mardi 13 décembre 2016

La Dame de la Villa Saphir

4e de couverture: 1920, côte Atlantique française. En ce début des Années Folles, Anaïs Gersaud, la jeune veuve qui vient d’hériter de la Villa Saphir, chasse sa mélancolie grâce à James, un séduisant peintre américain. Lorsqu’il visite l'ancien vignoble familial à Cognac, James découvre que la jeune femme est profondément perturbée par les interrogations qui planent autour de son défunt mari. Quels sont ces douloureux secrets qui semblent entacher l’histoire du vignoble et de la famille ? C’est de l’autre côté de l’Atlantique, dans une Amérique en pleine Prohibition que l’héritière va devoir chercher la clé du mystère. Et ce qu’elle va découvrir bouleversera forcément sa vie...

Après avoir découvert la jolie plume de Corinne Javelaud avec son précédent roman, j'ai voulu retenter l'expérience (car, malgré une plume agréable, j'avais trouvé que La demoiselle du Mas du Roule manquait de consistance, par des intrigues trop survolées) avec un autre de ses livres. 

La plume de Corinne Javelaud est toujours aussi plaisante et fluide à lire. J'ai été ravi de la retrouver, d'autant plus dans un roman qui nous parle très bien de la Belle Epoque, de plus dans une région que je connais bien (puisque j'y habite): Le Poitou Charentes. On se promène entre Royan et Cognac (par un petit détour américain), au son du Jazz et du Charleston. 
Surtout, l'auteure a eu la belle idée de ne pas "étaler" son histoire sur des décennies: enfin, disons qu'elle a choisi de raconter son histoire de secrets, par l'intermédiaire de Flashbacks. On parle ainsi de la Guerre, du début du XXe siècle, et des années 20 sans les survoler. Au contraire, l'histoire est ancrée dans cette période (les Années 20) que Corinne Javelaud décrit très bien. 

Bizarrement, c'est le personnage de Maxence, qui m'a le plus intéressé: je l'ai trouvé attentionné, naïf, et serviable: tout le contraire de James, l'artiste peintre, qui s'est installé chez Anaïs: la jeune héritière, qui voudrait comprendre les raisons du suicide de son père, et la faillite du domaine viticole. 

Certes, les secrets qui parsèment le roman ne sont pas nouveaux, mais justement, ils sont très bien amené par l'auteure pour que le lecteur soit  surpris quand ils lui sont révélés. On se dit, "ça ne pouvait être que ça", mais on n'avait pas deviné quand même, tellement on est embarqué. 

Au final, un roman divertissant, que j'ai pris plaisir à lire, avec une intrigue qui tient toutes ses promesses. Je me suis laissé embarquer dans l'époque des années 20 avec plaisir et j'ai aimé retrouver la plume de Corinne Javelaud, toujours aussi douce et plaisante. Un petit roman sans prétention, qui vous racontera une belle histoire et qui vous fera passer un agréable moment. C'est tout ce qu'on demande à un livre et  à un auteur: qu'il nous raconte une belle histoire. 

Merci à Eric et aux Editions City pour ce charmant voyage dans les Années Folles. 

Corinne Javelaud: La Dame de la Villa Saphir, Editions City, 238 pages, 2015


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