lundi 30 juin 2014

Kestavu au ciné cette semaine? #16 (du 16 au 30 juin 2014)

Vu le nombre de films que je visionne en ce moment (toujours dans ma période boulimique de visionnage de films), je me demande si je ne vais pas revenir à une publication hebdomadaire de cette rubrique. (Tout dépendra comment cela se passera en juillet).

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) cette deuxième  quinzaine de juin. 

46/ Vu le 18 juin 2014


Film de J.J. Abrams: avec Tom Cruise, Vingh Rhimes, Philip Seymou Hoffman, Billy Crudup... (2006)


3e volet de la saga M.I. avec l'agent Tom Cruise, celui ci fut mon préféré après l'avoir vu au cinéma. J.J. Abrams s'est lancé dans l'aventure cinématographique avec ce film puisque celui ci est son premier long (il réalisait depuis longtemps certains épisodes des séries qu'il a créée comme « Félicity » ou « Alias ».
C'est d'ailleurs, à l'époque où « Alias », série qui cartonnait à l'époque et qui avait remis les séries d'espionnage au goût du jour, que J.J. Fut contacté pour réaliser ce 3e volet.
Dès que j'ai appris la nouvelle, j'ai été plus qu'heureux : en effet, je trouvais qu'il était en terrain connu. En fait, si j'ai aimé ce 3 volet de M.I., c'est que j'y ai retrouvé l'esprit de la série que j'adorais suivre tous les mercredis soirs sur M6 avec la fantastique Jennifer Garner.
Depuis, je n'avais pas revu le film. C'est maintenant chose faite, et après toutes ces années, même si ce film reste mon préféré des 3 films de la saga que j'ai vu (je n'ai pas encore vu le 4e volet, donc je ne peux pas encore le juger), j'ai été moins enthousiaste que la première fois. Non pas que le film soit mauvais. C'est un bon divertissement, mais j'ai été moins emballé. J'ai vu certains défauts du film, une intrigue un peu complexe et où on ne sait pas où les scénaristes nous emmènent (c'était un peu cela quand on regardait un épisode d' »Alias » également). Peut être est ce dû au fait que de l'eau à couler sous les ponts et que, n'ayant pas revu la série « Alias », je n'étais pas dans l'ambiance. Mais je n'ai pas détesté pour autant. Je le trouve toujours bien, malgré ses défauts.
J'ai aussi aimé retrouvé certains acteurs comme Kerri Russel (même si sa présence est anecdotique), Phillip Seymour Hoffman, toujours impeccable dans les rôles de méchants, Jonathan Rhys Meyer, un agent hyper sexy, et aussi le petit clin d'oeil de Greg Grunberg, au début du film, lors de la fête de fiançailles (c'est ce que j'aime chez J.J. Abrams : sa fidélité en amitié. Greg Grunberg et lui se connaissent et sont amis depuis l'enfance. Ainsi, quand J.J. Abrams s'est lancé dans sa carrière artistique, il a toujours fait une place à Greg. Ce dernier avait un rôle dans « Félicity », la première série de J.J., qui révéla Keri Russel ; il lui donna même un rôle d'agent dans « Alias » (rôle anecdotique au début de la série, qui s'étoffera au fil des saisons), il eu le rôle du pilote du vol 831 de la série « Lost », qui meurt dans le pilote de la série. Puis, cette apparition dans M.I. III (je ne sais pas si J.J. donne une petite place à Greg dans ses nouvelles productions comme Star Trek ou le prochain « Star Wars », mais cela ne m'étonnerait pas)
Mais, bon, arrêtons là cette petite digression.

Au final, j'ai aimé revoir ce film, qui m'a fait passer un très bon moment. 


47/ Vu le 19 juin 2014

Film de Sydney Polack: avec Tom Cruise, JeanneTripplehorn, Gene Hackman, Hal Hollbrook... (1993)

J'enchaîne les films avec Tom Cruise (à mon corps défendant puisque, depuis que j'ai repris le visionnage de mes DVDs, je laisse le sort décider du prochain film à voir, en tirant un petit bout de papier où le titre du film est inscrit. Après tout, si j'ai ces DVDs, c'est pour les voir, donc, pour ne pas passer une demi-heure devant ma Pile à choisir un film, le sort choisit pour moi et je ne perd plus de temps).
« La Firme » fait partie de ces films que j'ai déjà vu, mais qui m'ont tellement plu que je les rachète en DVD et les revisionne.
J'ai pris un plaisir fou à revoir ce film (en français malheureusement car il y avait un petit souci avec les sous titres français et même anglais : il n'y avait que le début des phrases qui étaient sous titrés et je ne suis pas assez bon en anglais pour comprendre le reste. Puis, certains acteurs ont un tel débit ou une telle prononciation que, même si j'avais un très bon niveau d'anglais, je ne comprendrais pas tout). C'est par ce film que j'ai aimé et découvert John Grisham, dont ce film est une adaptation d'un de ses romans (le 2e pour être précis (oui, beaucoup de monde pense que « La Firme » est le premier roman de John Grisham. C'est celui qui lui a apporté le succès et celui qui fut adapté en premier au cinéma, mais son premier roman n'est autre que « Non coupable », qui n'a remporté qu'un succès minime, mais qui ressortira après « L'affaire Pélican », 3e roman de John Grisham et 2e adaptation cinéma avec Julia Roberts dans le rôle titre. « Non coupable » connaîtra enfin le succès lors de sa réédition et connaîtra aussi les joies du cinéma avec Matthew McConnaughay dans le rôle titre.) Mais bon, revenons à « La Firme ».
Ce film est un très bon thriller juridique, avec des têtes d'affiche hyper connues mais surtout très bons, comme Tom Cruise, qui affronte Gene Hackman, autre acteur que j'aime beaucoup, Holly Hunter. Malgré sa longueur (près de 2h30) on ne s'ennuie pas une minute ; tout s’enchaîne à cent à l'heure. Alors, c'est un peu compliqué parfois car noyé dans des termes et des actions juridiques mais le suspense est là et la tension ne faiblit pas une seule seconde, ce qui fait qu'on est tendu pendant tout le film et ce même si on connait déjà la fin comme c'est mon cas.
Le seul bémol du film, c'est qu'il « vieillit » mal , car trop ancré dans son époque (les années 90). « La Firme » ne fera pas partie de ces films intemporels qui passeront les époques sans prendre une ride. Il fait partie d'une époque révolue. Mais bon, j'ai passé un moment agréable et fun devant ce film qui fait partie de mes films préférés. Il a une saveur particulière puisque c'est lui qui m'a fait découvrir l'un de mes auteurs favoris et qui a conforté ma fascination pour les avocats. (Oui, j'adore les films ou les séries qui ont pour héros des avocats) 



48/ Vu le 22  juin 2014

Film de Philippe Claudel: avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius, Laurent Grévill... (2008)

Philippe Claudel est avant tout un écrivain pour moi (même si je n'ai jamais lu un seul de ses livres). J'ai pourtant été attiré par son premier film « Il y a longtemps que je t'aime ».
Ce film n'est pas parfait, c'est sûr : je l'ai trouvé lent (il y a certains moment ou la lassitude m'a atteint), assez, voir trop contemplatif...mais il se dégage une poésie dans cette reconstruction difficile de cette femme, qui sort de prison après 15 ans et qui doit de nouveau s'adapter à la société et aux siens. On ressent d'ailleurs la patte de l'écrivain derrière les dialogues (les livres ont une place importante pour certains personnages et la littérature plane toujours dans ce film), que j'ai trouvé très beau.
Mais cette lenteur, qui ne m'a fait entrer dans le film qu'après sa première heure, ne doit pas occulter les 50 dernières minutes qui restent, et qui sont très poignantes. Tous les acteurs sont au diapason, d'Elsa Zyllberstein à Serge Hasanavicius, mais celle qui m'a le plus époustouflé, c'est Kristin Scott Thomas. Malgré son absence et son air éteint, il y a cette petite étincelle au fond d'elle qui scintille dans le film.
Bien évidemment, ce qui a retenu mon attention, c'est de savoir pourquoi elle a commis cet acte impardonnable d'ôter la vie à son enfant. Cette révélation finale m'a bouleversée : la scène d'explication entre les deux sœurs, à la fin du film est pleine de force, de pudeur et d'explosion libératrice.
Je tiens également à signaler la musique magnifique que Jean-Louis Aubert à composée pour le film (musique qui m'a fait penser tout au long du film à sa superbe chanson « alter ego » (je ne sais pas si la musique du film était antérieure à la chanson ou si Jean-Louis Aubert s'est auto-plagié, mais j'ai eu l'impression de reconnaître cette magnifique chanson qui est tout a fait en diapason avec le film, finalement.)
Un beau film, plein d'émotion qui aura mis du temps à me faire entrer dans son monde, un peu comme quand on entre doucement dans un roman qui réussit à nous convaincre plus on avance dans son univers. 


49/ Vu le 25 juin 2014

Film de Georges Cukor: avec Audrey Hepburn, Rex Harrison, Stanley Holloway, Wilfrid Hyde White... (1964)

Adaptation ciné de Pygmalion, je n'ai pas été convaincu par cette version. J'ai trouvé le film trop long (pourtant la pièce est aussi longue, puisqu'elle faisait la même durée quand je l'ai vu il y a quelques années, avec Barbara Schultz dans le rôle de Miss Doolitle), le côté musical m'a fait soupirer et j'ai trouvé les chansons inutiles: elles ralentissaient l'intrigue (je sais, c'est un comble pour un fan de musicals de dire cela). Rex Harrison m'a énervé dans son rôle de professeur et de pygmalion macho (je lui préfère Nicolas Vaude, largement, qui m'avait fait plus rire dans l'adaptation théâtrale et qui partageait l'affiche avec Barbara Schutlz). 
Le seul point positif de ce film fut l'interprétation éblouissante d'Audrey Hepburn, que j'ai adoré. Heureusement qu'elle était là. 
L'autre point positif est que maintenant, je connais Miss Doolitle sous toutes ses facettes puisque j'ai vu une adaptation théâtrale, l'adaptation ciné et lu la pièce de Bernard Shaw. La boucle est bouclée. 



50/ Vu le 25 juin 2014

Film de Danny Boyle: avec Leonardo di Caprio, Virginie Ledoyen, Guillaume Canet, Tilda Swinton... (1999)

Avant d'aller voir ce film au cinéma (pour Guillaume Canet), j'ai eu envie de lire le livre. J'ai donc emprunté le roman d'Alex Garland et me suis plongé dedans avec curiosité. Après lecture, j'avais trouvé que ce roman était complètement barré et qu'il faisait peut être trop l'apologie de la drogue. Alors que pas seulement. Il démontre surtout que le paradis n'existera jamais car, même si on le trouve, l'homme trouvera toujours un moyen de le pervertir et de faire de ce paradis un enfer.
J'ai ensuite vu l'adaptation du livre au cinéma et celle ci ne m'avait pas emballé plus que ça (peut être dû au fait que Guillaume n'apparaissait pas assez à mon goût).
Pourtant, j'ai acheté le DVD, il y a quelques années à un prix dérisoire dans un magasin d'occasion (tout simplement parce qu'il me fallait tous les films de Guillaume Canet dans ma DVDthèque (eh oui, encore une période acteur qui n'a pas été bonne pour mon porte-monnaie).
Je n'avais donc pas revu ce film depuis sa sortie ciné, il y a (déjà!) 14 ans. Je dois dire que, ce 2e visionnage aura été un peu plus emballant que la première fois (c'est pas la panacée non plus hein). Je trouve le film toujours aussi barré par moment, mais ces passages là montre la folie de Richard. Mais celui qui s'est révélé dans ce film, c'est Di Caprio : il donne une prestation folle et crève l'écran, même s'il a encore une allure juvénile dans ce film. Il porte le film à bout de bras et s'en sort admirablement.
Robert Carlyle est l'autre acteur qui m'a fait kiffé, malgré son petit rôle (non, il ne m'a pas étonné pour la bonne et simple raison que je connaissais déjà tout le talent qu'il a. Sa prestation, quoique minime est celle qui retient l'attention du spectateur.)
Voilà un film, pas sensationnel, mais qui se laisse regarder, un soir de semaine ou un week-end où vous n'avez rien à faire. 


51/ Vu le 26 juin 2014

Film d'Alfred Hitchock: avec Cary Grant, Grace Kelly, Jessie Royce Landis, John Williams (III)... (1954)

Un film des plus agréable. Pour mon avis détaillé, suivez le lien: La main au collet




52/ Vu le 28 juin 2014

Film de Martin Scorsese: avec Paul Newman, Tom Cruise, Mary Elizabeth Mastrantonio, John Turturro... (1987)

« Suite » de « L'arnaqueur » (sans en être vraiment une puisque ce film peut être vu sans avoir vu  le premier qui date de 1961), cette « couleur de l'argent », se déroule 25 ans après le film cité plus haut. On y voit un Paul Newman, tout en sobriété, reprendre le rôle qui l'avait vraiment lancé, celui d' Eddie Felson, confronté à un jeune « chien fou », Vincent, interprété par Tom Cruise (que j'ai vu dans 3 films et à des décennies différentes en l'espace d'un mois...mais c'est le hasard qui veut ça).
Ce fut un réel plaisir de revoir Paul Newman, que j'aime toujours autant et que je trouve toujours aussi séduisant. Le face à face Newman/Cruise est des plus convaincants et Tom Cruise s'en sort à merveille.
C'est également l'ambiance des salles de billards que j'ai aimé retrouver (moi qui pourtant ne suis pas un fan de ce jeu (?), sport (?) (je ne sais jamais comment le qualifier). Ce qui démontre bien qu'on peut apprécier ce film sans aimer le billard. J'ai aimé également les manières différentes de filmer ces tables de billard et les parties, que nous montre ce cher Martin Scorsese, qui, une fois encore, montre l'étendue de son talent.

J'ai aimé le revirement vers le dernier quart du film  : celui ci se focalise de nouveau sur Felson et sa renaissance, nous démontrant une fois encore que le véritable héros du film est Eddie Felson, même si Vincent (Tom Cruise) est une très belle relève. En revanche, j'ai été frustré par la fin. J'aurai tellement voulu savoir comment se terminait cette partie qui débutait juste. Tant pis, je n'aurai qu'à faire fonctionner mon imagination et décider du gagnant moi-même. 

Voilà pour ce seizième   rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous, K'avez vous vu au ciné  pendant ces deux dernières  semaines de juin? 


dimanche 29 juin 2014

Slow Qui Tuie #198; Mad About the Boy

le slow qui tue de la semaine  nous dit tout à propos d'un garçon.

Dinah Washington: Mad About the boy



Bonne écoute!









C'est avec ce slow que se termine la 5e saison de "Slow Qui Tue". Les slows vont maintenant prendre un repos estival bien mérité et reviendront à la rentrée. 

Rendez-vous début  septembre pour la saison 6 de "Slow Qui Tue". De belles mélodies attendent dans l'ombre le moment de vous charmer et de vous faire fondre. 


Mais, ne soyez pas inquiet, les dimanches musicaux continueront tout l'été avec le retour de "Clip Clap", rubrique musicale qui avait enchanté vos dimanches estivaux en 2012. 
A Dimanche prochain, donc, pour le premier clip. 

samedi 28 juin 2014

Descente en librairie #45

Au mois de juin, 12 livres ont rejoint ma PAL.

01/06


En Caroline du Nord, en 1954, deux jeunes gens s'aiment à la folie : May Tilley et Jimmy Madden. Pour eux, chaque seconde reconduit l'euphorie d'être ensemble. Seulement, un jour, la belle histoire s'effrite : May tombe enceinte et la morale de leur petite ville exige qu'ils se marient. Leur vie bascule brutalement, chacun devant composer avec l'abandon de ses rêves d'adolescent libre et tumultueux. En épousant tour à tour les voix de May, de Jimmy et celle de leur fils, Joey, David Payne compose ici une magnifique fugue sur la mort de l'amour... " Rarement on a aussi bien parlé de l'enfance, du désespoir insensé que c'est d'avoir une famille qui se déchire, de ces brefs moments où l'on reprend confiance en l'avenir. 

Un roman, trouvé par hasard dans un magasin qui vend toutes sortes de choses d'occasion (dont des livres), ce roman américain a, d'après son résumé, tout pour me plaire.

(Acheté dans un magasin d'occasion)

04/06

Jeune, naïve, jolie et satisfaite de son existence, Patience a été pendant sept ans une épouse soumise et une mère de famille parfaite, subissant le devoir conjugal en bonne catholique, mais sans jamais éprouver le moindre plaisir.
Jusqu'à ce que son chemin croise celui du beau Philip. La révélation est fulgurante : oui, le péché est bien plus réjouissant que le devoir ! Si seulement l'adultère ne la condamnait pas à l'enfer... Que faire, désormais, pour vivre cet amour naissant et soulager sa conscience ?



10e roman de la collection Belfond [Vintage] (déjà!), ce roman avait fait grand bruit lors de sa sortie dans les années 50. Il me tarde de le lire.

(Reçu dans ma BAL)

12/06


Finis le champagne, les journées aux courses, les escapades à Monte-Carlo... Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les propriétaires de Ballyroden doivent changer drastiquement leur mode de vie. Le benjamin de la famille, sir Philip, décide de faire du château une maison d'hôtes. Il reçoit trois Londoniens fortunés, un frère, sa sœur et la ravissante fille de celle-ci, persuadés de jouir du calme luxueux de la campagne irlandaise. En découvrant des souris dans sa chambre décrépite, Dorothy comprend qu'elle a fait fausse route, mais sa fille et son frère insistent pour rester à Ballyroden : la première a succombé aux charmes de sir Philip, et le second ajoute foi aux délires de tante Anna Rose. Persuadée d'arpenter le monde en avion privé, cette vieille dame au passé mystérieux soutient que se trouve, dissimulée dans la maison, une coquette quantité de rubis... 

 Ce roman à l'ambiance anglaise  nous invite à une partie de chasse au trésor. Un roman idéal pour l'été, et que je me réserve donc pour cette saison qui nous accompagne depuis quelques jours.

(Reçu dans ma BAL)

Moscou, 1945. Tandis que Staline et ses courtisans célèbrent leur victoire sur Hitler, des coups de feu retentissent. Sur un pont proche du Kremlin gisent les corps de deux adolescents, un garçon et une fille.
Meurtre passionnel ? Suicide ? Et s'il s'agissait d'un complot contre l'État ?

Car un carnet a été retrouvé sur l'une des victimes. À l'intérieur, les fondements d'un parti romantique créé par les membres du Cercle Pouchkine, quelques lycéens amateurs de littérature.

Emportés dans la tourmente d'une chasse aux sorcières menée par Staline lui-même, Sérafima, Andreï et leurs camarades signataires du Cercle sont un à un convoqués à la Loubianka, la pire des prisons moscovites, et forcés de témoigner contre leurs amis, mais aussi contre leurs parents, tous des proches du régime.

Secrets de famille, histoires d'amour interdites... Dans un monde dominé par la peur, la moindre parole imprudente a des conséquences fatales.



Un roman qui m'avait fait de l'oeil en début de mois et que j'avais été tenté d'acheté. (La couverture est superbe et le contexte me parle beaucoup). Heureusement que je n'en ai rien fait car qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir ce livre dans ma BAL, une semaine après l'avoir vu en librairie.
J'aime les surprises comme celles ci!

(Reçu dans ma BAL)

13/06


Mattie, Etta Mae, Kiswana et les autres, sept Afro-Américaines au parcours sinueux, échouées à Brewster Place. Des peines, des joies, des drames et un espoir farouche qui unit ces femmes : faire tomber le mur qui les emprisonne et libérer leurs rêves... Publié chez Belfond en 1987, un roman plein de fougue, de colère et d'amour, récompensé par le prestigieux National Book Award 1983.


4e roman de la collection Belfond [Vintage], celui ci manquait à ma collection. Je l'ai donc commandé sur Amazon d'occasion. Et qu'elle n'a pas été ma (mauvaise) surprise de le recevoir avec la tranche cassé (ce qui fait que le livre s'ouvre en son milieu et que ces pages là commence à se détacher. J'ai été hyper déçu de le recevoir comme ça. Il va donc falloir que je fasse très attention quand je le lirai.

(Acheté sur Amazon)

Sulfureux, désespéré, la redécouverte d'un roman de jeunesse largement autobiographique par l'auteur de Tropique du Cancer, publié pour la première fois par Belfond en 1991. Dans le Greenwich Village des années 1920, la cohabitation tourmentée d'un écrivain, de sa femme et de la maîtresse de celle-ci plonge un à un les personnages dans la folie.

Autre roman de la collection Belfond [Vintage] (le 5e) à rejoindre ma PAL et qui vient compléter cette collection que j'aime beaucoup.
J'ai ainsi tous les livres de la collection dans mes bibliothèques. Il ne me reste plus qu'à lire ceux que je n'ai pas encore lu.

(Acheté sur Amazon)

16/06


A chance encounter in the dark leads eighteen-year-old Daniel and the girl who stumbles across him to profess their love for each other. But this love has conditions: they agree it will only last one hour and it will only be make-believe.

When their hour is up and the girl rushes off like Cinderella, Daniel tries to convince himself that what happened between them only seemed perfect because they were pretending it was perfect. Moments like that with girls like her don’t happen outside of fairytales.

One year and one bad relationship later, his disbelief in insta-love is stripped away the day he meets Six: a girl with a strange name and an even stranger personality. But Daniel soon realizes that fairytales don’t exist, and unfortunately for Daniel, finding Cinderella doesn’t guarantee their happily ever after…it only further threatens it.


Depuis déjà quelques années, je regarde les séries et les films en VO (et principalement anglais et américains). Je suis donc habitué à entendre cette langue dont j'aime la sonorité.
Cela fait un moment maintenant que j'ai envie de m'essayer à la lecture VO.
Cette envie est venu en voyant certaines bloggeuses ou booktubeuses nous parler de leur lectures VO. Même si mon anglais niveau lycée est très loin, je pense me débrouiller pour comprendre ce que je lis (il m'arrive de lire certains articles en anglais sur des sites ou des blogs et de comprendre l'essentiel de ce que je lis).
Sauf que je n'avais jamais sauté le pas d'acheter des livres VO. (J'avais récupéré quelques romans VO quand je travaillais en bibliothèque universitaire. Ces romans allaient partir au pilon donc autant les récupérer, sauf que je ne me sentais pas capable de  les lire, ces romans étant des classiques comme "Robinson Crusoé" de Defoe ou "1984", d'Orwell. (Il y aurait peut être "Animal Farm" qui se trouvait dans le lot que je pourrais lire, l'ayant étudié, en anglais quand j'étais en 1ere L, il y a de cela...quelques années).

C'est en voyant les vidéos de CeRes et de Justine (du blog Fairy Neverland) qui nous donnaient quelques conseils pour pouvoir débuter la lectures VO que j'ai sauté le pas, et ai fait un saut dans le vide.
En passant la commande d'un roman de Collen Hoover dont CeRes parlait dans sa vidéo (et dont je vous parlerai plus bas), j'ai vu que cette novella "Finding Cindirella" était disponible gratuitement. Aussitôt, elle s'est retrouvée téléchargée sur ma Kobo. Une petite romance qui m'a l'air sympathique  et courte (une centaine de pages) qui sera peut être un bon commencement pour débuter dans la VO.

("Achat" sur le site Kobo by Fnac)

23/06

At twenty-two years old, aspiring musician Sydney Blake has a great life: She’s in college, working a steady job, in love with her wonderful boyfriend, Hunter, and rooming with her good friend, Tori. But everything changes when she discovers Hunter cheating on her with Tori—and she is left trying to decide what to do next.

Sydney becomes captivated by her mysterious neighbor, Ridge Lawson. She can’t take her eyes off him or stop listening to the daily guitar playing he does out on his balcony. She can feel the harmony and vibrations in his music. And there’s something about Sydney that Ridge can’t ignore, either: He seems to have finally found his muse. When their inevitable encounter happens, they soon find themselves needing each other in more ways than one…


Voilà le roman sont CeRes parlait dans sa vidéo et qui m'avait tapé dans l'oeil. Penser donc une romance qui parle de musique, cela ne pouvait que me plaire.
Avant de me lancer dans l'achat de ce livre, j'ai tout de même lu l'extrait qui était disponible sur Amazon. J'ai compris l'essentiel de ce que je lisais. Je me suis donc dis que je pouvais tenter le coup.
 (Acheté d'occasion sur Amazon)

28/06

So begins the latest whirlwind romance from the bestselling authors ofNick & Norah’s Infinite Playlist. Lily has left a red notebook full of challenges on a favorite bookstore shelf, waiting for just the right guy to come along and accept its dares. But is Dash that right guy? Or are Dash and Lily only destined to trade dares, dreams, and desires in the notebook they pass back and forth at locations across New York? Could their in-person selves possibly connect as well as their notebook versions? Or will they be a comic mismatch of disastrous proportions?

Roman recommandé par Justine de "Fairy Neverland", j'ai de suite été emballé par celui ci. Déjà pour l'un des auteurs que je veux découvrir depuis longtemps (David Levitan), pour la période (Noël) et pour les lieux (une librairie et New York). je ne pouvais que craquer. Une lecture idéale pour l'hiver prochain (peut être!)

(Acheté sur le site de "Book Depository")


Ce mois ci, j'ai aussi acheté quelques DVDs (comme en ce moment, je regarde beaucoup de films et que ma PAV baisse un peu, je me suis laissé tenter par l'offre de la Fnac (5 DVDs pour 30€).



Ce film me tente depuis que j'ai vu la bande annonce, à sa sortie. J'aime beaucoup Valérie Lemercier et Jérémie Elkaim a un charme fou qui me fait craquer. Puis, le pitch m'intrigue donc à voir.

(acheté sur Amazon)







Hier, lors de mon passage à la Fnac, j'ai profité de leur promotion "5 DVDs pour 30€. Ce ne fut pas une mince affaire de choisir parmi les nombreux titres proposés. Beaucoup me faisait envie. Pour vous dire, j'ai tout d'abord choisi 10 DVDs. Les DVDs en main, il m'a fallu au moins 5 minutes pour arrêter mon choix sur ces 5 films là (et reposer  les 5 autres sur les présentoirs).



Un film de science fiction qui m'intrigue beaucoup et avec l'un de mes acteurs préférés (Joseph Gordon Levitt).











Un film français (pour changer) dont j'entend beaucoup de bien. Bon, je ne suis pas très fan de Bruel mais il y a Guillaume de Tonquédec et Valérie Benguigui (que j'adore).









Un film qui me tente également depuis que j'ai vu la bande annonce. De plus, c'est français. je ne regarde pas assez de film française. Voilà pourquoi j'ai choisi ce film là.








Lors de sa sortie, je n'arrêtais pas de voir l'affiche de ce film dès que je voulais ouvrir ma boite mail. Intrigué, j'ai regardé la bande annonce qui m'a tapé dans l'oeil. Voilà pourquoi, quand j'ai vu le DVD faire partie de la promo de la Fnac, j'ai sauté sur l'occasion. (Puisque je n'ai pas pu le voir au ciné, le film n'ayant été diffusé dans aucun ciné de ma ville. (ou alors il n'est resté qu'une semaine et je suis passé à côté).






Un film de science fiction mixé d'une romance, avec l'un de mes acteurs chouchou (Jim Sturgess): cela ne pouvait que m'intriguer. De plus, il vient compléter ma "collection" des films de Jim Sturgess. Il ne me reste plus qu'à le voir maintenant.








Voilà pour mes achats du mois de Juin.
Au mois prochain pour les nouveaux arrivés dans ma PAL.



vendredi 27 juin 2014

Alfred Hitchcock #6: La main au collet (1954)


Synopsis: John Robie, cambrioleur assagi, goûte une retraite dorée sur la côte d'Azur. Le paysage s'assombrit lorsqu'un voleur, utilisant ses méthodes, le désigne tout naturellement comme le suspect n°1. (Source: Allociné)

Dernier film de Grace Kelly tourné pour Hitchcock (pourtant pressentie pour tourner dans Pas de printemps pour Marnie , cette collaboration ne se fera pas, Grace Kelly, nouvellement femme du prince Rainier et donc nouvelle princesse de Monaco, abandonne le cinéma pour se consacrer à sa famille), La main au collet à ce côté français qui m'a complètement charmé, cette fois ci. (Mon premier visionnage de ce film, vu sur France 3, il y a quelques années, ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable. En fait, je n'y avaits pas tout compris ou bien n'étais je pas dans de bonnes conditions pour le voir). En fait, je pense que ce qui a fait la différence, c'est de l'avoir revu en VOST : j'ai ainsi pu remarqué que beaucoup de dialogues étaient en français dans le texte (Collette Aubert et Charles Vanier, actrice et acteurs français sont d'ailleurs au générique), même Cary Grant prononce quelques phrases en français (certaines sont d'ailleurs incompréhensibles, mais bon, ce n'est qu'un petit détail).
L'humour qui se dégage de ce film m'a énormément plu, les sous entendus « sexuels », la fameuse scène du feu d'artifice, monté de telle manière (en alternant les images du feu d'artifice et des acteurs dans la chambre) pour faire comprendre que les personnages vivent une nuit d'amour enflammée sans la montrer (afin d'éviter la censure, très en vigueur à l'époque).
L'intrigue, que j’avais trouvé compliquée la première fois et qui m'avait perdue à la fin et fait complètement décrochée, à été limpide cette fois ci. En même temps, l'intrigue du vol des bijoux n'est pas celle qui prévaut ; ce qui m'a intéressé cette fois ci, c'est le jeu de séduction entre Grace Kelly et Cary Grant. D'une certaine manière, elle lui « vole » son cœur, lui le voleur de bijoux, que tout le monde croit coupable.
Les scènes extérieures montrant la Côte d'Azur sont d'une pure beauté et donne un charme particulier au film : il se dégage un petit air de vacances dans ce film, et surtout on rit, entre deux scènes plus intense en suspense.

Une dernière scène du film m'a marquée : celle de la course poursuite sur les routes de la Riviera, où l'on voit Grace Kelly appuyer sur le champignon pour semer les policiers, et qui va prendre ses virages très étroitement. Dire que cette scène mythique se reproduira sur la même route, des années plus tard, sauf que ce ne sera pas du cinéma et Grace Kelly y laissera la vie. En revoyant cette scène je n'ai pas cessé de penser à ce fameux jour de septembre 1982. Le destin est parfois ironique et cruel.

Au final, j'ai encore passé un agréable moment devant un Hitchcock. Plus je découvre les films de ce maître du cinéma, plus je les apprécie. Pourvu que ça dure !




mercredi 25 juin 2014

La Discothèque du 20e siècle #63

En 1998, Johnny Hallyday mettait le feu au Stade de France et sur les ondes.

Johnny Hallyday: Allumer le feu (1998)

Allumer le feu by Johnny Hallyday on Grooveshark

Chanson phare de l'album Ce que je sais, brillamment concocté par Pascal Obispo en 1998, Allumer le feu, où l'on reconnait aussi la patte de Zazie, est devenue l'un des grands chevaux de bataille sur scène de Johnny Hallyday. C'est avec cette chanson, en effet, qu'il a enflammé le Stade de France, au point que l'album live a pour titre Johnny allume le feu (1998). C'est encore avec cette chanson qu'il a signé l'un des moments les plus fort de son concert du Parc des Princes en juin 2003. Toute la hargne rock'n'roll et tout le charisme de Johnny s'y trouvent en résumé. (Source: Fascicule "L'encyclopédie de la chanson française n°1", Universal Collections)

Bonne écoute!

La demoiselle du mas du roule

4e de couverture: A l'aube du XIXe siècle, Henri-Louis Leroux se heurte au refus de son fils Charles de reprendre l'étude notariale familiale située entre Limousin et Périgord. Attiré par la vie parisienne, le jeune Leroux n'en fait qu'à sa tête. De dépit, le notaire contraint sa fille Méline à épouser le fils du médecin du village. La jeune femme se soumet, même si son coeur palpite pour le ténébreux Adrien, dont le départ pour les Indes est un déchirement. Mais Méline n'a pas encore dit son dernier mot, bien décidée à trouver le bonheur. Entre 1885 et les années 20, dans le bouleversement des moeurs et les troubles de la Grande guerre, la jeune génération tente de conquérir, malgré les secrets de famille, sa liberté.

La demoiselle du mas du roule est un roman charmant qui a ouvert la porte de mes souvenirs d'adolescents. En effet, il fait partie de ce genre littéraire (les romans régionaux) dont ma grand-mère était friande et dont je me délectais étant ado. Les chemins des étoiles ( Christian Signol) et autres Nuit des Hulottes ( Gilbert Bordes), en passant par Des grives aux loups ( Claude Michelet). Voici les livres qui ont bercé mon adolescence. 
La demoiselle du mas du roule s'inscrit dans cette littérature bien ancrée dans la terre, qui nous raconte le destin d'une jeune fille dans le Périgord de la fin du XIXe siècle. Avec elle, c'est plus de 30 ans de vie qui se déroule devant les yeux du lecteur. 
L'écriture de Corinne Javelaud est douce, simple, ce qui donne un charme particulier au roman, et qui fait que je me suis laissé bercer par cette plume. J'ai aimé retrouvé dans un roman le Limousin et le Périgord, vivant, dans une région proche (le Poitou-Charentes), j'ai traversé ces régions assez souvent. 
Dans ce roman, ce qui m'a marqué, c'est qu'il ne se passe pas grand chose, mais il se dégage une lenteur bienfaisante qui nous apaise: les saisons passent doucement, je me suis promené dans ce petit village au rythme des saisons en suivant le destin doux et tranquille de Méline. 
Malgré ce charme et ces doux moments, j'ai trouvé en revanche qu'on passait trop vite sur les événements (plus de 30 ans de vie raconté en 300 pages, c'était inévitable de passer rapidement sur les années): on termine le XIXe siècle en passant à la guerre de 14-18 (une partie importante tout de même vers le milieu du roman et bien décrite par l'auteur: même si on ne se trouve pas sur le front, on ressent l'angoisse des habitants du village ayant un enfant, un père, ou un mari au Front), pour finir précipitamment dans les années 20. (J'ai été étonné qu'on aborde ces années 20 avec la fille de Méline, Laurette, sur les 15 dernières pages, évoquant juste les choses. Cela donne un goût d'inachevé: j'aurai voulu en savoir un peu plus sur le destin parisien de Laurette dans le monde de la mode). 

En fait, voilà le principal souci de ce roman: les intrigues sont évoquées et pour certaines survolées, ce qui fait que le lecteur que je suis s'est senti frustré. Puis, cela ne donne pas de corps aux personnages pour lesquels je n'ai pas ressenti grand chose: par exemple, l'amour de Méline pour Adrien sonne "faux" aux yeux du lecteur car simplement évoqué et surtout auquel on ne  croit pas.(a priori, le mariage arrangé entre Méline et Gabriel qui laisse place à un bel amour sonne plus vrai que la "passion" entre Méline et Adrien).  Il aurait fallu que le livre soit plus fourni en nombre de pages pour laisser le temps aux intrigues et aux personnages de se développer.

Au final, un joli roman régional qui m'a fait passer d'agréables instants de lectures sur le moment mais qui ne restera pas longtemps en mémoire, à cause d'intrigues survolées et de personnages pas développé en profondeur et auquel on ne s'attache pas. C'est dommage car il aurait pu être un bon roman d'été sans ces petits soucis. 

Merci à Eric et aux Editions City pour cette découverte. 

Corinne Javelaud: La demoiselle du mas du Roule, Editions City, 299 pages, 2014


dimanche 22 juin 2014

Slow Qui Tue #197: I'm not in love

le slow qui tue de la semaine n'est pas amoureux.

10CC: I'm not in love


Bonne écoute!


vendredi 20 juin 2014

A la claire rivière

4e de couverture: Après L'Héritage et Pressentiments, la nouvelle star des lettres anglaises nous livre une fresque à la puissance émotionnelle exceptionnelle, doublée d'un suspense psychologique intense sur le poids des non-dits, l'obsession amoureuse et la trahison.

Alors que son couple se délite et que sa galerie d'art est menacée de faillite, Zach Gilchrist, la quarantaine, décide de reprendre un de ses vieux rêves : écrire la biographie du célèbre peintre Charles Aubrey, dont sa grand-mère fut un temps le modèle.
Direction Blacknowle, village accroché à une falaise du Dorset, où le peintre était venu passer quelques étés en famille. Mais l'ambiance est pesante dans cette petite bourgade fouettée par les vents, et personne ne semble vouloir répondre aux questions du jeune galeriste...

Que s'est-il passé à Blacknowle en 1938 ? Qui est Mitzy, cette vieille femme recluse, un tantinet sorcière, qui prétend avoir été la muse d'Aubrey, et bien plus ? Et d'où proviennent ces toiles du maître, jusqu'à présent inconnues ?

Au fil de ses rencontres, Zach va peu à peu mettre à jour de troublants secrets. Des secrets si lourds que les conséquences en résonnent encore aujourd'hui...


Un petit séjour dans la campagne anglaise, ça vous dis? 
C'est ce que vous propose Katherine Webb avec son 3e roman, A la claire rivière. Un roman rempli de passion (pour l'amour de l'art, mais aussi l'amour tout court), de secrets, de fantômes. Un roman dans la plus pure tradition anglaise. 
Je ne sais pas si Katherine Webb est coutumière du fait, puisque je la découvre avec ce roman, mais j'ai trouvé qu'elle avait clairement compris les codes des intrigues à l'anglaise et qu'elle les a retranscrit dans son roman, avec un certain talent. 
J'ai de suite été happé par cette histoire: Zach décide de reprendre l'écriture de son livre sur Charles Aubrey et pour cela va partir à Blacknowle pour découvrir les secrets que la disparition d'Aubrey, peintre anglais, ayant vécu dans ce petit village côtier, à engendré.  
Malgré ce que peut dire le résumé, Zach n'est pas,  pour moi,  le vrai héros du roman: il n'est qu'un faire valoir pour mettre en avant, le personnage emblématique du livre: Dimity, alias Mitzy, cette vieille femme qui se dit avoir été la muse d'Aubrey dans les années 30 et bien plus encore. Katherine Webb va dérouler par de longs flashbacks, la vie de Mitzy. Ce qui me l'a fait aimer. Oui, j'ai aimé Mitzy, j'ai été touché par elle, par sa solitude, sa détresse, son amour passionnel pour Aubrey, sa folie. Voilà un très tendre et cruel destin que celui de Dimity. Sa personnalité est tellement forte qu'elle phagocyte les autres personnages; (D'ailleurs, j'ai moins été emballé par l'intrigue qui se déroulait de nos jours  et l'histoire d'amour entre Zach et Hanna. Tout ce qui m'intéressait dans le roman, c'était la vie de Dimity et les secrets que l'auteur dévoilait sur elle, tout au long du roman. Heureusement pour moi, cette partie là est la plus importante. 
Il y a un côté "fantastique" dans le roman qui n'est pas désagréable car il se marie bien avec l'ambiance anglaise et surtout trouve une explication rationnelle à ses apparitions fantomatiques, dans la folie de Mitzy. 

Pourtant, ce roman ne sera pas un coup de coeur, malgré que Mitzy m'ait fait vibrer le coeur. J'ai senti un flottement au milieu du roman qui m'a fait ralentir ma lecture: tous les passages au Maroc, même s'ils ont une importance capitale pour la suite du roman, m'ont lassé, car ils rompaient l'ambiance mystérieuse de cette campagne anglaise dans laquelle je me sentais si bien. Au contraire de Dimity, je n'ai pas été heureux de quitter Blacknowle. 
Heureusement la fin du roman a relancé l'intérêt, avec son lot incessant de révélations (il y en a tellement que ça en donne le tournis), qui ne nous fait lâcher le roman qu'à la toute dernière ligne. 
La fin justement (que je vous tairais pour ne pas gâcher le suspense) est d'une telle poésie qu'elle m'a donné des frissons. Dire au revoir à Dimity fut très difficile. Cette chère sauvageonne va me manquer. 

Au final, un bon roman, d'une jeune auteure anglaise dont je ne connaissais pas la plume, qui s'inscrit dans la plus pure tradition des romans anglais avec ce côté mystérieux et "magique" qui font leur charme. Un roman idéal pour n'importe quel moment de l'année (il ferai une très bonne lecture estivale par exemple) et qui m'a fait connaitre un très beau personnage de femme, que je n'oublierai pas de sitôt. 

Merci à Brigitte et aux Editions Belfond pour ce mystérieux voyage dans la campagne anglaise. 

Katherine Webb: A la claire rivière (A Half Forgotten Song), Belfond, 432 pages, 2014


mercredi 18 juin 2014

La Box de Pandore #4 (Juin 2014)


fait son retour pour la 4e fois sur le blog.

Si vous voulez vous abonner et avoir plus d'info, allez sur le site de La Box de Pandore. Je le rappelle, c'est une box livresque axée sur la jeunesse (mais qui ne concerne pas que les enfants). La Box est à 18€ (plus les frais de port, selon les pays: 4.90€ pour la France).
Petites nouveautés: la Box est livrable partout dans le monde. Depuis peu, on peut aussi s'abonner (ou offrir) à la Box pour 3 mois (54€).

Après ces petits infos pratiques, passons à la Box du Mois de Juin que j'ai reçu.


(Le papier crépon jaune fait son retour dans ma Box. Cela met du soleil dans la maison).
Que m'a réservé l'équipe de la Box de Pandore ce mois ci?
 
 
Oh le joli ruban rose!
 

 
 

Côté Goodies:
 
-de l'encens, qui embaumait tout le colis. Ce qui fut un petit soucis pour moi qui ne supporte pas l'odeur de l'encens (quel que soit le parfum. Mais bon, je saurai à qui en faire profiter. Donc, ce n'est pas perdu.
-un petit porte-monnaie "Totoro", trop choupi et tout doux que j'adore!
-Du thé (lipton yellow, thé vert nature, et un thé noir aux fruits rouges)
-un sachet d'Oreo (déjà englouti tellement c'est bon!)
-le petit marque-page à l'effigie de Pandore (et qui s'est invité parmi les goodies) avec cette phrase de Philip Hamerton "L'art de lire consiste à savoir sauter les pages".
 
 
Avant de parler des livres, voici les autres marque page et carte postale.
-une carte postale Box de Pandore à carreau bleu.
-un marque page à l'effigie de la Box, comme on en a à chaque fois, mais avec cette fois ci, une nouvelle citation "Les plus grands secrets se trouvent toujours aux endroits les plus inattendus", tiré de Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. (j'aime cette idée de citation sur des marques pages. Cela leur donne un petit cachet supplémentaire.
 
Maintenant, les livres!
 
Le mois dernier, j'avais demandé de ne plus recevoir de BD (je n'en lis pas énormément et je préfère les choisir moi-même étant très sensible au dessin (une BD peut être très bien, si les dessins ne me plaisent pas, je ne la lirai pas).
L'équipe a pris mon souhait en compte.
J'ai donc reçu trois romans très différents:
 
Contre-courants: Richard Couaillet (Editions Actes Sud junior): 11, 20€:
 
Qu'est-ce que ça veut dire être un ado solitaire à la campagne, avec un con de frère aîné qui vous pourrit la vie ? Avoir dix-sept ans et croiser dans la rue une belle inconnue qui paraît tenir votre vie dans son regard. Pour tenter de donner du sens à tout cela, Jérôme, amoureux des mots, choisit d'écrire un journal, à contre-courant du monde qu'il observe. Au péril aussi d'une certaine raison...
 
Un petit roman que j'avais repéré en librairie lors d'une de mes flâneries un jour. J'ai souvent été attiré par ces éditions (j'ai Blog de Jean-Philippe Blondel de ces édtions là). J'ai vraiment hâte de savoir ce livre.
 
Les Bertignac Tome 1 (L'homme à l'œil de diamant): Paul Eyghar (Editions Hugo & Cie): 16.99€:
 
Quand le petit coucou de Tarko Bertignac et de sa demi-sœur Lou, pris au cœur d'une tempête tropicale, doit se poser en catastrophe en plein Amazonie, il ne s'imagine pas... ...être poursuivi par des dinosaures sortis d'un autre âge, ...être sauvé par Toulouse, un aventurier, et son guide indien le géant Mato Grosso, ...rencontrer les indiens "murmures" qui parlent sans parler, ...être accueilli par la tribu des "semi-ombres", qui se cachent dans l'ombre des choses, ...découvrir le plus grand gisement de diamants du monde...et le détruire, ...être totemisé au sang de crapeau bleu et devenir apprenti shaman, ...pénétrer dans la prison auto-gérée de chocabamba, la seule où les gardiens...empêchent de rentrer, ...voler au sommet des Andes sur le dos du Dieu Condor Atu Puntur, ...Bavarder avec Pika Tinka, une petite momie vieille de cinq cent ans, ...être nommé Soto Commandante Cinco de l'Armée Révolutionnaire des Andes, ...et surtout, défi er le terrible secret de l'Homme à l'œil de Diamant !!!


 
Un roman d'aventures qui a l'air sensationnel et drôle. Je l'avais repéré dans la Box qu'avait reçu Kevin du blog Palace of book, le mois dernier et il m'avait beaucoup intrigué. je suis ravi qu'il ai rejoint ma PAL. De plus il m'a l'air idéal pour la saison estivale qui pointe le bout de son nez.

Au bord de la ville: Roland Fuentes (Editions Syros): 15.90€:

Sylvère et les siens vivent sur un terrain vague où se sont établis leurs ancêtres, au bord de la ville dont la masse indistincte, déployée derrière un rempart de hautes tours blanches, les inquiète et les fascine à la fois. Les habitants des cabanes entretiennent auprès de leurs enfants une méfiance viscérale vis-à-vis de celle qu’ils surnomment la Dévoreuse. « Termine ton assiette ou je te jette à la ville », ont ainsi coutume de dire les parents. Un jour pourtant, Podagre, le meilleur ami de Sylvère, le plus chétif aussi de ces gamins grandis au milieu des ronces, prend sans prévenir la direction des barres de béton blanc et part sans se retourner…



Voilà le livre qui m'intrigue le plus, ce mois ci. C'est un livre que je ne connaissais pas du tout, mais son résumé m'a tapé dans l'œil de suite. Un roman d'aventure, une "utopie" politique" comme le dit la 4e de couverture", qui ne me laisse pas indifférent.

Une nouvelle fois l'équipe de la La Box de Pandore a tapé dans le mille. Je suis ravi des livres reçus et les petites attentions, comme les gourmandises, le petit porte monnaie, font plaisir.
Je voulais encore une fois féliciter l'équipe pour leur sérieux, leur écoute et le soin qu'ils apportent à la Box. J'ai toujours le sourire quand j'ouvre la Box.

De plus, grâce à eux, je suis en train de me constituer une petite PAL de romans jeunesses, qui seront de belles découvertes, j'en suis certain. (J'ai déjà découvert New York au cœur qui fut un joli petit roman d'amour, qui m'avait fait chaud au cœur et qui m'avait emmené une nouvelle fois dans la Grosse pomme). Maintenant, il ne me reste plus qu'à lire.!

La Box de Pandore: une Box qui plaira à tous, de 0 à 99 ans , car, tout le monde garde au fond de soi une âme d'enfant.

 


La Discothèque du 20e siècle #62

En 1997, Era revisitait le Moyen Âge de fort belle manière.

Era: Ameno (1997)

Ameno by Era on Grooveshark

Membre de Shakin'Street, Eric Levi change radicalement de style en écrivant la bande originale des Visiteurs en 1992. Polyphonies du Moyen Age, chœurs dans la tradition de Carl Orff et synthétiseurs, tels sont les 3 éléments qui permettent au compositeur, devenu Era, de signer avec Ameno, un fantastique succès. Enregistré pour partie dans les mythiques studios d'Abbey Road à Londres, Ameno va se vendre à 2 millions d'exemplaires à l'étranger. En France, le single vaudra à son créateur une Victoire de la musique en 1999. (Source: Fascicule " Au Cœur des Slows n°13", Universal Collections)

Bonne écoute!

dimanche 15 juin 2014

Kestavu au ciné cette semaine? #15 ( du 1er au 15 juin 2014)

Comme je suis toujours dans une période intense de visionnage de films, voici les films que j'ai vu ces 15 premiers jours du mois de juin.

Voici le petit rendez-vous cinéma où je parle des films vu en DVD (principalement), à la télé (très rarement) où au ciné (encore plus rarement) cette première quinzaine de juin. 

41/Vu le 4 juin 2014


Film de Georges Lucas: avec Richard Dreyfus, Ron Howard, Paul Le Mat, Charles Martin Smith... (1974)


L'un des premiers films de Georges Lucas, (avant que celui ci ne s'enferme dans la saga « Star Wars » pour ne plus  faire grand chose  d'autre), « American Graffiti » est le film de toute une génération.
Pourtant, il ne se passe pas grand chose dans ce film, qui se déroule en une nuit (celle avant le départ des garçons à l'Université), la réalisation est basique (et se déroule essentiellement dans des voitures) et les intrigues ne m'ont pas toutes plus.
Mais, je ne sais pas, j'aime l'ambiance de ce film : l'insouciance qui se dégage des personnages, les premières amours, les fêtes, les courses de voitures (en voyant cette scène de courses, à la fin du film, je n'ai pu m'empêcher de repenser au drame qui s'est déroulé au Cap d'Agde, il y a quelques semaines) : l'ambiance sixties du film est un pur bonheur.
Mais surtout, c'est la BO qui retient mon attention. Entendre tous ces tubes fifties/sixties, de « Runaway » à « Only You » me comble de joie.
Voilà un film simple, mais qui me plait pour son côté sixties (petite mention à Richard Dreyfuss tout de même, qui interprète un Curt plein de malice et de charme : c'est d'ailleurs son intrigue que j'ai préférée (la scène de la voiture de police m'a faire rire aux éclats)), sa BO et son insouciance. Un film qui devrait plaire à tous les fans de l'Amérique des années 60 : où quand l'insouciance et l'innocence n'avaient pas encore été gâché par la guerre du Vietnam qui se profilait.

Un petit « chef d'oeuvre », tout simplement. 


42/Vu le 5 juin 2014

Film de Michael Winterbotton: avec Colin Firth, Hope Davis, Catherine Keener, Willa Holland... (2009)

Avec son titre qui fleurait bon l'Italie et la Dolce Vita (malgré un sujet grave qu'est la perte d'un être cher), ce film avait tout pour me plaire. Surtout avec Colin Firth, qui est un acteur que j'apprécie beaucoup, et qui a été déterminant pour que je le regarde.
Malheureusement, ce fut 1h30 d'ennui le plus total. (Heureusement qu'il n'est pas long, car à ce régime là, je pense que je n'aurai pas supporter une demi heure de plus.)
Ce film est d'un barbant, il ne se passe rien de transcendant, les jeunes actrices, qui interprètent les filles de Joe  (Colin Firth), sont insupportables ; l'apparition du fantôme de la mère à sa fille cadette (qui se sent responsable de la mort de celle ci) verse le film dans un côté « fantastique » qui ne m'a pas plu.
Même Colin Firth a l'air de s'ennuyer ferme, se demandant ce qu'il faisait en Italie pour tourner ce film.
Malgré les beaux paysages de Gênes, qui se présentent au spectateur, les scènes en scooter (qui rappelle un peu la « Dolce Vita »), je n'ai adhéré à aucun moment du film. Généralement, le deuil, et la peine des enfants ayant perdu un parent, me fait toujours verser quelques larmes. Ici, je n'ai rien ressenti.
Un film que j'aurai pu m'abstenir de regarder. Je ne veux pas dire que j'ai perdu 1h30...mais c'est un peu ça tout de même. Mauvaise pioche. 


43/Vu le 8 juin 2014

Film de Tim Burton: avec Ewan McGregor, Albert Finney, Jessica Lange, Alison Lohman... (2004)

« Un homme raconte si souvent ses histoires qu'il ne fait plus qu'un avec ses histoires. Elles lui survivent et ainsi, il devient immortel ».
Cette phrase, tiré du film,  résume a elle seule, le merveilleux film de Tim Burton.
« Big Fish » est l'un des films les plus beaux qu'il m'ait été donné de voir. On retrouve l'univers propre à Burton, son imaginaire poétique et complètement farfelu. Mais il se dégage une nostalgie dans ce film qui fait du bien.
Un film Burtonnien est un film qui oscille souvent entre le rêve et la réalité. « Big Fish » est aussi le plus beau film qui le représente. Edward, le héros du film, a toujours embelli les souvenirs de sa vie, si bien que son fils ne sait pas très bien ce qui relève de la fiction ou de la réalité. C'est alors, un bon moyen pour le spectateur de se laisser bercer par ces histoires.
En regardant ce film, je me suis fais l'effet d'un petit garçon, qui le soir, dans son lit, attend que son papa vienne lui raconter une histoire avant de s'endormir.
J'ai énormément aimé ce film, que j'ai trouvé poétique, émouvant (au point d'avoir quelques petites larmes à la fin, même si ce n'était pas totalement triste).
J'ai trouvé qu'Ewann McGregor (qui interprète Edward jeune) se fondait très bien dans l'univers de Burton. Il campe un Edward à la fois espiègle, frondeur, romantique, joyeux, triste. Il nous montre encore une fois, une palette nombreuses d'expressions et toute l'étendue de son talent d'acteur.
Albert Finney (qui interprète donc le Edward d'aujourd'hui) n'a plus rien à prouver et trouve le ton juste pour interpréter ce bonhomme, sur la fin de sa vie, avec bonhomie mais aussi une certaine pudeur. J'ai trouvé très touchant le couple qu'il forme avec Jessica Lange (une actrice superbe qui m'a encore une fois bluffé. Une grande actrice). La scène dans la salle de bain est l'une, sinon LA scène la plus émouvante du film. Il y a une telle complicité et un tel amour qui transparaît...Mais également une telle tristesse également  car elle sait très bien qu'il va bientôt la quitter. C'est une scène simple mais tellement remplie d'émotion qu'elle en devient parfaite.
Ces deux acteurs sont tellement bons et charismatiques qu'ils éclipsent un peu Billy Curdup (le fils d'Edward) et Marion Cotillard (la femme de celui ci), qui en deviennent pratiquement transparent.
Vous l'aurez compris : j'ai aimé ce film. Il devient même, mon film préféré de Tim Burton à ce jour. Je pense qu'il sera difficile de faire mieux. Un très beau moment de poésie. 


44/Vu le 12 juin 2014

Film d'Alfred Hitchcock: avec Teresa Wright, MacDonald Carey, Joespeh Cotten, Henry Travers... (1942)

Un film d'Hitchcock qui restera probablement dans la liste de mes préférés. 
pour mon avis détaillé sur ce film, suivez le lien :L'ombre d'un doute . 









45/Vu le 13 juin 2014


Film de Mike Nichols: avec Anne Bancroft, Dustin Hoffman, Katharine Ross, William Daniels... (1967)


Film de Mike Nichols, qui vit Dustin Hoffman accéder à son premier grand rôle au cinéma et dont la bande son signée Simon & Garfunkel est devenu culte. On peut même dire que les chansons « Mrs Robinson » et « The Sound of Silence » sont plus connue aujourd'hui que le film en lui même ; (Je suis même sûr que la jeune génération, qui à probablement déjà entendu l'une des deux chansons ne sait pas qu'elles sont associé au « Lauréat » .
Pour ma part, ce fut la chanson « Mrs Robinson » qui m'amena au film...que je voulais aussi voir pour ma culture ciné personnelle.
Après visionnage, on peut dire que je sors déçu du film. Je l'ai trouvé lent:  il ne se passe pas grand chose, avec des scènes vite expédiée, quelquefois et d'autres scènes surjouées.
 Je trouve que Dustin Hoffman s'en sort pas si mal : il y a de la nonchalance dans son jeu, mais aussi de l'insouciance, de la suffisance aussi. Anne Bancroft est superbe dans ce rôle de femme fatale, séductrice et cougar avant l'heure, qui séduit ce jeune lauréat et va progressivement faire de sa vie un enfer, détruisant la future relation de Benjamin avec sa fille, Elaine.
Oui, sauf qu'entre deux scènes lentes, les événements s’enchaînent un peu trop vite (oui, je sais, c'est encore une contradiction) : la relation amoureuse de Ben et Elaine va vraiment trop vite et on y croit pas une seconde. A la rigueur, la liaison de Mrs Robinson et Ben est beaucoup plus crédible (mais bon on est là face à deux immenses acteurs, donc elle ne peut être que bien interprétée).
Mais le gros bémol du film est sa fin, trop vite expédiée et qui tourne vraiment à la pantomime. J'ai même cru être devant un sketch.
Ce qui m'a sauvé de l'ennui, c'est la musique du film. Paul Simon a fait un travail remarquable et a habillé ce film de manière poétique et magistrale. Entendre « The Sound of Silence », me fait frissonner à chaque fois et cela donne une profondeur aux scènes muettes du film.
Vous l'aurez compris, voilà un film qui ne m'a pas conquis, et je le regrette. On ne peut pas tout aimer...même au cinéma. C'est un rendez-vous manqué, malheureusement.



Voilà pour ce quinzième  rendez-vous du Kestavu au ciné cette semaine?

Et vous, K'avez vous vu au ciné  pendant ces deux semaines?