vendredi 19 mai 2017

En roue libre

4e de couverture: À presque trente ans, Claire a décidé de donner enfin du sens à sa vie. Étape 1 : démissionner de son poste dans la « communication créative ». Étape 2 : mettre ce temps libre à profit pour se sculpter un corps de déesse, courir les expos, raviver la flamme avec Luke, son amoureux de longue date. Étape 3 : PRO-FI-TER.
Six mois plus tard, le bilan est cata : Claire erre chez elle en pyjama, se vautre dans l'autodépréciation et l'alcool, fouille les réseaux sociaux à la recherche d'indices sur l'infidélité supposée de Luke, commet une gaffe irréparable avec sa mère. Même ses amis les plus solidaires commencent à laisser filtrer un début de ras-le-bol devant son comportement d'ado paresseuse. Claire le sent : la situation lui échappe. 

Freud le disait : « L'amour et le travail... Le travail et l'amour, c'est tout ce qui existe. » Mais quand les deux se font la malle, que faire pour reprendre pied ? À quel saint se vouer pour trouver le secret d'une vie réussie ?

Il m'a fallu un peu de temps pour me décider à écrire ma chronique sur ce livre. Je ne suis pas là pour flinguer les livres car je sais le travail qu'il y a derrière et si c'est pour le faire, autant ne pas en parler. 
Cependant, comme ce blog a été créé pour garder une trace de mes lectures, je ne me voyais pas ne pas  en parler. C'est ainsi que j'ai laissé passer deux jours avant de dire ce que j'en avais penser.  

En roue libre n'est pas en soit un mauvais roman. C'est un roman qui pourra plaire à beaucoup de lectrices qui pourrait se retrouver dans le parcours de Claire; une jeune  femme qui se cherche et qui décide de plaquer son boulot pour trouver le job qui lui conviendrai et qui la passionnera. Elle a un petit ami, interne en chirurgie, des amies, sur qui compter..sauf que sa période de chômage va être un véritable enfer, autant pour elle, que pour ses proches. 

C'est un livre qui sent bon la comédie à la Bridget Jones, mais, j'ai trouvé tout de même que Claire paraissait au fil du roman très gamine, à la limite de l'antipathie, qu'on a envie de secouer et de gifler. Elle parait capricieuse et ses petites gaffes m'ont plus énervé qu'amusé. 

Ce qui m'a en fait, le plus déstabilisé dans ce roman, c'est sa construction: composé  de petites saynètes, avec titre à l'appui, l'histoire est complètement déstructurée, et on a l'impression de lire un livre à sketches, qui n'a aucun lien (et pourtant il y en a puisque l'intrigue se suit tout au long du roman, comme le quiproquo qui arrive à l'enterrement du grand-père de Claire et qui va être le début d'une brouille avec sa mère), ce qui m'a un peu perdu. 

En fait, je pense tout simplement que ce livre n'était peut être pas pour moi: je ne suis pas la cible visé, à la base, mais parfois, comme pour Bridget Jones, cela peu le faire et je peux être séduit.. Là, ça ne la clairement pas fait. 

Au final, un roman contemporain qui pourra plaire à la gent féminine, avec une héroïne un peu gamine capricieuse, mais que les gaffes et les galères pourra séduire certaines. Un livre qui se laisse lire mais qui ne m'a pas plus enthousiasmé. En tout cas, si vous aimez les romans chick litt, tentez l'expérience. Vous pourriez apprécier. 

Lisa Owens: En roue libre, (Not Working), Belfond, 275 pages, 2017

 

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