai voulu de toute mes forces que leur amour triomphe.
Il faut dire que l'auteur n'épargne rien à Callum et sa famille: elle leur fait vivre un véritable enfer et j'ai trouvé cela injuste...mais bon, s'il n'y avait pas d'épreuves, il n'y aurait pas de roman.
Malgré leur jeune âge, j'ai trouvé que Sephy et Callum avait une maturité qui gradissait au fil des épreuves qu'il devait surmonter: certes Sephy est un peu naïve au début du roman mais elle va vite perdre ses illusions  mais aussi perdre pied: ses parents ne feront rien pour l'aider: entre un père imbu de lui même, qui ne pense qu'à sa carrière politique, et une mère complètement abandonnée, qui noie sa solitude dans l'alcool, elle n'est pas aidée. Callum, quant à lui, va vivre des épreuves douloureuses qui lui feront perdre ses illusions sur un monde égalitaire qui va n'être qu'une utopie.

La fin du roman est bouleversante et déchirante: je défie quiconque  de ne pas pleurer ou être ému en la lisant.

Un roman jeunesse qui vaut d'être lu par le plus grand nombre car il nous montre que le racisme est partout (malheureusement) et qu'importe la couleur de peau "dominante", les mentalités sont les mêmes et bien difficiles à changer.
En lisant la fin, j'ai été pris d'un sentiment de curiosité: ce roman n'est que le premier d'une tétralogie et j'ai hâte de connaître l'avenir de tous ces personnages qui m'ont accompagné pendant 4 jours. Le deuxième tome devrait donc sortir prochainement de ma PAL.

Un roman que je vous recommande si vous ne l'avez pas encore lu. L'une des plus belles histoires d'amour de la littérature. Rien de moins.

Malorie Blackman: Entre chiens et loups (Noughts and Crosses), France Loisirs, 529 pages, 2005

 

dimanche 20 janvier 2013

L'amour en double

4e de couverture: Molly Marks, une jeune et jolie femme de vingt-sept ans, décide de suivre une thérapie - plus par désoeuvrement que par nécessité - avec le Dr Jonathan McEwan, qui ne tarde pas à devenir son amant.
Il lui apprend qu'il a un frère jumeau, James, qui réside à New York, également psychiatre, avec qui il est brouillé depuis dix ans.
Décidée à découvrir la raison de la rupture entre les deux frères, Molly se présente chez James McEwan sous un nom d'emprunt. Et elle en devient la maîtresse...
Désormais, elle ne cesse de comparer les jumeaux : leurs manies, leur façon de faire l'amour, leur écriture... Mais les manoeuvres de Molly se retournent peu à peu contre elle..


Pour ma 5e incursion  dans l'univers Oastien, j'ai voulu découvrir son double de papier Rosamond Smith. Oates a écrit des romans parfumé de  suspense sous ce pseudonyme.  
Qu'ai-je pensé de cet "Amour en double"?
Premièrement, je suis entré dans ce roman beaucoup plus facilement que d'autres romans de Oates  lus précédemment. L'histoire se met en place dès les premières pages et le lecteur se laisse facilement embarquer dans cette histoire rocambolesque, comme le fait Molly, l'héroïne de ce roman. En fait, j'ai trouvé que Oates s'était moins focalisé sur son style si particulier (que l'on retrouve pourtant dans certaines parties du livre nous faisant penser que la grande romancière Oates est derrière tout ça, mais avec un doute toutefois) pour nous trousser une histoire à vous rendre complètement fou/folle.

Les jumeaux m'ont toujours fasciné (voilà pourquoi j'ai été attiré par ce roman pour découvrir la plume de Rosamond Smith): ces deux êtres tellement semblables qu'on ne puisse pas les identifier. Oates/Smith se joue de cet état de fait pour que le lecteur se sente aussi perdu que Molly. Oates se sert de la dualité pour montrer la double facette de l'être humain (le bien et le mal se cache en chacun de nous: c'est ensuite à nous de faire le choix du bien ou du mal): j'ai même cru à un moment que le jumeau n'existait pas et que Jonathan et James n'étaient qu'une seule et même personne. D'ailleurs l'auteur nous fait douter à chaque instant. C'est fascinant.

J'ai également trouvé que ce roman était moins malsain que le fut "Hudson River", "Sexy", voir même "Blonde". Des sujets comme la trahison, la folie, et le sexe (des thèmes de prédilections de cette chère Mrs Oates) sont bien présents mais amené de manière moins crus que d'habitude. En revanche, la cruauté fait parfois son apparition devant le traitement que fait subir James (le jumeau "diabolique" si je peux m'exprimer ainsi) à Molly. Mais cela ne m'a pas dérangé. J'étais plutôt intrigué et curieux de savoir quel mystère cachait Jonathan à Molly.

 Un roman psychologique teinté de suspense qui vous tient en haleine et qu'on ne peut lâcher avant la fin. Pour vous dire, je l'ai pratiquement lu lors de ce dimanche neigeux, voulant savoir où l'auteur allait bien pouvoir nous emmener...et elle nous entraine dans une fin nébuleuse et ouverte qui n'a pas totalement attisé ma faim...mais c'est pas grave puisque le mystère des frères McEwans est levé avant les dernières pages. Ce qu'il va advenir d'eux et de Molly est de moindre importance. L'auteur n'a pas voulu faire de choix. Au lecteur d'imaginer, s'il le souhaite, le dénouement du trio Jonathan/Molly/James. L'essentiel est ailleurs. Cette "fin ouverte" ne doit pas vous empêcher de vous plonger dans ce très bon roman.

Joyce Carol Oates: L'amour en double, (Lives of the Twins), archipoche, 254 pages, 1989 (pour la première édition), 2012 (pour l'édition actuelle)






















organisé par George

Les Parapluies de Cherbourg

Le slow qui tue de la semaine vous emmène jusqu'à Cherbourg:

Nana Mouskouri: Les Parapluies de Cherbourg


Tiré du film musical "Les Parapluies de Cherbourg", cette chanson a été interprété par plusieurs artistes dont Nana Mouskouri.
Ce n'est pas une version fidèle du film: je pense qu' elle fut adaptée pour passer en radio, puisqu'il faut savoir que les dialogues du film sont tous chantés.

Bonne écoute!



samedi 19 janvier 2013

Eperdument (Lucky Harbor Tome 3)

4e de couverture:
Shérif, fais-moi rêver…
Chloe Traeger aime vivre dangereusement et ne s’en prive pas. Évidemment, son attitude rebelle ne manque pas d’attirer l’attention du très sexy shérif de Lucky Harbor.
Sawyer Thompson fait régner l’ordre dans cette petite ville côtière pour racheter ses écarts d’adolescent. Décidé à rester dans le droit chemin, il tente de résister à l’attirance qu’il éprouve pour Chloe, cette adorable sauvageonne. À moins que l’amour soit le seul moyen pour ces deux caractères si opposés de trouver un équilibre salvateur ?



Quel bonheur de retourner faire un petit séjour à Lucky Harbor! Même si, encore une fois, j'ai trouvé le séjour trop court (2 jours, juste le temps d'un petit week-end).
Plus j'avance dans la série, plus je me sens dans mes petits souliers et j'ai l'impression de retrouver des amis. Dans ce 3e tome, cela fait maintenant un an que les Soeurs Tragger sont arrivées à Lucky Harbor.  Avant la lecture de ce 3e tome, mon couple préféré était Maddie/Jax. Eh bien je peux vous dire que Chloe/Sawyer les ont remplacés. J'ai trouvé ces deux tempéraments volcaniques, trop choupinets: ils m'ont émus, ils m'ont fait rire, ils m'ont enthousiasmés, ils m'ont émoustillés: en bref, ils sont trop craquants (tout comme la couverture de ce tome que je trouve vraiment sublime. Cela donne envie d'aller faire un petit tour (en vrai!) dans cette petite station balnéaire).

Ce que j'aime dans cette série romance, c'est la profondeur des personnages: Chloe et Sawyer ont un passé et l'auteur nous le dévoile par petites touches: elle arrive à ce que les personnages se remettent en question: ce qui fait que Chloe et Sawyer, par exemple, sonnent vrais. Ils ne sont ni creux, ni caricaturaux et c'est grandement appréciable.

Ce qui est appréciable également, c'est de retrouver toute la petite communauté de Lucky Harbor (même si le tome est focalisé sur un couple en devenir Chloe/Sawyer): les deux autres soeurs Tragger, Maddie (qui prépare son mariage), Tara (qui est fiancée à Ford mais qui surveille de près les agissements de sa petite soeur Chloe), Jax et Ford qui font principalement de la figuration (mais bon en même temps, ils ont eu leur moment de gloire dans les deux tomes précédents), Lucille qui est peu présente, certes, mais est souvent évoqué de part son statut de "gérante" de la page Facebook de la petite ville.Mais il y a aussi les fréquentations de Chloe comme Todd, qui lui court après et qui a une dent contre Sawyer (on saura pourquoi au fil de la lecture), Tucker, Mitch, mais surtout Lance.
Ah, Lance. Le personnage le plus attachant du roman (et je ne dis pas ça parce qu'il est atteint de la mucoviscidose): meilleur ami de Chloe, il est là pour la rassurer, l'épauler. Chloe est très attachée à lui et la scène la plus vibrante fut probablement celle où est évoqué, en substance, la prochaine mort de Lance. Un grand moment d'émotion que l'auteur contrebalance avec une scène très drôle qui m'a fait passer des larmes au fou-rire. (En ce sens, "Lucky Harbor" se rapproche de "Brothers & Sisters" qui me faisait passer d'une émotion à l'autre également. D'ailleurs, à quand une adaptation de Lucky Harbor en série télé? Moi, je suis partant, à 100%).
Il y a aussi des nouveaux personnages qui font leur apparition comme Amy, la nouvelle serveuse du "Lucky Harbor Diner", Mallory, l'infirmière, Matt, le garde forestier et ami de Sawyer et Ty alias "Beau Gosse", qui tel un fantôme, erre dans les pages de ce 3e tome, juste évoqué.

Comme vous l'avez déjà compris, j'aime cette série et j'ai ressenti un peu de tristesse en tournant la dernière page. Avec ce 3e tome, se clôt la trilogie des Soeurs Tragger: Maddie, Tara et Chloe vont me manquer, même si j'espère qu'elles reviendront hanter les pages des prochains tomes. Car Jill Shalvis a donné une suite à cette trilogie en se focalisant sur d'autres personnages de la petite station balnéaire. Par exemple, dans le 4e tome (qui est sortie hier aux Editions Milady Romance), l'auteur nous contera la rencontre de Mallory, l'infirmière avec Ty (alias "Beau Gosse"), personnages découvert dans les 3 premiers tomes.
D'autres tomes sont parus, pour mon plus grand bonheur! J'espère que Milady continuera la parution.

Toutefois, je voudrais donner un conseil aux prochaines lectrices et prochains lecteurs (ben oui, les hommes peuvent parfois lirent des romances!) de la série "Lucky Harbor": n'enchainez pas les tomes l'un à la suite des autres par peur d'y voir des similitudes dans le schéma narratif: dans chaque tome, on suit un homme et une femme qui se rencontrent, se cherchent, couchent ensemble (d'ailleurs Jill Shalvis sait écrite des scènes "hot" qui émoustillent!) avant de savoir qu'ils sont amoureux. Il est donc plus judicieux de les lire espacé pour que le plaisir des retrouvailles soit parfait.

Au final, une belle et bonne série-doudou où il fait bon revenir. A chaque fois le voyage est court et intense mais qu'est ce qu'il est bon! Allez, c'est décidé, dans quelques mois, je retourne faire un petit séjour à "Lucky Harbor"! Qui m'accompagne?

Jill Shalvis: Eperdument (Lucky Harbor Tome 3), (Head over Hells), Milady Romance, collection "Central Park", 357 pages, 2012




jeudi 17 janvier 2013

Alfred Hitchcock #1: Downhill (1927)






Synopsis: Par loyauté, un étudiant est puni pour une faute commise par un camarade. Il est exclu de son école, rejeté par sa famille, et sa vie va de dégringolade en dégringolade. (Source: Wikipedia)


C'est complètement par hasard, que j'ai choisi de visionner ce film ce soir. Je m'apprêtais à voir avec curiosité "Le chant du Danube", seule comédie musicale d'Hitchcock (voilà d'où venait ma curiosité, ne sachant pas que le grand Alfred s'était essayé au genre musical), quand j'ai remarqué qu'il y avait un bonus particulier sur le DVD de ce "Chant du Danube": un film muet de 1927 intitulé "Downhill".
Ni une, ni deux, j'ai changé mon fusil d'épaule et j'ai pris la décision de visionner ce film de la période anglaise d'Hitchock. Surtout que je veux si possible découvrir les films d'Alfred Hitchcock dans l'ordre chronologique.

C'est avec appréhension que j'ai commencé à regarder ce film dramatique anglais, tiré d'une pièce homonyme de Constance Collier et Ivor Novello (qui interprète le rôle principal du film). Je ne suis pas un habitué des films muets. J'en ai vu très peu dans ma vie et ceux que j'ai vu furent les films de Charlie Chaplin, qui peuvent être teinté de drame mais souvent drôle.
Sauf que dès les premières images, le charme à opéré sur moi (la musique du film signé Christophe Henrotte, n'y est pas étrangère) et je me suis laissé embarquer dans cette histoire.
J'ai été touché par le destin de Roddy, qui voit sa vie partir en vrille après avoir couvert la faute de son ami Tim.
Ce que j'ai aimé dans ce film, c'est que tout passe par l'image: il y a très peu d'encarts de dialogues intégrés au film, les situations se devinant sur le visage des acteurs. Toute l'histoire reste compréhensible du début à la fin. Mes scènes préférées furent celles du renvoi de Roddy par son père, forte d'intensité, et la scène du délire de Roddy, qui nous montre déjà tout le génie du réalisateur.

Un film que j'ai pris plaisir à voir.



Challenge Alfred Hitchcock by Sabbio et Titine

J'ai toujours été fasciné par ce grand réalisateur qu'était Alfred Hitchcock.
Le premier film que j'ai vu fut, si mes souvenirs sont exacts, "Les Oiseaux", qui reste l'un de mes films préférés, vu, revu et re-revu.

En 2011, je me suis offert pour mon anniversaire le coffret Alfred Hitchcock renfermant 22 DVDs. Puis je l'ai laissé de côté.
C'est après avoir reçu, de la part de Tiphanie pour ce Noël 2012, le petit coffret d'Hitchcock avec 5 des premiers films du grand maître que j'ai eu envie de me plonger dans l'oeuvre cinématographique de ce génie d'Alfred.

Je me suis donc inscrit au challenge Alfred Hitchcock créé par Sabbio et Titine



Le but de ce challenge est de  voir les films, connus et plus confidentiels de Hitchcock ainsi que, avec l’option « Hitch au fil des pages », les écrits dont certains films sont adaptés et ce jusqu'en Mars 2013. (Oui, je sais, je m'y prend un peu tard, mais bon mieux vaut tard que jamais)

Alors, je vous le dit tout de suite, n'étant pas un spécialiste du cinéma (je suis juste un cinéphile amateur mais passionné) mes avis seront très court, juste quelques lignes pour vous dire mon ressenti.


Filmographie
The pleasure garden (1926)
The mountain eagle (1926)
Les cheveux d’or – The lodger (1926)
Downhill (1926)
Le passé ne meurt pas – Easy virtue (1927)
Le masque de cuir – The ring (1927)
Laquelle des trois ? (1928)
À l’américaine – Champagne (1928)
The Manxman (1929)
Chantage – Blackmail (1929)
Junon et le paon – Juno and the paycock (1929)
Elstree calling (1930)
Meurtre – Murder (1930)
The skin game (1931)
À l’est de Shanghai – Rich and strange (1931)
Numéro dix-sept – Number seventeen (1932)
Le chant du Danube – Waltzes from Vienna
L’homme qui en savait trop – The man who knew too much
(1ère version) (1934)
Les trente neuf marches – The thirty nine steps (1935)
Quatre de l’espionnage – Secret agent (1936)
Agent secret – Sabotage (1936)
Jeune et innocent – Young and innocent (1937)
Une femme disparaît – The lady vanishes (1938)
L’auberge de la Jamaïque – Jamaïca Inn (1939)
Rebecca (1940)
Correspondant dix sept – Foreign correspondant (1940)
Joies matrimoniales – Mr and Mrs Smith (1941)
Soupçons – Suspicion (1941)
Cinquième colonne – Saboteur (1942)
L’ombre d’un doute – Shadow of a doubt (1943)
Lifeboat (1944)
Aventure Malgache (1944)
Bon voyage (1944)
La maison du Docteur Edwardes – Spellbound (1945)
Les enchaînés – Notorious (1946)
Le procès Paradine – The Paradine case (1948)
La corde – Rope (1948)
Les amants du Capricorne – Under Capricorn (1949)
Le grand alibi – Stage fright (1950)
L’inconnu du Nord-Express – Strangers on a train (1951) 
La loi du silence – I confess (1953) 
Le crime était presque parfait – Dial M for murder (1954) 
Fenêtre sur cour – Rear window (1954) 
La main au collet – To catch a thief (1955) 
Mais qui a tué Harry ? – The trouble with Harry (1955) 
L’homme qui en savait trop – The man who knew too much
(2ème version) (1956) 
Le faux coupable – The wrong man (1957) 
Sueurs froides – Vertigo (1958)
La mort aux trousses – North by Northwest (1959) 
Psychose – Psycho (1960) 
Les oiseaux – The birds (1963) 
Pas de printemps pour Marnie – Marnie (1964) 
Le rideau déchiré – Torn Curtain (1966) 
L’étau – Topaz (1969) 
Frenzy (1972)
Complot de famille – Family plot (1976)


Les livres (romans ou nouvelles) qui ont inspiré Hitchcock
Rebecca de Daphné du Maurier
L’auberge de la Jamaïque de Daphné du Maurier
Les oiseaux de Daphné du Maurier
Psychose de Robert Bloch
Mr Ashenden, agent secret de Sommerset Maugham
L’agent secret de Joseph Conrad
L’inconnu du Nord-Express de Patricia Highsmith
Frenzy d’Arthur La Bern
D’entre les morts (Sueurs froides) de Boileau et Narcejac
Fenêtre sur cour de William Irish
La main au collet de David Dodge
Les 39 marches de John Buchan
Jeune et innocent de Josephine Tey
La maison du Docteur Edwardes de Francis Beeding
Le procès Paradine de Robert Hichens


Allez, c'est parti!

mercredi 16 janvier 2013

Sukkwan Island

4e de couverture: Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

      Sukkwan Island est une histoire au suspense insoutenable. Avec ce roman qui nous entraîne au cœur des ténèbres de l’âme humaine, David Vann s’installe d’emblée parmi les jeunes auteurs américains de tout premier plan.

Sukkwan Island avait fait grand bruit lors de sa sortie française. Voilà pourquoi j'ai été curieux de partir sur cette île, moi aussi. Ce petit roman (ou longue nouvelle), tiré du recueil "Legend of a Suicide", (mais que les éditions Gallmeister ont préféré publier seul), bouscule le lecteur dans ses sentiments. 
 
Dès le début de ma lecture, je n'ai pas été très à l'aise, autant avec le cadre du roman (une île coupé du monde, en Alaska), les situations que vivaient les personnages mais aussi avec la construction du roman. Le fait que les dialogues et la narration se confondent et se fondent, faisant de ce roman un objet opaque et étouffant, m'ont un peu déstabilisé (un grand bravo à la traductrice Laura Derajinski qui a su retranscrire avec brio cette construction et cette opacité) .  Malgré les grands espaces qui se matérialisent devant nos yeux, j'ai eu l'impression d'étouffer, de manquer d'air. J'ai même trouvé que plus le temps avançait, plus l'histoire était malsaine. Le père et le fils essayent de se comprendre mais n'y arrivent pas vraiment. 
Tout d'abord, je n'ai pas compris le pari fou du père: emmener son fils à l'aventure sur une île déserte pendant un an pour lui apprendre la survie. Cela peut être une bonne idée en soi si on y est préparé...sauf que ce n'est pas le cas de Jim. Le lecteur se rend compte, au même titre que Roy,  qu'il est incapable de survivre dans ce milieu hostile. Puis, le comportement de Jim m'a fait très peur et fait détester Jim car plus les jours passent et plus le comportement suicidaire de Jim rejallit sur Roy. Roy se sent piégé mais va tout de même rester pour son père, pour ne pas l'abandonner. 

Bien évidemment, j'avais hâte de savoir ce qui allait se passer à la fameuse page 113 qui avait fait tant parler. J'ai compris ce qui allait se passer à la page 112, sauf que j'ai tout de même été estomaqué par cet évènement. 
Après cette page, rien n'est plus pareil et j'ai été dans un malaise permanent presque jusqu'à la fin. 

Ce sentiment de malaise qui s'est insinué lentement depuis le début du roman, s'est amplifié jusqu'à me donner pratiquement la nausée. Le style glaçant de l'auteur (mis en valeur par la traduction de Laura Derajinski)  sur certains évènements s'apparente bien avec le lieu de l'intrigue et m'a immergé complètement dedans. Pourtant, malgré mon malaise, Sukkwan Island est un grand roman qui restera dans les annales, car il bouscule, fait réfléchir, et nous met face à nos propres démons. En l'écrivant, j'ai l'impression que David Vann exorcisait certains démons qui ont habité sa vie et surtout celle de son père. 
Malgré sa dureté, son âpreté, David Vann rend également un vibrant hommage à son père, en lui dédicaçant ce roman mais surtout en le faisant revivre dans Sukkwan Island, car le Jim du roman n'est autre que le père de l'auteur, Roy étant bien évidemment un ersatz de David Vann lui même. 

Au final, un roman qui bouscule, qui peut choquer, qui peut mettre mal à l'aise , (d'ailleurs, pour une fois, je remercie l'auteur de sa brièveté car je ne pense pas que j'aurai pu tenir plus longtemps) mais que je suis heureux d'avoir lu...sinon  je serai passé à côté d'un grand roman.

David Vann: Sukkwan Island, (Sukkwan Island), Gallmeister, 192 pages, 2010


dimanche 13 janvier 2013

Jeux croisés

4e de couverture: On dit que ces choses-là n’arrivent qu’aux autres… Qui aurait cru Marthe, cette femme effacée, épouse tranquille, professeur irréprochable, capable d’enlever un bébé ? S’agit-il d’une succession implacable de hasards ou du surgissement en elle d’une insoupçonnable zone d’ombre ? Construit comme un thriller dont l’enjeu est tout autant la vie du bébé que le sort de sa ravisseuse, Jeux croisés est un conte bouleversant : la révélation pour une femme de sa vérité grâce à un tout petit enfant, à son mystère, à sa fragilité.

Que dire après avoir refermé ce livre? 
C'est étrange. Je n'aurai pas pensé que ce roman me toucherait autant. Ce sont les larmes silencieuses, qui ont commencé à couler sur mes joues, en lisant les dernières phrases du livre,  qui m'ont fait prendre conscience que ces trois personnes m'avaient touchés.  
Marie Sizun met en exergue cette question que tout le monde se pose devant un fait divers comme celui évoqué dans le roman: l'enlèvement d'un enfant: Aurai-je eu le même geste inconsidéré si j'avais été à la place de Marthe?  On se dit souvent que cela ne nous arrivera jamais, que ce sont souvent des personnes dérangées qui en arrivent à de telles extrémités. Sauf que Marie Sizun nous donne la preuve du contraire.
Marthe, la voleuse d'enfant, est une femme comme les autres: la quarantaine, professeur de mathématiques rangée, bien sous tout rapports. Sauf que sa vie bascule le jour où son mari la quitte pour une femme plus jeune et qu'il  lui annonce par dessus le marché qu'il va être papa. eux qui n'ont jamais eu d'enfant (d'ailleurs Marthe en avait elle envie?).
Dans le même temps, le lecteur fait la connaissance d'Alice, jeune mère de 18 ans, mis à la porte par ses parents et qui essaye de s'en sortir du mieux qu'elle peut mais qui voudrait bien que son petit Ludo ne soit pas là, pour pouvoir vivre sa vie d'adolecente. Car les bébés, c'est bien mignon quand c'est tout petit petit, mais quelques mois plus tard, quand ils commencent à plus se manifester, c'est une autre histoire.
Lors de cette soirée de vendredi, dans ce supermarché, Marthe croise le regard de Ludo, cet enfant qui pleure, abandonné, seul, dans son caddie. C'est à ce moment là que Marthe perd le contrôle et fait cette folie: elle embarque Ludo avec elle et prend la fuite, direction la mer.

De son écriture toujours aussi musicale et qui nous berce comme une vaguelette, Marie Sizun nous fait entendre la voix de ces trois personnes: Marthe, qui va retrouver un sens à sa vie au contact du petit Ludo, malgré son instant de folie, Alice, qui va vivre un véritable enfer car de victime, elle devient accusée (impensable mais pourtant si vraie!), et le petit Ludo, personne à part entière du roman, qui va se laisser guider dans ce merveilleux voyage qui lui fera voir la mer. Tous trois nous touchent de par leur parcours, leur vie disloquée. Le lecteur est touché par l'enfer que vit Alice, mais également touché par la détresse et le désir de Marthe de trouver un nouveau sens à sa vie et attendri devant ce petit bonhomme qui est le fil conducteur de ce roman et le lien entre les deux femmes: sans lui, Marthe et Alice se sentent perdues.
Ce que j'ai trouvé admirable dans ce roman, c'est la manière qu'à Marie Sizun de nous conter ces trois destins: je vous garantis qu'il vous sera impossible de mal juger le comportement de Marthe. Malgré son méfait, je n'ai pas eu envie de la condamner: j'ai compris son geste.

Marie Sizun nous a offert un roman tendre, puissant, qui nous fait réfléchir sur ces fameux gestes incompréhensibles que sont les enlèvements d'enfants. Sans condamner, elle dépeint deux destins de femmes qui se sentent noyés par la vie et qui par l'intermédiaire d'un petit bébé, remontent lentement à la surface. Un roman qui vous laissera sans voix et qui vous chavirera le coeur.

Marie Sizun: Jeux croisés, Le Livre de Poche, 249 pages, 2008



I'am what I'am: Tag: Who's Will?

Alors Who's Will?

Je pourrais très bien vous le dire en chanson:




Mais comme j'ai été tagué par Tiphanie, je vais plutôt vous le dire grâce à l'écriture en répondant à quelques petites questions.

1) Es-tu un acheteur compulsif de livres? 

Je pense que je l'ai déjà prouver ici. Je crois même que je dois être dans le Top 10 des plus gros acheteurs de livres. En deux ans, j'ai acheté plus de 500 livres. Mais  j'ai décidé cette année de moins acheter de livres. Je vais plutôt m'atteler à faire baisser ma PAL. J'y arrive bien jusqu'à présent puisque je n'ai acheté qu'UN livre depuis le début de l'année (de plus il n'est même pas passé par la case PAL puisque je l'ai lu dans la foulée: c'était le dernier Blondel). 

2) A quelle fréquence achètes-tu des livres?

Je ne sais pas trop. C'est souvent au feeling. Je veux dire, je n'achète pas régulièrement toutes les semaines. Je peux être deux ou trois semaines sans faire un seul achat et avoir un gros craquage la dernière semaine du mois. Donc je fais mes achats souvent à l'envie, sur une impulsion.


3) As-tu une librairie favorite?

Mon temple de la tentation, c'est la librairie Gibert de ma ville. C'est là que je fais de très belles découvertes et de bonnes affaires. De plus, le cadre est chaleureux (à défaut des libraires qui le sont un peu moins, mais bon au moins, ils me laissent fouiner tranquille).


4) Fais tu tes achats livresques seul ou accompagné?

Seul, comme ça je peux prendre tout le temps que je veux et ne suis pas pressé par une personne qui m'attend en trépignant.


5) Librairie ou achats sur le net?

Plus en librairie, j'avoue car je peux toucher le livre et voir son état. J'achète des livres sur le net quand il y a un livre que je veux vraiment et que je ne trouve dans aucun magasin de ma ville. En fait, j'achète mes livres avec réticence sur le net car je ne sais pas dans quel état va arriver le livre. J'ai eu une mauvaise expérience il y a trois ans. J'avais acheté un livre d'occasion sur le net et j'ai reçu un exemplaire gondolé, comme si le livre avait connu un passage en machine. J'ai été furax. Je n'ai pas eu d'autres mauvaises surprises en commandant sur le net mais cela ne m'incite pas à en faire beaucoup. Je préfère regarder de mes yeux l'état du livre avant de l'acquérir.


6) Vers quels types de livres te tournes-tu en premier? 

Les romans, tous genres confondus.


7) Préfères-tu les livres neufs, d'occasion ou les deux? 

En fait, je suis plus tourné vers les livres d'occasion (pour une question de budget. Je préfère acheter deux livres d'occasion au lieu d'un livre neuf) car j'aime bien avoir en main un livre qui a déjà un vécu, une histoire (voilà pourquoi j'aime aussi fouiner chez les bouquinistes).

8) Qu'aimes-tu dans le shopping livresque? 

Le fait qu'à chaque fois que j'entre dans une librairie ou chez un bouquiniste, je suis comme Ali Baba dans la caverne des 40 voleurs. Puis c'est aussi la découverte que j'aime. Quand je vais en librairie, je n'ai jamais de listes pré-établie, je laisse mon regard se poser sur les romans et soudain, il y en a un qui m'accroche pour ne plus me lâcher. Parfois, c'est une couverture qui attire mon regard, mais c'est souvent un titre qui m'interpelle. Alors je sors le livre du rayonnage, je le tourne, lis les premières lignes de la 4e et j'embarque...ou pas. Il faut vraiment que le livre m'accroche pour que je cède. Même si au fil du temps certaines éditions m'interpellesnt plus que d'autres. J'ai remarqué que j'ai beaucoup de 10/18 chez moi car j'aime les romans qu'ils nous proposent...mais aussi les éditions du "Livre de Poche".

9) Te fixes-tu une limite d'achats par mois? 

Inconsciemment, je répondrai oui. Je gère mon compte en banque de manière à ne pas être dans le rouge. En faisant attention à cela, je sais quand je peux me faire plaisir en m'achetant des livres. Mes achats livresques  ne passeront jamais avant le paiement des factures par exemple.  Je sais, c'est pas très glamour de parler factures dans ce tag mais j'ai toujours fonctionné comme ça.

10) A combien s'élève ta whish-list? 

J'ai arrêté de noter les livres qui me font envie. J'ai toujours une petite LAL sur mon blog mais je n'y reviens pratiquement jamais. Si des livres, découvert sur des blogs ou ailleurs m'ont vraiment tapé dans l'oeil, il saura me  revenir en mémoire le moment venu. Sinon, c'est que ce livre ne m'intéressait pas plus que ça. J'essaye le plus souvent d'éviter les achats coup-de-tête car je suis souvent déçu à la lecture.

11) Cite 3 livres que tu veux TOUT DE SUITE? 

Passionnément (le 4e tome de la série "Lucky Harbor") de Jill Shalvis car je me sens toujours très bien dans cette petite ville balnéaire ;  
Le monde de Charlie: de Stephen Chbosky, (surtout que je ne peux pas voir le film car il n'est pas diffusé dans la ville où j'habite (grrr);
 Nos étoiles contraires de John Green (et cela même si je ne le lirai pas tout de suite. C'est un roman d'un de mes auteurs-chouchou, donc je le VEUX!)

12) Pré- commandes-tu tes livres?

Jamais

13) Pourquoi un tel pseudo/nom de blog? 

Ah Ah! Alors il est enfin temps que vous sachiez pourquoi j'ai choisi Will comme pseudo. C'est tout simple, tout d'abord, je voulais un pseudo court. Je pourrais vous dire que j'ai choisi Will en rapport avec William Shakespeare..mais pas du tout. (Je sais, c'est un peu noyer le poisson ce que je suis en train de faire mais je ménage le suspense). Allez, trêve de louvoiement.
Si j'ai choisi Will c'est en rapport avec un acteur...Bradley Cooper (!!) et une série: Alias. J'adorais cette série et surtout le personnage interprété par Bradley Cooper, Will. Bien sûr, je l'adorais parce qu'il est beau mais surtout parce qu'il était journaliste. En prenant ce pseudo, je me sens un peu journaliste dans l'âme.

En ce qui concerne le nom du blog, là, c'est ma passion des comédies musicales qui a parlé: j'ai repensé au film "Cabaret" avec Liza Minnelli (d'ailleurs mon premier billet se nomme "Willkommen, Bienvenue, Welcome" en rapport avec la chanson introduction du film). Le culturel est venu ensuite car je voulais parler de musique, de série et de cinéma, donc de culture. Mais comme je ne voulais pas que cela soit trop pompeux, et que cela reste un amusement, j'ai mis un K au début de chaque mot. Car la Kulture, c'est pas sérieux!

14) Parles nous de ton prof préféré? 

 Un prof d'histoire quand j'étais en 5e. Il nous parlait tellement avec passion des évènements du passé qu'il a éveillé mon intérêt pour cette matière. Il rendait cette matière si vivante mais surtout il nous disait que l'avenir se construisait grâce au passé. Qu'en connaissant notre passé, cela nous permettait de ne pas commettre les mêmes erreurs. Depuis, j'ai toujours été intrigué par l'Histoire.

15) Parles-nous de ton premier concert? 

Mon premier concert fut dans la salle de spectacle de Chauvigny, ma ville natale . J'étais ténor dans une chorale et ce jour là, je devais interpréter une chanson en tant que soliste: "Happy Days". Je me suis avancé sur le devant de la scène, le coeur battant à tout rompre. Puis, j'ai regardé bien en face de moi, les pieds bien planté au sol et j'ai commencé à chanter. Ce fut un moment merveilleux.
Sinon, mon premier concert en tant que spectateur fut Calogero, dans la même salle de spectacle. Un très bon moment.

16) Quel est ton endroit préféré au monde? 

New York, et plus particulièrement Time Square. J'ai eu un vrai coup de coeur pour cette ville et ce quartier. Voir des milliers de personnes se ballader, être ébloui par toutes ces lumières, voir tous ces théâtres, ces affiches de musicals, entendre parler anglais (off course!), allemand, espagnol, français..., au gré de la promenade. C'est un endroit que je ne suis pas près d'oublier et où je voudrais bien retourner.

 17) Un endroit que tu aimerais visiter? 

Il y en a énormément. Le premier qui me vient à l'esprit, c'est Portofino.

18) Parle-nous de quelque chose qui te rend complètement fou en ce moment? 

D'attendre le 30 janvier pour découvrir le Pilot de la série 'The Americans", afin de retrouver Matthew Rhys (mon petit Kevinou de "Brothers & Sisters!) dans un rôle complètement différent! (Hem, il est pas bien net le petit Will en ce moment!)

19) Si tu pouvais posséder instantanément quelque chose, rien qu'en claquant des doigts, qu'est ce que ce serait? 

Le temps! 
Pour pouvoir l'étendre et avoir des journées de plus de 24 heures (pour lire, chanter, rêver...)
Pour pouvoir me balader à travers les époques et  être un acteur de l'Histoire ou un témoin du moins
 Pour rencontrer Marylin Monroe, Jane Austen, Charles Dickens, Agatha Christie, James Dean, pouvoir danser en compagnie de Gene Kelly, partager un duo avec Jacques Brel ou Edith Piaf...
En fait, je voudrais simplement être l'un des compagnons du Doctor!

20) Qui tagues tu? 

Personne en particulier. Je tague celui qui en veux ou a envie de le faire.

 












Stop

Le slow qui tue de la semaine vous emmène en lune...de Fiel:

Sam Brown: Stop


Bonne écoute!





jeudi 10 janvier 2013

Deux petites chansons

Je ne sais pas si vous le savez mais à mes heures perdues, je chante. J'ai toujours chanté depuis que je suis tout petit. Mon premier "tube" fut "Tata Yoyo" d'Annie Cordy que je chantais à tue-tête dans le quartier où j'habitais, au grand bonheur des voisins! J'avais 3 ans.

Depuis, j'ai toujours chanté.

J'ai décidé de vous montrer un petit peu ce que je sais faire ( peut être que quelques uns d'entre vous  ont  vu certains de mes "exploits" dans un jeu télévisé sur France2, diffusé début décembre 2012).

Alors ce n'est pas grand chose, c'est à la bonne franquette mais ce fut une belle soirée très sympathique:


Bonne écoute!

Soyez indulgents...ou pas! Mais surtout, dites moi ce que vous en pensez! 




La phrase qui tue

4e de couverture: Dans le Paris des Années folles, la rive gauche est le théâtre d'une série de meurtres étranges. Dans la lignée d'Agatha Christie, un final savoureux pour le dernier volet des aventures de Hector Lassiter, séduisant et cynique auteur de polars.

Paris, sa vie de bohème et ses cafés littéraires ! C'est là que, en cet hiver 1924, le jeune Hector et son compère Ernest Hemingway ont décidé de poser leurs machines à écrire.
Et l'inspiration ne tarde pas. Alors qu'un assassin répand les cadavres d'éditeurs sur les bords de Seine, Lassiter et Hemingway sont mis au défi de résoudre l'enquête avant la police.

Cerné par trois femmes amoureuses à l'imagination aussi noire que fertile, piégé par le fondateur d'un mystérieux groupe de nadaïstes versés en sciences occultes, Hector aura besoin de toute l'aide de Hemingway pour éviter de se retrouver sur la liste des prochaines victimes...


4e volet des aventures d'Hector Lassiter, héros écrivain sorti de l'imagination de Craig McDonald, cette "Phrase qui tue" est un très bon cru. 
En même temps, je ne peux pas juger des 3 premiers volets puisque c'est ma première rencontre avec Hector Lassiter. Je vous rassure: pas besoin d'avoir lu les premières aventures de cet écrivain détective pour apprécier ce 4e volet. 
Ce roman  policier m'a beaucoup plu. Craig McDonald nous entraine, tambour battant dès les premières phrases, dans le Paris des années 20, dans ce milieu bohème où se côtoient peintres, écrivains et artistes, parfois ratés, dans les bars ou restaurants de la Rive droite. Il est d'ailleurs captivant de rencontrer, au détour d'une rue ou dans un café Blaise Cendrars, Gertrude Stein,ou Ernest Hemingway, héros à part entière du roman puisqu'il est un bon ami d'Hector Lassiter. Cette authenticité rend le roman fascinant et met le lecteur tout de suite dans l'ambiance de ce Paris des années folles. De plus, les nombreux  mots ou expressions françaises que l'auteur à parsemés dans son roman (et signalé dans l'édition française en italique et par un astérisque) lui donne un cachet supplémentaire. 
Pour ce qui est de l'intrigue policière, elle est très bien menée et nous entraine dans le monde fermé de l'édition. Pour un amateur de littérature comme moi, ce fut passionnant de découvrir tout ce joli monde littéraire, comme le nombre impressionnant de revues littéraires qui pullulaient à Paris au début du siècle dernier. Craig McDonald a bien réussi à me mener en bateau puisque je n'ai pas vu venir le final, faisant ainsi tomber dans l'eau gelée de la Seine mon hypothèse (car j'ai également jouer les détectives en lisant ce roman). 
En ce qui concerne le héros Hector Lassiter, je l'ai trouvé charmant, frondeur, séducteur, aventurier mais surtout jeune écrivain et détective (il a 24 ans dans ce 4e volet). J'ai rarement rencontré de héros aussi jeune dans des policiers (en même temps, je n'en lis pas beaucoup, je ne peux pas juger): cet âge est un atout car j'ai adhéré au côté casse-cou du personnage. 

Dans tout roman noir qui se respecte, les femmes fatales ne sont pas loin: elles se comptent au nombre de 3 dans ce roman: 3 femmes aux caractères bien différents qui vont faire tourner un peu en bourrique notre jeune séducteur: Brinke, une femme fatale au regard noir, Molly, une jeune poétesse qui s'est amouraché de notre héros et Estelle Quartermain, auteur de polars à succès, tout comme notre héros, écrivain de nouvelles policières pour des revues américaines. Ces 3 femmes cachent un secret qu'Hector découvrira au fil de son enquête.

Le style simple, rythmé de l'auteur fait qu'on ne s'ennuie pas une seule minute. Dès les premières pages, les meurtres s'enchainent et on ne peut lâcher le livre avant la fin. Une fin honorable qui finit en beauté l'intrigue principale mais laissant une porte légèrement ouverte à certaines petites histoires secondaires comme la relation Hector-Brinke, l'amitié d'Hector et d'Ernest Hemingway...peut être auront nous d'autres indices dans les prochaines aventures d'Hector Lassiter. 

Toutefois, j'aurai un petit bémol à formuler: mon exemplaire a été parsemé de petites coquilles ou d'oublis de mots, qui rendaient certaines phrases incompréhensibles ou bancales. je sais, ce n'est qu'un petit détail mais important toutefois pour que la lecture soit agréable. 

Malgré ce petit bémol d'impression, j'ai passé un très bon moment avec Hector Lassiter et je compte bien lire ses trois premières aventures "La Tête de Pancho Villa", "Rhapsodie en Noir" et "On ne meurt qu'une fois", et attend impatiemment de le retrouver dans le 5e volet de ses aventures (qui d'après ce que l'auteur dit dans ses remerciements seront au nombre de huit). 

Je remercie Diane des Editions Belfond de m'avoir permis de découvrir ce héros attachant, frondeur et ce Paris des années 20 fascinant. 

Craig McDonald: La phrase qui tue, (One True Sentence), Belfond Noir, 396 pages, 2012